Reconnaissance d’un État palestinien

Reconnaissance de l’État palestinien

Réponse de Laurent Fabius à une question d’actualité à l’Assemblée nationale
27 novembre 2012

« Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Monsieur le Député,

Vous me posez la question du vote que, jeudi ou vendredi prochain, la France va effectuer à propos de la reconnaissance de l’État palestinien. Ce vote, nous allons le faire à la fois avec cohérence et avec lucidité. Vous savez que depuis des années et des années, la position constante de la France a été de reconnaître l’État palestinien. Cela a été vrai en 1982, avec le discours que François Mitterrand a prononcé à la Knesset. Cela a été vrai l’année dernière, lorsque la France a voté en faveur de la reconnaissance de la Palestine à l’UNESCO. Et c’est vrai, vous l’avez rappelé Monsieur le Député, dans la campagne présidentielle puisque le candidat François Hollande, devenu président de la République, s’était engagé dans le même sens dans l’engagement n°59. C’est la raison pour laquelle je vous réponds directement, jeudi ou vendredi prochain, quand la question sera posée, la France répondra oui, par souci de cohérence.

Mais en même temps, Mesdames et Messieurs les Députés, il faut faire preuve dans cette affaire de beaucoup de lucidité. D’une part, parce que le texte est actuellement en discussion et je me suis entretenu, hier matin, avec le président Mahmoud Abbas. D’autre part parce que, ne cachons pas que le moment où cette question va être proposée est un moment très délicat. C’est vrai, à la fois parce que le cessez-le-feu est extrêmement fragile, parce qu’il y a des élections israéliennes, parce qu’il y a un changement dans la composition de l’Administration américaine.

Et puis, de toutes les façons, c’est seulement par la négociation que nous demandons, sans condition et immédiate entre les deux parties que l’on pourra aboutir à la concrétisation d’un État palestinien.

Si nous sommes à la fois cohérents et lucides, alors, nous travaillerons pour la paix. »

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Aide budgétaire de 10 M€ à l’Autorité palestinienne

Point de presse du porte-parole du Quai d’Orsay
24 septembre 2012

La France a annoncé, hier, le versement prochain d’une aide de 10 millions d’euros au budget de l’Autorité palestinienne. Il s’agit de la deuxième tranche de l’aide budgétaire française à l’Autorité palestinienne au titre de 2012, après les 10 millions d’euros annoncés par le ministre lors de la visite à Paris du président Abbas, en juin dernier.

Cette annonce est intervenue dans le cadre de la réunion à New York du comité de liaison ad hoc, à laquelle participent les principaux donateurs à l’Autorité palestinienne.

La France partage le constat dressé lors de cette réunion par le Fonds monétaire international, la Banque mondiale et les Nations unies, selon lequel l’Autorité palestinienne demeure prête à établir un État fonctionnel, en dépit des difficultés financières actuelles.

La France, qui reste engagée aux côtés des Palestiniens dans la construction des institutions de leur futur État, se joint également aux appels lancés par le comité : une remobilisation urgente des donateurs, notamment les États-Unis et certains pays du Golfe, est plus nécessaire que jamais, de même qu’une action décisive des autorités israéliennes pour lever les restrictions au développement économique viable des Territoires palestiniens, notamment en zone C et à Gaza.

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Aide budgétaire, contribution à l’usine de dessalement de Gaza

Point de presse du porte-parole du Quai d’Orsay
13 mars 2012

Comme le Premier ministre François Fillon l’a annoncé hier à son homologue palestinien Salam Fayyad, en marge du Forum mondial de l’eau à Marseille, la France a décidé de transférer dix millions d’euros d’aide budgétaire à l’Autorité palestinienne. Cette aide vient s’ajouter aux neufs millions d’aide budgétaire récemment versés au Trésor palestinien, via la Banque mondiale, au titre de l’année 2011.

Cette aide est le signe de la confiance accordée à l’Autorité palestinienne dans son remarquable travail de réformes et de transparence, que nous saluons. Les résultats de cette entreprise permettent aujourd’hui d’affirmer que l’Autorité palestinienne est prête à devenir un État fonctionnel et viable.

La France, qui aura versé 105 millions d’euros à l’Autorité palestinienne - pour la seule aide budgétaire - depuis la Conférence internationale des donateurs pour l’État palestinien organisée à Paris en décembre 2007, est fière de soutenir ces efforts.

La France saisit cette occasion pour appeler l’ensemble des donateurs à l’Autorité palestinienne, notamment les États-Unis et les pays du Golfe, à se remobiliser et soutenir davantage l’Autorité palestinienne, à l’heure où celle-ci connaît une situation financière très délicate.

Israël doit également aider l’Autorité palestinienne à augmenter ses recettes propres et diminuer sa dépendance à l’aide extérieure, notamment en mettant en œuvre dès maintenant l’accord conclu l’été dernier pour améliorer la collecte des droits et taxes perçus pour le compte de l’Autorité palestinienne, mais aussi en facilitant de manière déterminée le développement économique, tant en Cisjordanie qu’à Gaza.

Le Premier ministre a également annoncé à M. Salam Fayyad que la France contribuerait à hauteur de dix millions d’euros au projet d’usine de dessalement de Gaza. Ce projet revêt une importance particulière, à la fois parce qu’il permettra d’améliorer significativement la situation des habitants de Gaza, où la question de l’eau est cruciale, et aussi car il s’agit du premier projet labellisé par l’Union pour la Méditerranée.

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Aide budgétaire de 10 M€ à l’Autorité palestinienne

Point de presse du porte-parole du Quai d’Orsay
28 novembre 2011

« Notre consul général à Jérusalem et le Premier ministre palestinien ont signé aujourd’hui une convention d’aide budgétaire, au titre de laquelle la France versera une nouvelle tranche de 10 millions d’euros à l’Autorité palestinienne, portant notre soutien budgétaire en 2011 à 20 millions d’euros.

L’octroi de cette aide, décidé au plus haut niveau de l’État, traduit le
soutien de la France aux réformes menées par l’Autorité palestinienne,
alors que celle-ci se trouve dans une situation budgétaire particulièrement difficile. Il traduit aussi notre confiance dans l’action de construction et de réforme des institutions du futur État palestinien, ainsi que dans les qualités de gestion de l’aide internationale par le Premier ministre et le ministre des Finances, M. Salam Fayyad.

Depuis la Conférence des donateurs pour l’État palestinien, organisée à
Paris par la France en 2007, notre pays aura consacré environ 260 millions d’euros aux Territoires palestiniens, sous forme d’aide budgétaire directe ou de financement de projets structurants, qui auront permis d’améliorer le quotidien de dizaines de milliers de Palestiniens de Cisjordanie, de Gaza et de Jérusalem Est (zone industrielle de Bethléem, alimentation en eau, appui aux
municipalités, rénovation de l’hôpital al-Quds de Gaza, appui aux
populations et notamment aux agriculteurs dans les zones sous plein contrôle de l’armée israélienne, etc.).

Nous rappelons l’impérieuse nécessité pour l’Autorité palestinienne de
disposer de ressources budgétaires propres. À cet égard, il est impératif
qu’Israël débloque sans délai les fonds qui reviennent de droit aux
Palestiniens et dont la retenue prolongée pourrait menacer la viabilité
financière de l’Autorité palestinienne, voire les progrès accomplis à ce
jour pour la construction du futur État. »


France / UNRWA

Point de presse du porte-parole du Quai d’Orsay
28 novembre 2011

« En réponse à l’appel international d’urgence lancé en octobre dernier
par l’Office de secours et de travaux des Nations unies pour les réfugiés
de Palestine dans le Proche-Orient (UNRWA), le Centre de crise du ministère des Affaires étrangères et européennes a débloqué une nouvelle somme de 250.000 euros. Cette somme sera spécifiquement allouée à Gaza, où l’UNRWA fournit une assistance à près de 1,1 millions de réfugiés, soit les 2/3 de la population totale de ce territoire sous blocus.

Cette contribution exceptionnelle vient s’ajouter aux 7,1 millions d’euros
que la France a versés à l’UNRWA en 2011, dont 4,5 millions au titre de sa contribution au fonds général de l’Agence et 1,5 millions au titre de
l’aide alimentaire.

Elle s’inscrit dans le cadre des efforts déployés par la France à Gaza,
qui constitue l’une des priorités de notre action dans les Territoires
palestiniens. »


Adhésion de la Palestine à l’UNESCO

Point de presse du porte-parole du Quai d’Orsay
31 octobre 2010

"Sur le fond la France dit oui, la Palestine a le droit de devenir membre de l’UNESCO, cette organisation dont la vocation est d’œuvrer à la généralisation d’une culture de la paix au sein de la communauté internationale."

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Reconnaissance d’un État palestinien

Réponse d’Alain Juppé à une question d’actualité à l’Assemblée nationale
Paris, 27 septembre 2011

"Monsieur le Président,
Mesdames et Messieurs les Députés,
Monsieur le Député,

Au Proche-Orient, la France a eu constamment le même objectif, la paix parce que seule la paix peut garantir durablement la sécurité de deux États pour deux peuples : l’État d’Israël pour le peuple juif et l’État de Palestine pour le peuple palestinien.

La seule façon d’aboutir à la paix, c’est de négocier et de se remettre autour de la table de discussions entre Palestiniens et Israéliens ; c’est tout le sens des initiatives que nous avons prises, notamment au cours des derniers mois. C’est aussi la raison pour laquelle nous soutenons la proposition du Quartet - Union européenne, Nations unies, Russie, États-Unis - qui prévoit un calendrier de négociations.

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Discours du président Nicolas Sarkozy à l’ONU

Cette proposition n’a pas, pour l’instant, permis de débloquer la situation. Les Palestiniens ont fait acte de candidature devant le Conseil de sécurité ; c’est légitime, mais cette démarche est vouée à l’échec. Il n’est même pas sûr qu’elle recueille les neuf voix requises au Conseil de sécurité et, en toute hypothèse, les États-Unis d’Amérique ont fait savoir qu’ils opposeraient leur veto, d’où la proposition française de recourir à l’Assemblée générale où, là, une large majorité pourrait permettre aux Palestiniens de franchir une première étape en se voyant reconnaître le statut d’État observateur, à condition bien sûr de reconnaître l’État d’Israël et de s’engager sur sa sécurité. Cette proposition est aujourd’hui sur la table, nous continuons à travailler avec tous ceux qu’elle intéresse. Nous avons toute la durée de l’Assemblée générale, jusqu’à la fin de l’année, pour voir si elle peut prospérer.

En tout cas, je peux porter témoignage, pour avoir assisté à l’ensemble des débats de l’Assemblée générale sur ce sujet, que seul le président de la République française a fait une proposition nouvelle, susceptible de faire bouger les lignes, en partant d’un constat que nous partageons tous, je pense : le statu quo n’est plus tenable au Proche-Orient et c’est à l’honneur de la France de l’avoir dit de façon aussi formelle."

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Dernière modification : 28/01/2013

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