69ème anniversaire du 8 mai 1945

Le 8 mai 1945, à 15h, les cloches de toutes les églises de France sonnent officiellement la fin de la Seconde guerre mondiale tandis que le général de Gaulle l’annonce à la radio. La population laisse éclater sa joie.

Depuis, la journée du 8 mai donne lieu à des cérémonies commémoratives. En 1981, elle a été consacrée jour férié et jour de fête nationale.

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Commémoration en Tunisie

À l’occasion du soixante-neuvième anniversaire de la fin de la Seconde Guerre mondiale, l’ambassade de France a organisé une cérémonie à la mémoire de tous les combattants tombés au champ d’honneur, au cimetière militaire musulman de Tarf Ech Chena, à proximité de Bou Arada dans le gouvernorat de Siliana, le jeudi 8 mai 2014 à 11h.

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Itinéraire conduisant à Tarf Ech Chena

- Départ de Tunis, en direction de Hammamet,
- Sortie El Fahs,
- Suivre la direction de Bou Arada/Gaafour.

Le cimetière se trouve 3 km avant Bou Arada, sur la gauche.
La route est relativement difficile à partir d’El Fahs.

Distance de Tunis : 90 km
Durée de trajet : 1h30 environ


Un mémorial en France, pour les soldats musulmans

Le 18 février 2014, le président de la République François Hollande a inauguré un Mémorial du soldat musulman dans l’enceinte de la Grande Mosquée de Paris. Quelques passages du discours présidentiel :

« Cette année, la France va célébrer deux événements majeurs : le début de la Grande Guerre et le commencement de la Libération de notre pays avec le 70ème anniversaire des Libérations. Dans ces moments cruciaux, dans ces deux moments historiques, des hommes sont venus du monde entier pour nous sauver. Et une grande part de ceux qui sont venus d’Afrique, étaient des musulmans.

C’est cette vérité simple que je suis venu rappeler aujourd’hui pour que personne n’oublie ou pire même, pour que personne n’occulte cette vérité. C’est aux enfants de ceux qui sont venus combattre sur notre sol, un sol où ils n’étaient pas nés, que je tiens à m’adresser aujourd’hui. Pour qu’ils soient fiers de ce qu’on fait leurs parents, leurs grands-parents, pour notre pays, pour la République. »

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« Pour la libération de notre pays par l’armée de Provence, 40% des effectifs étaient des soldats musulmans. Je rappelle qu’en août 1944, l’armée du général de Lattre de Tassigny était composée d’un grand nombre de Français d’Afrique du Nord, de toutes confessions d’ailleurs : juifs, catholiques, musulmans… Au total, plus de 70.000 musulmans et sans doute davantage, participèrent à la libération de la France.

Dix gradés et tirailleurs seront faits compagnons de la Libération par le général de Gaulle. Et l’un, plus illustre que d’autres, fut le Roi Mohammed V. Le général de Gaulle voulait ainsi démontrer, en faisant ces choix, que c’était des hommes venant de partout qui avaient contribué à la libération de notre pays et qui resteraient à jamais des compagnons. »

« Ces hommes n’étaient pas des inconnus, mais ils étaient des anonymes. Non pas que l’on voulait les oublier mais, puisqu’ils n’étaient pas nés en France, sur notre territoire, ils ne pouvaient pas figurer sur les monuments aux morts. Il était temps que nous puissions accomplir cet acte de justice. C’est fait aujourd’hui. Maintenant, les soldats musulmans tombés pour notre pays pourront être connus de tous et surtout de leurs propres enfants ou petits-enfants, qui retrouveront leur parcours, leur combat, leur gloire. »

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« (...) Cet hommage qui s’adresse aux morts est également tourné vers les vivants. C’est un appel au respect : au respect des morts d’hier, ceux qui ont combattus pour nous ; au respect des morts d’aujourd’hui, à travers l’obligation qui nous est faite de permettre dans nos cimetières d’avoir des carrés confessionnels.

Mais c’est aussi un appel au respect des vivants qui nous oblige à lutter farouchement contre les discriminations, les inégalités, pire encore, le racisme, et à être intraitables à l’égard des paroles et des actes anti-musulmans, à la profanation des lieux de cultes. S’en prendre à une mosquée, comme encore la semaine dernière à Blois, ou s’en prendre à une église, à une synagogue à un temple, c’est s’attaquer à l’ensemble de la communauté nationale.

Jamais personne dans notre pays, ne doit pouvoir être menacé, ou pire même agressé, pour ses croyances – pourvu que leur manifestation ne trouble pas l’ordre public. Ce principe est inscrit depuis deux siècles dans notre déclaration des droits de l’Homme. Nous y sommes particulièrement vigilants. »

« C’est au nom de la laïcité qu’est reconnu un Islam de France. Un Islam qui porte un message d’ouverture, de tolérance, de solidarité. Un Islam qui ait ses lieux et ses imams en parfaite harmonie avec les valeurs que nous partageons tous et qui doivent être formés en conséquence, en lien avec nos universités. Un Islam qui ait une représentation, et une place pour dialoguer avec l’État. Un Islam donc parfaitement compatible avec les valeurs de la République. »

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« Le devoir de mémoire honore une Nation. Il permet le rassemblement de tous, il réconcilie les histoires personnelles familiales, parfois tourmentées. Il participe de la reconnaissance du parcours de chacun. Le devoir de mémoire est aussi une contribution, non seulement à ce que notre pays a été, mais à ce qu’il peut être si nous ajoutons à ce devoir de mémoire le devoir de réussite. »

Dernière modification : 17/11/2015

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