Conférence de presse conjointe de MM. Laurent Fabius et Mongi Hamdi

Conférence de presse conjointe de M. Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères, avec son homologue tunisien, M. Mongi Hamdi
Paris, 26 février 2014

Propos de M. Fabius

Mesdames et Messieurs, merci beaucoup d’être là. Je suis extrêmement heureux d’avoir accueilli le ministre des affaires étrangères tunisien, M. Mongi Hamdi, pour sa première visite en Europe. Je le remercie beaucoup de cette attention.

Je pense que si on veut caractériser les relations actuelles et l’appréciation que la France porte sur la Tunisie, je dirai qu’elles portent sur trois points : un soutien chaleureux, l’amitié et la mobilisation.

Un soutien chaleureux parce que je veux à nouveau féliciter le peuple tunisien et les autorités tunisiennes pour avoir franchi le cap décisif de la transition, pour l’esprit de compromis dont nos amis tunisiens ont su faire preuve et pour leur capacité à mettre au point une synthèse politique qui peut servir d’exemple.

Amitié parce que vous savez à quel point la Tunisie et la France sont liées par une amitié profonde.

Mobilisation parce que nous souhaitons que la France soit mobilisée aux côtés de la Tunisie et de son gouvernement sur les plans politique, économique et sécuritaire. Mais pas seulement la France et, nous le voulons, nous le souhaitons, et nous y travaillons, pour qu’il y ait aussi, les partenaires européens et les acteurs multilatéraux.

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Cela fait maintenant un mois que la Constitution a été adoptée. Vous avez, Cher Ami, démontré à cette occasion - vous et le peuple tunisien - votre maturité politique. C’est un compromis original, capable de garantir les libertés fondamentales et les valeurs que nous avons en partage tout en reflétant l’identité spécifique de la Tunisie.

En se rendant en Tunisie pour la cérémonie d’adoption de cette Constitution, le président de la République a voulu réaffirmer l’amitié et la solidarité de la France avec l’ensemble du peuple tunisien. Notre amitié doit prendre un caractère concret et nous en avons discuté avec mon collègue. Nous avons parlé de nos relations bilatérales dans tous les domaines puis nous avons ensuite passé en revue les problèmes internationaux auxquels les uns et les autres doivent faire face.

La France est le premier partenaire de la Tunisie dans beaucoup de domaines. Cela suscite des attentes, cela crée aussi des possibilités et nous voulons être à la hauteur de ces espoirs et de ces possibilités.

La France se mobilise donc par elle-même et aussi au sein de l’Union européenne, du FMI, du G8 et de la BERD. Pour que chacun contribue à la Tunisie en transition. Nous souhaitons en particulier renforcer encore les liens de la Tunisie avec l’Union européenne. C’est d’ailleurs la raison pour laquelle la première visite conjointe franco-allemande dans le monde arabe aura lieu, avec mon collègue Steinmeier, en Tunisie. Ce sera un beau symbole à la fois de la mobilisation franco-allemande et européenne et de la mobilisation aux côtés de la Tunisie démocratique.

Aujourd’hui, c’était une discussion entre amis qui s’estiment et qui se respectent pour approfondir notre partenariat. C’est le début pour tous les deux, d’une coopération dont je sais qu’elle sera excellente. Nous nous retrouverons d’ailleurs d’ici très peu de temps la semaine prochaine en fait, puisque l’un comme l’autre, nous irons en Italie où doit se tenir une importante conférence sur la Libye. On y abordera le problème de la sécurité.

Je veux réaffirmer à mon collègue et ami le soutien du peuple français et du gouvernement français, à l’égard du peuple tunisien et du gouvernement tunisien qui a remarquablement débuté ses fonctions.

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Q - Vous avez évoqué une mobilisation de la France pour la Tunisie. Concrètement, pouvez-vous nous donner des exemples, notamment en matière sécuritaire. Il était éventuellement question de la France aide l’armée tunisienne dans la lutte contre le terrorisme ?

R - En ce qui concerne notre coopération en matière de sécurité, je vous confirme que des discussions ont eu lieu et elles continuent, notamment sur les questions d’hélicoptères et sur les pièces de remplacement. Nous avons ces discussions entre nous et, bien sûr, avec le ministère de la défense et le constructeur ; elles avancent. Nous sommes tout à fait conscients du caractère primordial de la question de la sécurité pour nos amis tunisiens. Dans toute la mesure de nos possibilités, nous sommes décidés à les aider. Je ne vais pas entrer dans plus de détails, d’autant que tout n’est pas bouclé, mais nous sommes déterminés à aider la Tunisie parce que la sécurité est primordiale, à la fois pour les citoyens et pour le développement économique.

Dernière modification : 28/02/2014

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