2ème salon Campus France Tunisie

La France est la première destination des étudiants tunisiens qui souhaitent poursuivre une partie de leur cursus à l’étranger. Ils sont aujourd’hui 15.000 sur le sol français.

C’est donc pour répondre à une demande d’information très forte que l’Institut français de Tunisie (IFT), l’Espace CampusFrance de Tunisie, l’Agence pour l’enseignement français à l’étranger (AEFE) et le ministère tunisien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MESRS) ont organisé le deuxième salon Campus France-Tunisie, les 8 et 9 novembre 2013 au Parc des expositions du Kram.

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Que trouvait-on sur le salon Campus France Tunisie 2013 ?

Ce salon a présenté les principales formations de l’enseignement supérieur français jusqu’au doctorat, mais aussi les nombreuses formations tunisiennes qui permettent d’obtenir un double diplôme tunisien et français ou une co-diplomation tuniso-française. Il s’agit là de parcours mixtes qui proposent aux étudiants une mobilité temporaire en France pendant une partie seulement de leur formation.

Près de 70 stands représentaient une centaine d’établissements français (classes préparatoires dans les lycées, universités, écoles d’ingénieurs et de commerce) et d’établissements d’enseignement supérieur tunisiens proposant des double-diplômes tunisiens et français ou des co-diplomations tuniso-françaises.
L’Union tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA) représentait les employeurs potentiels.

Sur le salon, on pouvait se renseigner sur les procédures à suivre pour étudier en France pendant l’année 2014-2015. Plusieurs conférences ont porté sur les formalités d’inscription et les modalités d’accès aux différentes formations.
Les jeunes visiteurs pouvaient aussi bénéficier d’entretiens personnalisés d’aide à l’orientation.

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La deuxième édition du salon CampusFrance tunisie a attiré plus de 8000 visiteurs venus avec leur vos projets en tête ou pour chercher leur voie. Seuls, en bande ou en famille, ils ont trouvé des informations, des contacts et des conseils personnalisés.


Témoignages sur le vif

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Amina Maâmar, directrice générale adjointe de la coopération internationale au ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique :

« La France est notre partenaire stratégique. Ce n’est pas de la routine, chaque année il y a du nouveau, le programme de travail est large et la communication est bonne. Le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique est heureux de participer à ce salon et souhaite s’investir dans les prochaines éditions. Il encourage en particulier les co-diplômés qui sont aussi attachés à la France qu’à la Tunisie. »

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Ahmed, ingénieur en géo-sciences, souhaite faire une thèse sur les géo-risques. Il s’arrête sur le stand de l’École nationale d’ingénieurs de Bizerte où il a la chance de rencontrer Rodolphe Heyd, chargé de la coordination des contenus des programmes entre les écoles françaises et tunisiennes.

Les questions d’Ahmed portent sur le système de co-tutelle. « Dans la co-tutelle, vous avez deux diplômes, un doctorat tunisien et un doctorat français. c’est vraiment l’idéal mais c’est tout un projet qu’il faut monter. Je vous conseille d’exposer votre idée dans votre Faculté des sciences de Tunis. Il faudra aussi envisager le problème du financement. Parfois, c’est le laboratoire et non l’université qui finance la thèse. »

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Dans le box du Lycée du Parc, très réputé à Lyon, on propose trois filières de classes préparatoires, mais le proviseur adjoint qui a fait le déplacement prévient les jeunes gens : « On va vous recruter sur votre niveau de culture générale ». Saloua, lycéenne en 1ère, est inquiète à cause de ses faiblesses en math. Elle repart avec de bonnes résolutions, après avoir entendu : « Vous serez jugée sur vos trois trimestres de 1ère et deux trimestres de terminale. Si vous avez progressé, cela devrait aller ».

Emmanuel Dupont, qui avait déjà participé au salon 2012, se montre satisfait des résultats : « Je commence à comprendre le système tunisien et à développer des liens avec le lycée pilote de l’Ariana. Des choses peuvent se construire à l’avenir. L’ouverture internationale fait partie de nos objectifs et il y a ici des élèves de très bon niveau, notamment en mathématiques ».

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Un peu plus loin, Wissem est en conversation avec Doreth Rutten, responsable des admissions internationales pour la SKEMA, un groupe d’écoles de commerce qui forme 6500 étudiants chaque année sur ses cinq campus (trois en France, un en Chine et un aux États-Unis).

Wissem possède un diplôme d’ingénieur informatique spécialisé dans le développement de logiciels et il souhaite poursuivre son cursus en France car « pour être autonome dans les entreprises, il faut une formation consistante ». Il prévoit une expérience de quatre ou cinq ans afin de se constituer un carnet d’adresses avant de monter son propre projet. C’est pourquoi il choisit un master en management des équipes informatiques. Doreth pense que ses compétences lui permettront de financer ses études car il s’agit d’une formation en alternance.


Des idées fortes dans les discours d’ouverture

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Allocution d’Anne Gueguen Mohsen, chargée d’affaires de l’ambassade de France

« La France attire parce qu’elle a des atouts : elle offre un enseignement supérieur de qualité, reconnu comme l’un des meilleurs, tout en étant l’un des moins onéreux. »

« Il est important de rappeler que les formations en France se déroulent selon le système international de formation supérieure, le système dit « 3-5-8 », correspondant aux diplômes de Licence, Master, et Doctorat (LMD). »
« Vous pourrez découvrir qu’il existe des formations qui permettent aux étudiants de Master d’obtenir un diplôme français sans avoir à quitter le sol de la Tunisie ! »

« L’ambassade de France apporte un soutien important à ces échanges universitaires : chaque année, nous accordons environ 500 bourses d’études de longue durée et 500 bourses de stages ou d’études de courte durée à des étudiants tunisiens, soit un soutien financier total de plus de 2 millions d’euros. »
« En définitive, avec cette offre de formation diversifiée, en France ou en Tunisie, et à travers ce soutien aux échanges universitaires entre nos deux pays, c’est un véritable "campus France-Tunisie" que nous sommes en train de construire ensemble, pour votre avenir. »

« Je tiens à remercier nos partenaires tunisiens et tout particulièrement le ministère de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, avec qui nous avons élaboré le programme de ce salon. Nos préoccupations sont convergentes : permettre aux jeunes de se former en connaissance de cause, en vue de trouver au bout du compte un emploi correspondant à la fois à leurs compétences et à leurs aspirations. »
« L’employabilité de futurs jeunes diplômés est en effet un enjeu décisif, tant en Tunisie qu’en France, dans une période où l’accélération des transformations économiques et technologiques et la globalisation rendent plus difficile d’anticiper quelles seront les perspectives professionnelles de demain. »

Pour lire l’intégralité du texte prononcé par Mme Anne Guegen Mohsen, cliquez ICI.

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Ci-dessous, allocution de Moncef Ben Salem, ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique

« Nos deux pays ont choisi d’inscrire leurs universités dans l’espace mondial du savoir en s’appuyant notamment sur le processus de Bologne comme outil de gouvernance universitaire, comme réponse adaptée à la mondialisation du savoir et à la quête globale des talents, vecteurs de compétitivité et de développement.
Quoi de plus naturel dans un tel contexte pour la Tunisie et la France, que l’ouverture au monde, la collaboration, la circulation du savoir et de ses femmes et hommes se matérialise en priorité entre partenaires privilégiés de longue date aux liens multiples, solides et en constante évolution. »

« Comme moi-même, il y a quelques années de cela, et comme beaucoup d’autres ici présent, qui avions franchi le cap de la mobilité vers la France, beaucoup de jeunes tunisiens continueront à privilégier la France comme leur première destination universitaire à l’étranger. Le rôle de Campus France est important dans ce cadre, puisque cette plateforme les accompagnera dans toutes les phases de leur projet de mobilité. »

« Notre coopération universitaire et scientifique est exemplaire à bien des égards. Elle est ancienne et solide ; elle est portée par une volonté politique sincère et déterminée ; elle est aussi portée par des milliers de Français et de Tunisiens, étudiants, enseignants, chercheurs et responsables. »

Pour lire l’intégralité du texte prononcé par M. Moncef Ben Salem, cliquez ICI.


Album photo du salon

Cliquez sur l’image pour accéder à l’album phot du salon Campus France Tunisie 2013.

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Dernière modification : 05/11/2014

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