Commémoration de l’Appel du 18 juin

L’Ambassade de France en Tunisie a organisé une cérémonie pour commémorer l’appel lancé par le général de Gaulle, le 18 juin 1940.

La cérémonie s’est déroulée le lundi 18 juin 2012 à 10h30, au cimetière militaire français de Takrouna (commune d’Enfidha), avec la participation de l’armée tunisienne. Elle était présidée par l’ambassadeur de France en Tunisie, M. Boris Boillon, qui a lu un message du ministre français des anciens combattants, M. Kader Arif.

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Tout sur l’appel du 18 juin

Message du ministre chargé des Anciens combattants

« Le 17 juin 1940, alors que les armées du IIIe Reich avaient pénétré une grande partie du territoire français, les auditeurs entendaient le nouveau Président du conseil, le maréchal Pétain, appeler les armées françaises à cesser le combat.

Le lendemain, le général de Gaulle lançait, depuis Londres, ce que l’histoire a retenu sous le nom d’“appel du 18 juin”.

Ce texte ne surgissait pas du néant : c’était un écrit faisant écho au discours du maréchal Pétain, reprenant des mots-clés de ce discours en élargissant leur sens : au "destin de la Patrie" répondait "le destin du monde" ; là où le Président du conseil constatait que "la magnifique résistance de l’armée" n’avait pas suffi pour vaincre, le général de Gaulle affirmait sa foi dans la force victorieuse de "la résistance française".

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Cliquez pour ouvrir l’album photo de la cérémonie

Encore fallait-il, pour que ce texte audacieux prenne corps, que des hommes le reprennent à leur compte, l’ayant eux-mêmes écouté, en ayant entendu parler, voire, sans en avoir eu connaissance, en agissant dans son esprit.

Ce fut l’affaire des Français libres, de ceux qui se revendiquèrent de l’Appel comme de ceux qui s’y agrégèrent.

De tous ceux et de toutes celles qui, dans la nuit de l’occupation qui s’était abattue sur notre pays, regardèrent cette flamme venue de Londres comme un symbole d’espoir, un symbole qui allait justifier, au péril de leur vie, leur engagement.

De tous ceux et de toutes celles qui, combattants de 1940 ou "évadés de France", allaient se battre les armes à la main dans les Forces françaises libres.

Il y a 70 ans cette année, tandis que dans une France ployant sous le joug de l’ennemi nazi, Jean Moulin, envoyé du général de Gaulle, commençait son travail de rapprochement des mouvements et réseaux de la résistance intérieure, retentissait l’éclat d’une bataille menée dans les sables de la Libye.

Là-bas, pendant plus de deux semaines, les soldats de la 1ère division française libre du général Koenig avaient tenu leur position face à l’Afrika Korps du général Rommel.

Venus de tous les horizons, issus de toutes origines et de toutes cultures, ils incarnaient alors la France debout. Grâce à eux, devant l’ennemi stupéfait, notre pays renaissait sur les champs de bataille.
La résonance de ce combat attestait de manière éclatante la valeur de l’Appel du 18 juin.

Et que dit d’autre cet appel, sinon que dans les circonstances les plus dramatiques, quand l’horizon devient trop sombre et que menace l’abattement, l’espoir demeure : il faut s’aventurer, tenter de nouveaux moyens, chercher de nouvelles ressources. Face à un gouvernement de contrition, de frilosité et de soumission aux événements, le général de Gaulle opposait le courage du combat et de la foi dans le destin de la France.

En cette Journée nationale commémorative de l’appel historique du général de Gaulle, rappelons-nous la force de ce message et la permanence de son esprit. »

Kader Arif,
Ministre délégué auprès du ministre de la Défense, chargé des Anciens combattants


Caractéristiques de la nécropole de Takrouna

La nécropole de Takrouna regroupe sur un hectare 235 sépultures de soldats chrétiens, juifs ou musulmans tombés au cours des combats qui se sont déroulés dans la région d’Enfidha au cours de l’hiver 42 et du printemps 43.

Ce lieu de mémoire est principalement dédié aux Forces françaises libres (FFL). Une cérémonie du souvenir s’y déroule chaque 18 juin.

Il existe en Tunisie d’autres sites permettant d’entretenir la mémoire militaire commune.

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Monument du cimetière de Takrouna

Itinéraire conduisant à Takrouna

- Départ de Tunis en direction de Sousse,
- Sortie Enfidha,
- Traverser Enfidha,
- Prendre la direction de Takrouna.

Le cimetière se trouve sur la gauche, avant Takrouna.

Distance de Tunis : 110 km
Durée du trajet : 1h30, environ


Regarder ou lire aussi

- l’album photo de la cérémonie 2012,
- l’album photo de la cérémonie 2011,
- le point sur la décristallisation des pensions civiles et militaires de retraite,
- le point sur la contribution des combattants tunisiens de l’armée française pendant les deux guerres mondiales,
- contacter le service des anciens combattants en Tunisie.

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Les anciens combattants suivent la cérémonie à l’abri d’une tente

Dernière modification : 17/11/2015

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