"Au côté du peuple tunisien"

"Mon message principal, aujourd’hui, est celui-ci : plus que jamais la France, premier partenaire de la Tunisie, continue de se tenir au côté du peuple tunisien."

Développement économique et emploi, soutien à la société civile, renforcement de l’État de droit : François Gouyette, ambassadeur de France, a expliqué les principaux axes de travail de la coopération française en Tunisie, lors d’une conférence de presse tenue le 26 février 2013.

Il était accompagné par Valéry Freland, directeur de l’Institut français de Tunisie (IFT), Christel Péridon, responsable du Service économique régional (SER) et Cyrille Berton, directeur du bureau de l’Agence française de développement (AFD) à Tunis.

Ci-dessous les grandes lignes de l’intervention de l’Ambassadeur.

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Économie et coopération

"La France est de loin le premier partenaire économique de la Tunisie, qu’il s’agisse des échanges commerciaux ou des investissements directs : 1300 entreprises françaises sont implantées dans le pays, elles emploient 115.000 personnes.

Si l’on regarde les chiffres de la coopération, on s’aperçoit que, de janvier 2011 à janvier 2013, le budget de la coopération française – 18 millions d’euros environ -est l’une des toutes premières au monde en valeur absolue et même la première rapportée au nombre d’habitants.

La Tunisie est par ailleurs, sur ces vingt dernières années, l’un des principaux bénéficiaires des financements de l’Agence française de développement, qui a fait un effort considérable dans le cadre du partenariat de Deauville.

Je pourrais également citer les 7.500 élèves tunisiens ou français scolarisés dans le réseau scolaire français, les 2000 bourses accordées aux Tunisiens depuis le 14 janvier 2011, etc."

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Numéro 1 français des fuselages
d’avions, Aerolia s’est installée dans le grand Tunis en 2009. Depuis, 17M€ ont été investis et plus de 400 personnes recrutées.

"Ni indifférence ni ingérence"

"Je ne nie pas que l’image de la France ait pu souffrir de ses hésitations au moment de la révolution ; nous ne contestons pas, par ailleurs, la volonté de la Tunisie de diversifier ses partenariats. C’est une chose tout à fait naturelle et c’est à nous de mériter notre place de premier partenaire. Nous concevons ce partenariat comme un partenariat d’égal à égal. Nous devons garder le cap que nous nous sommes fixés dès janvier 2011, à savoir contribuer, en accord avec les autorités tunisiennes, à la réussite de la transition, qui, nous le savons, doit se traduire par l’adoption d’une nouvelle constitution et la tenue d’élections.

Pour décrire notre état d’esprit, je reprendrai la formule qu’a utilisée ici-même Bertrand Delanoë : "ni indifférence, ni ingérence". Pas d’indifférence, car le destin de nos deux peuples est lié. Pas d’ingérence, car ce concept nous est parfaitement étranger. Je le répète, nous sommes dans une relation de partenariat d’égal à égal, sur la base d’intérêts partagés."

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François Gouyette, Valéry Freland (à dr.), Christel Péridon et Cyrille Berton (à g.)

La visite du président Hollande en ligne de mire

"Les relations bilatérales sont au beau fixe, contrairement à ce qui s’écrit parfois.

Avec les changements politiques en Tunisie, en 2011, et en France en 2012, les relations entre nos deux pays sont entrées dans un nouveau cycle. Ces tout derniers mois, les visites de la ministre déléguée à la Francophonie, Yamina Benguigui, du président du Sénat, Jean-Pierre Bel, de la Ministre déléguée aux Français de l’Étranger, Hélène Conway, du ministre délégué aux anciens combattants, Kader Arif, et de la Présidente de la Commission des Affaires étrangères de l’Assemblée nationale, Mme Elisabeth Guigou, accompagnée d’une délégation de parlementaires, en ont été les premiers signes de notre côté.

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Février 2013, au cimetière de Jellaz : Élisabeth Guigou et des députés français rendent hommage à Chokri Belaïd.

Du côté tunisien, le Président de la République Moncef Marzouki a été reçu en visite d’État, qui est le plus haut niveau protocolaire que nous puissions réserver à un Chef d’État. Il s’est exprimé devant l’Assemblée nationale, ce que peu de chefs d’État avaient fait avant lui. Le Premier ministre Hamadi Jebali avait été reçu immédiatement après l’élection de M. Hollande.

Les visites vont se poursuivre de part et d’autre. Celle du Président Hollande est, comme vous le savez, prévue pour le mois de mai. Elle traduira au plus haut niveau le soutien que la France a choisi d’apporter au peuple tunisien engagé dans une transition que nous souhaitons accompagner".


Les revendications portées par la révolution

"Notre relation bilatérale ne saurait se cantonner aux seules rencontres officielles, indispensables par ailleurs. Il s’agit bien de construire un partenariat sur un pied d’égalité. Notre intérêt mutuel est que l’expérience tunisienne réussisse, qu’elle serve de modèle pour l’ensemble de la région.

La France s’est efforcée de placer les revendications portées par la révolution au cœur de son action, qu’elle a orientée dans trois directions :

1. Consolider la société civile

Aider à consolider la société civile, qui constitue la force vive de la nation tunisienne et connait une vitalité nouvelle depuis la révolution.
Nous voulons l’aider à se structurer et à développer des partenariats avec des acteurs français.

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La Maison des associations, à l’angle des rues Ibn Charaf et Mohamed Ali Janah, à deux pas de la place Pasteur (Tunis).
La structure appuie les associations tunisiennes dans leurs projets (formations, mise en réseau, recherche de financements…).
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La ministre française déléguée à la Francophonie, Yamina Benguigui, avec les jeunes filles soutenues par l’association AID, à Ettadhamen : un centre d’aide sociale et d’apprentissage subventionné par l’Ambassade de France.

2. Renforcer l’État de droit

Contribuer au renforcement de l’État de droit.
Nous avons intensifié nos programmes de coopération dans le domaine de la justice, de l’administration, de l’information et de la protection des droits de l’Homme.

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Novembre 2012 : un stage de sauvetage subaquatique dispensé par des instructeurs français aux sapeurs-pompiers tunisiens.
En mai 2011, 800.000€ ont été débloqués pour renforcer la protection civile tunisienne.

3. Dynamiser l’économie

Œuvrer à la dynamisation de l’économie, c’est un point capital tant les revendications sociales, l’emploi, le rééquilibrage régional ont constitué le socle des revendications pendant la révolution.

Cela passe par un soutien direct à l’État tunisien, par des prêts, des dons, mais aussi par des investissements directs et indirects dans différents projets".

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Le centre militaire de formation professionnelle de Gafsa, inauguré en novembre 2012, est financé par la France à hauteur de 1M€.
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195 zones sont concernées par le prochain plan de
réhabilitation des quartiers populaires piloté par l’Agence de réhabilitation et de rénovation
urbaine (ARRU) et soutenu financièrement par l’AFD.

Dernière modification : 30/06/2016

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