Déclaration de Monastir

Conclusions des rencontres de la coopération décentralisée tuniso-française
Monastir, 8 et 9 novembre 2012

Les représentants des collectivités locales tunisiennes et françaises réunis à Monastir (Tunisie) les 8 et 9 novembre 2012, à l’occasion des Rencontres de la coopération décentralisée franco-tunisienne, se réjouissent du succès de ces rencontres auxquelles ont participé 300 représentants des collectivités locales tunisiennes et françaises, d’ores et déjà engagées dans des partenariats bilatéraux ou désireuses de nouer des relations nouvelles.

L’intérêt et l’appui des autorités tunisiennes et françaises pour le développement de la coopération décentralisée entre les deux pays se sont illustrés par la présence à l’ouverture de ces rencontres du ministre de l’Intérieur de la République tunisienne et de l’ambassadeur de France en Tunisie.

Le lancement, depuis la Révolution du 14 janvier 2011, d’un processus d’instauration d’une démocratie pluraliste et durable et d’affermissement de l’État de droit en Tunisie constitue un contexte nouveau favorable au développement de la coopération décentralisée entre les collectivités territoriales et locales des deux pays.

Rappelant que :

- la Démocratie se construit et se consolide en premier lieu à l’échelon local ;
- la coopération décentralisée constitue un instrument au service du rapprochement entre collectivités locales et sociétés civiles des deux pays ;
- la coopération décentralisée favorise le développement durable des territoires ;
- la coopération décentralisée a besoin de s’appuyer sur des institutions démocratiques consacrant les principes de décentralisation et de déconcentration ;
- la coopération décentralisée doit pouvoir compter sur l’appui des partenaires institutionnels, notamment de l’État, pour se renforcer et se développer ;
- le ministère des Affaires étrangères français a mis en place en 2012 un fonds de soutien à la coopération décentralisée franco-tunisienne ;

JPEG

Estimant que :

- développer le nombre de partenariats de coopération décentralisée franco-tunisiens, tout particulièrement en direction des territoires de l’intérieur en Tunisie, en vue de contribuer aux rééquilibrages économiques et sociaux ;
- favoriser les synergies entre les politiques définies par les collectivités locales et l’État et le actions menées dans le cadre de la coopération décentralisée ;
- accompagner les collectivités locales tunisiennes dans l’appropriation de leurs nouvelles compétences en favorisant les échanges et les transferts d’expertises ;
- consolider, à travers la coopération décentralisée, la décentralisation et la déconcentration ;
- faire en sorte que la coopération décentralisée franco-tunisienne contribue durablement au développement local et régional ;
faire participer et impliquer le plus grand nombre d’acteurs locaux (associations, institutions publiques, entreprises, universités...) aux partenariats de coopération décentralisée ;

JPEG

Les représentants des collectivités locales tunisiennes et françaises recommandent de :

- donner aux collectivités locales la marge de manœuvre nécessaire pour pouvoir porter leur développement local, y compris à travers le renforcement de leur politique de coopération décentralisée ;
- faire de cette coopération décentralisée un laboratoire d’expérimentation sur les pratiques démocratiques à ’échelle locale ;
- asseoir le rôle de la Fédération nationale des villes tunisiennes (FNVT), outil indispensable au service du renforcement des pouvoirs locaux tunisiens, de la coopération décentralisée et du dialogue avec les autorités nationale ;
- élaborer en partenariat avec les autorités tunisiennes et françaises des outils d’appui à la coopération décentralisée ;
- renouveler la tenue de ces rencontres selon un rythme à déterminer, en alternance en France et en Tunisie ;
- pérenniser le groupe de travail qui a préparé ces rencontres afin de contribuer à en assurer le suivi ;
- engager une réflexion sur la création d’un dispositif de soutien à la coopération décentralisée tuniso-française, comprenant notamment un fonds franco-tunisien co-financé par les deux parties ;
- contribuer par le développement de la coopération décentralisée au renforcement des liens entre la Tunisie et la France et entre les sociétés civiles des deux pays.

Dernière modification : 04/04/2014

Haut de page