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Architecture de haut niveau en Tunisie

Oger international a pour spécialité les mégaprojets de construction. En Tunisie, la filiale du groupe français est devenue en cinq ans le plus important cabinet d’études et d’architecture. Elle continue aujourd’hui de renforcer ses équipes et part à la conquête de nouveaux marchés. Une aubaine pour les filières de l’architecture.

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Projet d’un vaste centre culturel en Arabie Saoudite

Le 6 juillet 2012, l’ambassadeur de France a rendu visite aux équipes d’Oger. Ingénieurs, architectes, plus de 135 personnes travaillent sur les 1000 m² de bureaux basés au Berges du Lac, à Tunis. Avec Marc Bertrand, responsable du pôle, Boris Boillon s’est entretenu des perspectives de la firme et de ses projets sur le sol tunisien.


Un travail en réseau à dimension mondiale

À entendre Marc Bertrand, Oger est comparable à un fabriquant d’avion : des filiales réparties à travers le monde se partagent le travail. Puis chaque composant du projets est assemblé pour aboutir à de grands ensembles architecturaux. Gare TGV, palais royaux, universités, hôpitaux, hôtels : Oger pilote des chantiers d’envergure en s’appuyant sur son siège, en région parisienne, et sur neuf agences sur les différents continents.

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Le projet du futur hôpital d’Orléans, destiné à devenir le plus grand hôpital d’Europe.

Oger Tunisie et pleinement intégré dans ce fonctionnement en réseau. La filiale travaille par exemple sur la tour Odéon de Monaco, 180 m de haut, ou encore sur l’implantation de centaines de stations "Autolib" à Paris. Le groupe utilise des serveurs interconnectés qui permettent de travailler sur un même chantier, en temps réel, depuis différents points du globe.

Par exemple, les besoins de méga-projets dans le Golfe persique sont instantanément transmis à Oger Tunisie, qui passe à son tour des commandes à ses fournisseurs locaux. Conséquence, le bureau a fortement contribué à relancer la filière marbrière tunisienne.

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Sur le sujet voir l’article de la revue d’architecture ARCHIBAT

Aujourd’hui, les producteurs du pays découpent leurs pièces de marbre sur mesure avant de les expédier sur les différents chantiers du groupe.

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Marc Bertrand (à gauche) et Boris Boillon, avec les ingénieurs tunisiens d’Oger

Les logiciels utilisés par les ingénieurs et les architectes permettent de visualiser les bâtiments sous tous les angles, de jouer sur tous ses aspects, depuis l’épaisseur des murs jusqu’à la luminosité des éclairages. « Cette méthode permet une approche très intuitive » explique l’un des architectes : « On peut tester, retourner la construction sous tous les angles, tout est modélisé en temps réel. On peut parcourir le bâtiment au fur et à mesure qu’on le construit ».

À la hauteur, la largeur et la profondeur s’ajoutent de nouvelles dimensions :

- La prévision des différentes phases de la construction. Chaque étape des travaux peut être modélisée, ce qui permet de piloter, dans le temps, les besoins du chantier.

- Le logiciel enregistre toutes les informations sur les matériaux utilisés, leurs caractéristiques physiques mais aussi leur provenance, leur prix d’achat, leur usure dans le temps.

- La sixième dimension est celle du vieillissement du bâtiment, après la livraison. Les logiciels utilisés pour la conception sont adaptables aux logiciels de maintenance. Ils permettent d’anticiper le remplacement des équipements et de prévoir les coûts de réparation au fil des années.

Ces méthodes de travail de pointe au niveau mondial demandent un certain apprentissage. Avec 80% de personnel salarié, Oger Tunisie a choisi de recruter des jeunes : après seulement une ou deux années d’expérience, les ingénieurs et les architectes rejoignent le cabinet et sont formés à ses méthodes de travail. « Dans cet immeuble on ne compte que deux expatriés français sur 135 personnes ! C’est bien la preuve qu’en Tunisie les compétences existent ! »

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Près de 130 personnes travaillent dans les locaux d’Oger, aux Berges du lac.

Des projets d’envergure en Tunisie

« Des groupes tunisiens commencent à s’intéresser à nous » avance Marc Bertrand, qui justifie cet intérêt par l’expertise du groupe dans les domaines de l’hôtellerie et des infrastructures médicales. « En Tunisie il nous faut sensibiliser le client à l’importance de la conception et de l’expertise en amont. Nous sommes plus chers que la plupart de nos concurrents mais nos études représentent un investissement. Elles ont un coût au départ mais à l’arrivée le chantier est mieux maitrisé, les délais sont tenus et les surcoûts limités ».

Le plus gros chantier à venir : un hôpital privé, à Tunis, qui devrait être le plus grand de Tunisie.

Oger travaille également sur la dimension environnementale de l’usine BIC de Bizerte, apportant son expertise pour que le site obtienne les meilleures certifications internationales.

Récemment, Oger a remporté l’appel d’offre de rénovation du lycée français de la Marsa, un projet complexe encore en phase d’étude. 2000 m² sont concernés. Si la surface est relativement réduite, la difficulté consiste à permettre la continuité des cours pendant la transformation du bâtiment. La rénovation devrait s’achever d’ici quatre ans.

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Dans les bureaux d’Oger Tunisie

Enfin, avec le programme "Centre européen de nouvelles technologie" (CENT), Oger se positionne également sur des projets à la frontière entre économie, logement et développement durable. L’idée du groupe : fonder de petites villes écologiques et les associer à des technopôles, des groupements d’entreprises dans le domaine des hautes technologies, des projets inspirés de la Silicon Valley américaine. Autonomie énergétique, espaces verts, commerces de proximité, équipements sportifs, de santé, écoles : ces villages doivent attirer des cadres de haut niveau et de jeunes entrepreneurs.

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Oger International et Summitco ont choisit l’Ardèche (France) et son architecture médiévale pour implanter le premier Centre européen de nouvelles technologies (CENT). © Communauté de communes Privas-Rhône-Vallées

En Tunisie, ces pôles d’activité pourraient faire venir capitaux et start-up étrangères, tout en permettant aux jeunes diplômés de monter leurs propres projets, une façon pour le pays de garder ses jeunes les plus entreprenants et d’attirer de nouvelles compétences. « En France, toutes les régions se battent pour accueillir de tels projets » se réjouit Marc Bertrand. « En Tunisie nous avons présélectionnés des sites à Bizerte et au Kef. Nous avons reçu beaucoup d’appuis internationaux, notamment celui du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) ». L’Ambassadeur de France promet à Oger de suivre ces dossiers près : « Ils sont susceptibles de constituer de véritables passerelles de compétence sur le pourtour de la Méditerranée ».


Lire aussi

Précédentes visites de l’ambassadeur Boris Boillon dans des entreprises :

- Visite de visite la clinique internationale Hannibal
- Visite du domaine Shadrapa
- Boris Boillon visite "Aquaculture tunisienne"
- Sagemcom Tunisie : électronique de pointe
- Boris Boillon chez Total Tunisie
- Entreprises françaises dans la ZI de M’ghira
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- Hammam Zriba : des entreprises françaises qui embauchent
- Boris Boillon visite une boulangerie industrielle


publié le 7 novembre 2013

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