Conférence des amis du peuple syrien

Position de la France

Le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé a représenté la France à la Conférence des amis du peuple syrien qui s’est tenue à Tunis, le vendredi 24 février 2012.

Cette conférence était souhaitée par la France et elle a exprimé le large consensus international en soutien à l’initiative de la Ligue arabe pour mettre fin à la répression en Syrie. Elle a illustré l’isolement total du régime de Bachar El-Assad. Elle a rappelé la condamnation de la communauté internationale face à la fuite en avant criminelle de ce régime.

À son arrivée sur les lieux, Alain Juppé s’est adressé brièvement à la presse. Ses premiers mots ont été pour les victimes des bombardements à Homs, où la situation humanitaire se détériore de façon dramatique. Dans cette ville, les attaques dont des journalistes ont été victimes constituent une illustration supplémentaire du mépris du régime de Damas pour ses obligations internationales. « J’en appelle très solennellement aux autorités syriennes pour que les journalistes blessés, notamment Édith Bouvier qui est gravement blessée, puissent recevoir les soins qui leur sont nécessaires » a insisté le Ministre, avant de rappeler l’urgence d’un rapatriement médicalisé de l’ensemble des victimes.

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Alain Juppé répond aux questions de la presse

La conférence de Tunis a permis de faire avancer des solutions pour permettre l’accès de l’aide humanitaire. Le Ministre avait reçu la veille au quai d’Orsay Mme Valérie Amos, secrétaire générale adjointe des Nations unies chargée des affaires humanitaires, avec laquelle il avait évoqué sa prochaine mission en Syrie et l’urgence humanitaire dans ce pays.

La France a souhaité, également, que cette conférence donne une impulsion au processus de soutien international à l’opposition syrienne, inclusive et unie dans toutes ses composantes autour du Conseil national syrien. « Nous souhaitons que le Conseil national syrien soit le pôle autour duquel s’organise l’opposition syrienne. Il faut que cette opposition se regroupe, qu’elle s’organise, que toutes les sensibilités de la société syrienne et en particulier toutes les communautés puisse s’exprimer. » a déclaré M. Juppé.


Intervention de M. Alain Juppé devant la Conférence

« Il y a un an, le peuple tunisien prenait son destin en main, et donnait naissance au printemps arabe qui a depuis bouleversé la région. Les échos de ce mouvement se sont fait sentir jusqu’en Syrie, où Bachar Al-Assad a pris la terrible décision de noyer les aspirations de son propre peuple dans le sang. Il assume ainsi une responsabilité très lourde devant l’histoire. »

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Point de presse de M. Alain Juppé, à l’issue de la conférence

« La Conférence a aussi lancé un appel à renforcer les sanctions internationales qui seront de nature à faire plier le régime et j’ai rappelé que, lundi, l’Union européenne va examiner de nouvelles sanctions, notamment pour ce qui concerne les opérations de la Banque centrale.

La Conférence affirme aussi son soutien à l’opposition, je l’ai déjà évoqué, et au Conseil national syrien. Nous sommes convenus de soutenir une réunion autour du Conseil national syrien que nous considérons comme le pôle de l’opposition, avec évidemment la participation d’autres groupes, d’autres personnalités, y compris ceux qui se trouvent actuellement en Syrie.

Enfin, nous avons beaucoup mis l’accent sur l’assistance humanitaire en demandant au régime de cesser immédiatement ses violences et d’autoriser un accès libre et sans entraves aux Nations unies, aux ONG humanitaires, à la Croix rouge et au Croissant rouge, en mettant tout particulièrement l’accent sur les besoins humanitaires de Homs. »

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Dernière modification : 26/03/2013

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