Accord pour les transports ferroviaires à Tunis

Le 27 février 2013, la société du Réseau ferroviaire rapide de Tunis (RFR) et le consortium mené par Colas Rail, avec Siemens Tunisie et Somatra Get, ont signé l’accord lançant une nouvelle étape de la réalisation du "Réseau ferroviaire rapide de Tunis" : en 36 mois, ces sociétés doivent mener les études et mettre en placer les infrastructures (rails, alimentation électrique, systèmes de contrôle...).

Le RFR est l’un des premiers grands projets ferroviaires interurbains en Afrique du Nord, le premier en Tunisie depuis 2011. Il bénéficie de financements de l’Agence française de développement (AFD) et de l’Union européenne.

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Pour cette première tranche de travaux, deux lignes sont prévues. Elles partiront de la place de Barcelone, en centre ville. L’une (D) s’étendra sur 12 km pour rejoindre la station de Gobaâ, dans le gouvernorat de la Manouba, tandis que l’autre (E) aura pour destination Bougatfa, près du lac de Sijoumi.


Le RFR : 600.000 passagers potentiels

Lors de la signature de l’accord, en présence de l’ambassadeur François Gouyette, le ministre tunisien du transport Abdelkarim Harouni a expliqué que le RFR comportera à terme cinq lignes, totalisant 86 km de voies ferrées. Objectif : décongestionner la circulation et faciliter les déplacements.

Borj Cedria, Fouchana, la Manouba, Gobaâ, Ezzouhour ou encore Sijoumi : ces nouvelles lignes vont désenclaver plusieurs zones défavorisées du Grand Tunis. Au total, le réseau pourrait absorber 600.000 passagers par jour.

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Entreprises et financements français

Pour la réalisation, le français Colas Rail, en partenariat avec Siemens et Somatra, apporteront son savoir-faire sur l’installation des "systèmes" : électrification, signalisation, logiciels informatiques, livraison et pose des équipements ferroviaires.

L’arrivée en Tunisie de ce grand groupe français est susceptible d’accélérer la montée en gamme du système de transport urbain du grand Tunis : au delà de son expertise dans la pose d’équipements, Colas est reconnue à l’échelle internationale pour sa capacité à mobiliser ses réseaux de formateurs.

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Sur la première tranche de travaux, 305 MDT vont être investis. Un tiers de ce budget est fourni par un prêt octroyé par l’AFD à des conditions particulièrement avantageuses tandis que 56 MDT sont donnés par l’Union européenne. Rappelons que la France est le second contributeur au budget de l’UE.
La France est également disposée à mobiliser des financements pour les phases ultérieures du projet RFR.

Dernière modification : 24/10/2016

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