Chokri, Hafedh et Nabil, une expérience de vie

Lors de son déplacement dans les gouvernorats du Sud, en avril 2016, l’ambassadeur François Gouyette a rendu visite à trois petits commerçants financés par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) dans le cadre de son dispositif d’accompagnement des migrants de retour. Chacun d’entre eux a reçu une subvention de 13.000 dinars environ, ainsi qu’un soutien technique et moral pendant la première année. Les conversations ont montré qu’ils étaient heureux d’avoir pris un nouveau départ.

Grâce aux possibilités offertes par l’Office français de l’immigration et de l’intégration (OFII), Chokri est revenu à Gabès après 14 ans de séjour et de travail clandestins en France. C’est par hasard qu’il a entendu parler de l’aide à la création d’entreprise, alors que la solitude commençait à lui peser et qu’il aspirait à fonder une famille.

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Marié depuis un an, il est désormais à la tête d’une quincaillerie prospère qui vend également des matériaux de construction. Son vœu le plus cher ? Des vacances en France avec son épouse, quand leur situation matérielle le permettra.

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Nettement plus jeune, Hafedh a ouvert une cafétéria à Mareth, sur une voie de passage entre Gabès et Médenine. Son affaire tourne très bien et trois personnes s’y relaient de 5h du matin à 2h, le lendemain matin.

Né comme le précédent en 1988, Nabil vient lui aussi d’ouvrir une cafétéria, derrière le gouvernorat de Tataouine. Il lui reste à étendre sa clientèle, dans le local accueillant aménagé de ses propres mains.

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Les deux derniers avaient quitté la Tunisie en 2011, juste après la Révolution. Ils reconnaissent aujourd’hui avoir mis leur vie en danger en voyageant à bord d’embarcations surpeuplées. Puis leur périple les avaient conduits de Lampedusa à Paris où ils avaient vite réalisé qu’ils ne pourraient se faire une place. Ils s’étaient alors tournés vers le consulat de Tunisie qui les avaient dirigés vers l’OFII.

En optant pour le retour volontaire, Chokri, Hafedh et Nabil ont pu bénéficier du dispositif d’aide à la réinsertion économique et sociale de l’OFII. Devenus chefs d’entreprise, ils ont réintégré la société tunisienne avec un statut social plus valorisant que leur situation de départ. Ils ont rejoint le secteur formel de l’économie tunisienne, créant même des emplois, et s’ils aspirent à retourner un jour en France, ce sera pour y retrouver des amis et mesurer le chemin parcouru, avec un visa de tourisme.

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Dernière modification : 13/05/2016

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