Développement durable : protéger la nature et les hommes

Préserver la biodiversité, mettre en valeur le patrimoine naturel tunisien, impliquer et protéger les populations, adopter des technologies industrielles moins polluantes... : les politiques liant développement humain et environnement s’inscrivent dans un temps long.

Dans ce domaine, la coopération franco-tunisienne se projette dans la durée. L’exercice est indispensable quand il s’agit de d’accompagner d’importants programmes d’investissement dans les réseaux d’eau et d’assainissement, par exemple, comme le font l’Agence française de développement (AFD) et les bailleurs français et internationaux.

Travailler à la préservation de l’environnement consiste d’abord à répondre aux besoins des administrations tunisiennes : rendre les politiques de développement plus efficaces par des transferts de savoir-faire et par l’amélioration du cadre juridique, avec le souci de conjuguer développement économique, protection de l’environnement et amélioration des conditions de vie des populations.

Dans cette même perspective, la France est à l’initiative de programmes de recherche scientifiques croisés, favorise les transferts de technologies entre les entreprises et soutient la société civile tunisienne, acteur clef dans le domaine de l’environnement.


Renforcer les institutions tunisiennes et moderniser les réglementations

Des jumelages européens liés à l’environnement et à la santé humaine

Dans le cadre du "Programme d’appui à l’accord d’association" et du "Plan d’action voisinage" visant à rapprocher les réglementations tunisiennes et européennes, plusieurs jumelages entre administrations tunisiennes et françaises ont été mis en place.

Un jumelage au bénéfice du ministère tunisien de l’Environnement

L’un d’eux cible spécifiquement le domaine de l’environnement. Signé le 30 mai 2012, il bénéficiera à la Direction de la coopération internationale du ministère de l’Environnement sur la période 2012/2014.

L’administration tunisienne bénéficiera d’échanges et d’expertises, pour dresser l’état des lieux des réglementations en vigueur et améliorer les outils de pilotage de projets. L’opération, financée par l’Union européenne à hauteur de 1,2 M€, impliquera également des administrations hollandaises et finlandaises. Côté français, elle bénéficiera de l’appui du ministère de l’Écologie, du Développement durable et de l’Énergie (MEDDTL), du Conservatoire de l’espace littoral et des rivages lacustres (CELRL) et de l’Institut national de l’environnement industriel et des risques (INERIS).

Un jumelage pour renforcer la protection des consommateurs

Le contrôle et la surveillance de l’environnement quotidien constituent un volet à part entière des politiques de santé publique.

Le 3 avril 2012, la Tunisie et l’Union européenne ont lancé un jumelage institutionnel intitulé "Surveillance du marché, contrôle de la qualité et protection du consommateur".

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L’opération de renforcement des institutions tunisiennes, prévue sur deux ans, doit aboutir à une meilleure reconnaissance des produits fabriqués en Tunisie sur les marchés internationaux (lutte contre la contrefaçon), mais également à une plus grande protection des consommateurs tunisiens : transparence dans les matériaux de fabrication, création d’instances de contrôle pour écarter du marché les produits à risque, rédaction d’un "code tunisien de la consommation"...

Financé par l’Union européenne à hauteur de 1,4 M€, le programme mobilisera des experts français, belges et allemands au bénéfice de deux structures tunisiennes : la Direction générale de la qualité et de la protection du consommateur (DQPC) et l’Institut national de la consommation de Tunisie (INC).
En savoir plus sur ce jumelage.

Un financement de l’AFD pour réguler et réduire les pollutions atmosphériques

La qualité de l’air a un impact direct sur la santé des populations, en particulier dans les zones urbaines et industrielles. En Tunisie, l’Agence nationale de protection de l’environnement (ANPE) a pour mission de contrôler et réduire les pollutions atmosphériques.

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L’AFD vient de mener à terme un programme d’appui à l’ANPE étalé sur sept ans (2005-2012) et budgété à hauteur de 1.7M€. Il s’agissait de renforcer les capacités techniques et d’organisation de l’agence, afin qu’elle puisse accomplir plus efficacement sa mission de contrôle. En point de mire : le secteur des transport et de l’industrie, avec une attention particulière pour les grandes agglomérations, les plus sujettes à la pollution de l’air.

Le programme prévoyait aussi la modernisation du cadre réglementaire tunisien.

Un dispositif international pour l’élimination des pesticides obsolètes

On estime qu’au moins 50.000 tonnes de pesticides périmés se sont accumulés en Afrique depuis 40 ans, faute de politiques d’achat et de gestion des stock rigoureuses et souvent en l’absence de cadre réglementaire clair. Faire disparaitre ces stocks et prévenir leur réapparition est devenu un enjeu de santé publique.

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Lancé en 2005, le Programme africain relatif au stocks de pesticides obsolètes (PASP) intensifie les efforts des bailleurs internationaux (FAO, BAD, PNUD, divers ONG...) dans sept pays du continent, pour un budget global de 60M$, dont 25M$ ont été versés par le Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM).

En Tunisie, le FFEM prend en charge l’intégralité du volet "Prévention-sensibilisation". Sur la période 2007-2013, l’Agence nationale tunisienne de gestion des déchets (ANGED) a reçu 800.000 € de subvention dans le but de sensibiliser les agriculteurs et de promouvoir les techniques de substitution les moins polluantes.

Un vaste programme de formation a été lancé, dans l’objectif d’améliorer les pratiques d’achat et d’utilisation des pesticides et de mettre sur pied une filière pilote de collecte des emballages vides de pesticides. Il s’agit en parallèle de mieux former les administrations et de renforcer le cadre réglementaire tunisien.

Complément de cette action multilatérale, la France met à disposition de ses partenaires du Maghreb un attaché agricole. Basé au Maroc, ce spécialiste mandaté par le ministère français de l’Économie et des Finances (MEF) effectue régulièrement des missions auprès des administrations et entreprises tunisiennes (exemple dans la filière oléicole).

Des programmes de coopération pour protéger les écosystèmes sensibles

Aider à la création d’aires marines protégées

La préservation du littoral tunisien est un enjeu central, tant pour le tourisme que pour la qualité de vie et l’activité économique des populations côtières. Dans cette perspective l’AFD a porté son effort sur le renforcement de l’Agence de protection et d’aménagement du littoral (APAL), rattachée au ministère de l’Environnement et du Développement durable (MEDD). Sur la période 2006-2012, le FFEM a débloqué 1.475.000 €, un montant délégué à l’AFD pour le maintien de la biodiversité marine, notamment dans les gouvernorats de Bizerte, de Nabeul, de Djerba et de Monastir.

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Découvrez la carte interactive de l’ensemble des projets du FFEM en Tunisie et en Afrique

Il s’agit de donner à l’APAL les moyens de faire respecter les réglementations existantes et d’associer les population côtières dans la mise en place des plans de protection. L’objectif final est double : préserver les espèces rares menacées, en particulier autour de l’île de la Galite, et ménager des zones de grossissement des poissons, afin de stabiliser les ressources halieutiques et d’assurer ainsi des revenus durables pour les pêcheurs.
À la clef, la création d’une aire marine protégée autour de l’ile de la Galite, un dispositif pilote en Tunisie qui pourrait servir d’exemple pour d’autres pays de la rive sud de la Méditerranée.

Impliquer les autorités dans le programme méditerranéen pour les zones humides côtières

Autour de la Méditerranée, 15 sites d’importance stratégique ont été identifiés par le programme "zones humides et côtières" porté par le Fonds pour l’environnement mondial (FEM) avec le soutien du Fonds français pour l’environnement mondial (FFEM). Trois d’entre eux se situent en Tunisie, retenus pour la qualité des paysages et la rareté des espèces animales qui y vivent :
- le site de Oued Laâbid - Dar Chichou ;
- le Jebel El Haouaria et les îles de Zembra - Zembretta ;
- les lagunes est du Cap Bon : Maâmoura, Tazerka, Korba, Kelibia).

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Le Cap Bon, l’un des 15 sites méditerranéens d’importance stratégique retenus par le programme du Fond pour l’environnement mondial dédié aux zones humides et côtières

En Tunisie, la sensibilisation des autorités à la fragilité de ces sites a permis de mobiliser d’importants budgets débloqués par l’État tunisien et appuyés par des financements du Programme des Nations unies pour le développement (PNUD) et du FFEM (609.000€).
Les fonds ont servi à la valorisation des sites, la protection des zones menacées et la création de plans de gestion.


Aider les entreprises à réduire leur impact environnemental

Moderniser les procédés industriels pour réduire les pollutions est un axe de travail important de la coopération franco-tunisienne. Il s’agit d’accompagner techniquement les entreprises et de leur donner les moyens d’investir dans des procédés de production plus sains.

Aider les structures tunisiennes qui apportent une expertise technique aux entreprises

S’attaquer aux rejets des entreprises pour prévenir les pollutions marines et côtières, c’est l’un des axes de travail du Plan d’action pour la Méditerranée (PAM), mis en place dans le cadre du Programme des Nations unies pour l’environnement (UNEP), lequel rassemble plusieurs bailleurs de fonds dont la France.

En Tunisie, l’un des bénéficiaires de ce plan est le Centre international des technologies de l’environnement de Tunis (CITET), qui a pour mission principale la sensibilisation et la mise à niveau des entreprises dans le domaine environnemental (assistance technique dans la gestion des déchets, transfert et diffusion de technologies....).

Cet organisme utilise une partie des 450.000 euros versés à la Tunisie par le FFEM, dans le cadre du PAM. La convention de financement correspondante a été signée en 2005. Les fonds doivent contribuer au renforcement des capacités en formation.

Une autre partie des fonds a été allouée à la réalisation des études de pré-investissement sur le point sensible retenu en Tunisie, en l’occurrence le Golfe de Tunis. Le pilotage et le suivi de ces études a été confié à la Direction générale de la qualité de la vie, au ministère de l’Environnement et du Développement durable.

Une ligne de crédit pour la mise à niveau environnementale des entreprises

À travers une ligne de crédit de 40 millions d’euros, l’AFD finance depuis 2009 la mise à niveau environnementale des entreprises. Elle leur propose des conditions avantageuses pour leurs projets d’amélioration de l’efficacité énergétique et leurs opérations de dépollution industrielle : installation de traitement des eaux, de l’air, valorisation des déchets et installation de contrôle des pollutions émises....
En savoir plus sur ce dispositif.


Investir dans des projets au bénéfice des populations

Impliquer les acteurs locaux dans les projets environnementaux

Les projets environnementaux menés dans le cadre du FFEM s’accompagnent d’une réflexion sur leur intégration avec les situations sociales locales, dans une perspective de développement économique et humain.

Cette démarche est notamment celle des réserves naturelles. Dans le gouvernorat de Kasserine, le parc national du Chaambi a été conçu comme un tremplin pour le développement de la région. La préservation des espèces et des paysages est menée en concertation avec les populations locales et s’accompagne de politiques destinées à l’amélioration des conditions de vie des habitants.

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Pour ce projet, piloté par la Direction générale de l’environnement et de la qualité de la vie (DGEQV), 900.000€ de dons ont été versés par le FFEM. Les fonds doivent servir à renforcer les capacités des gestionnaires du parc mais aussi à promouvoir l’écotourisme et à soutenir la société civile. L’action doit s’étendre sur la période 2010-2014, en partenariat avec le Parc national des Cévennes.
En savoir plus sur le projet.

Le développement du tourisme vert, la valorisation du patrimoine et la concertation avec les populations, notamment les pêcheurs, est aussi l’une des dimensions importantes de la politique de préservation des zones côtières et de l’île de la Galite évoquée précédemment.

Enfin, sur le littoral de Sfax, le projet Taparura conjugue opération de dépollution et aménagement de zones à vocation économique et touristique (en savoir plus).

Financer l’installation et la rénovation des réseaux d’assainissement

Complément de sa politique d’investissement dans l’accès à l’eau potable (près de 100M€ mobilisés sur la période 1998-2014, notamment à destination des zones rurales), l’AFD est un bailleur de fonds de premier plan dans le domaine de l’assainissement.

Moderniser et étendre les réseaux gérés par l’ONAS

Sur la période 2007/2012, l’AFD a apporté son concours à l’Office national de l’assainissement (ONAS) pour une vaste opération de réhabilitation des réseaux d’assainissement dans 13 gouvernorats. 80M€ ont été prêtés à des conditions avantageuses à l’État tunisien, somme octroyée à l’ONAS. Les fonds sont destinés à la révision et la pose de plusieurs centaines de kilomètres de canalisations ainsi qu’à l’installation d’outils de mesure et de surveillance destinés à renforcer le contrôle et la régulation de l’ensemble du réseau.

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Réhabiliter et agrandir les stations d’épuration

Sur la période 2011-2012, l’ONAS a lancé une opération de réhabilitation de 19 stations d’épuration et de 130 stations de pompage dans 19 villes tunisiennes.

L’AFD est partie prenante du projet, qu’elle cofinance à hauteur de 18,5M€, aux cotés de la banque KfW et de la Commission européenne.
L’augmentation des capacités de traitement doit permettre d’éviter la saturation des stations, tandis que des dispositifs sont imaginés pour revaloriser les eaux usées, à destination notamment des agriculteurs.

Améliorer les conditions de vie dans les quartiers populaires avec l’ARRU

Aux opérations centrées sur les réseaux s’ajoute le partenariat historique noué entre l’AFD et l’Agence de réhabilitation et de rénovation urbaine (ARRU) concernant la réhabilitation des quartiers populaires. La mise en place de réseaux d’assainissement occupe une place centrale dans la rénovation urbaine, dont les bénéfices en terme de santé publique se mesurent à moyen et long terme. Depuis le milieu des années 1990, 900 quartiers ont fait l’objet d’aménagements. On estime que deux millions de Tunisiens ont bénéficié de ces opérations.
En savoir plus sur cette coopération.


226M d’euros de prêts pour le développement des transports publics, moins polluants

Renforcer les transports publics ferroviaires (train/métro) est un levier pour réduire les pollutions atmosphériques, en parties causées par la circulation automobile.

Depuis près de dix ans, la modernisation des lignes de métro et l’achat de matériel roulant s’appuient sur les financements dit "Réserve pays émergents" (RPE), un dispositif de prêt avantageux proposé par le ministère français de l’Économie pour financer des projets d’infrastructures dans les économies du Sud.

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Au total, 226M€ ont été mis à la disposition des autorités et entreprises de transport tunisiennes à des condition particulièrement avantageuses (taux de prêt inférieurs à 0.5%, délais de grâce avant le début du remboursement...).

Sur cette somme, 55M€ sont allés au réseau ferré tunisien, pour l’achat d’autorails (véhicules roulant) ainsi que pour la mise en place de la signalisation dans 11 gares.

Le métro léger de Tunis a aussi profité du dispositif, avec des conventions de financement qui atteignent 170M€ cumulés depuis 2004. Les sommes ont servi à l’achat de rames de nouvelle génération (une cinquantaine entre 2004 et 2010) et à l’extension de la ligne sud du métro, vers le quartier El Mourouj.


Inscrire ces améliorations dans le temps

Participer à l’effort de recherche

L’IRD contribue à renforcer les capacités locales

Dans le champ de la coopération scientifique, la présence active en Tunisie de l’Institut français de recherche pour le développement a rendu les échanges particulièrement intenses dans le domaine de l’environnement : l’activité de l’IRD est précisément centrée sur les relations entre l’homme et son environnement dans la zone intertropicale et méditerranéenne.

Le renforcement des capacités de recherche des communautés scientifiques du Sud est une des missions premières de l’IRD. Il s’agit de travailler sur des savoir-faire spécifiques, comme la rédaction de projets, les recherches bibliographiques, la gestion des ressources humaines, la gestion financière, la valorisation des résultats, ou encore la gestion de la propriété intellectuelle.

Cela peut passer par des soutiens individuels (attribution de bourses pour les chercheurs), le renforcement des équipes de recherche et l’appui aux structures institutionnelles (en savoir plus).

Des équipes de recherches mixtes

En Tunisie, l’IRD compte plus d’une vingtaine de chercheurs. Ils mènent leurs recherches conjointement avec plusieurs universités et agences locales (découvrir l’ensemble des programme), avec pour principaux thèmes, le climat, l’eau et l’agriculture. On peut notamment citer :

- l’étude des changements climatiques et leur impact sur les écosystèmes et l’activité humaine (ressources en eau, agriculture). Cette recherche est menée en collaboration avec l’Institut tunisien de recherche en génie rural, eaux et forêts (INRGREF), la Direction générale des ressources en eau (DGRE) et l’Université de la Manouba ;

- une étude sur la gouvernance des aires marines protégées, menée en partenariat avec la Faculté des sciences économiques et de gestion (FSEGT) de l’Université de Tunis El Manar ;

- une série d’études portant sur les rapports entre les ressources en eau, l’agriculture et l’irrigation, conduites notamment avec l’Institut national agronomique de Tunis (INAT) ;

À ces sujets s’ajoutent des études portant par exemple sur la qualité des sols, l’évolution des risques d’incendies ou encore les pollutions liées à l’exploitation minière...

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Une plateforme d’échange d’information dans le domaine de l’eau

Partager les informations, connaitre les travaux des institutions du pourtour méditerranéen, faciliter les rencontres et la mise en place de coopérations : tels sont les objectifs du Système euro-méditerranéen d’information sur les savoir-faire dans le domaine de l’eau (SEMIDE).

Cette plateforme lancée à la fin des années 1990 a été un projet pionnier dans le partage des savoir-faire autour d’un dossier central en Méditerranée.

Elle permet l’accès aux informations suivantes :
- les institutions et les experts qui interviennent dans le domaine de l’eau,
- la documentation dans le domaine de l’eau,
- les programmes de recherche et développement,
- les possibilités de formation,
- les méthodes et techniques utilisées pour la gestion des ressources en eau.

Soutenir la société civile active dans le domaine de l’environnement

Dans sa politique de soutien à la société civile tunisienne, l’Institut français de Tunisie (IFT) a fait de l’environnement l’un des axes prioritaires de son action (avec le microcrédit, la citoyenneté et les droits des femmes). Il s’agit d’encourager l’émergence d’un tissu associatif fort, à même de monter des projets locaux et d’être une force de proposition pour les autorités.

L’environnement : l’un des piliers du Forum tuniso-français de la société civile

Réunissant près de 1000 participants, le deuxième Forum tuniso-français de la société civile a donné l’occasion aux acteurs associatifs environnementaux français et tunisiens d’échanger et d’imaginer de nouveaux partenariats. France nature environnement et le Réseau associatif pour la nature et le développement en Tunisie (RANDET) ont d’ailleurs été deux associations moteur dans l’organisation de l’évènement.

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Téléchargez la brochure complète du forum.

Durant les rencontres et les séminaires, les discussions ont porté sur le cadre réglementaire concernant les réserves naturelles, l’écotourisme, l’implication des populations dans les projets environnementaux ou encore la sensibilisation des citoyens, jeunes en particulier, aux questions environnementales.

Plusieurs pistes de coopération ont été lancées à l’occasion du forum, au bénéfice des régions (Korba, Kasserine,...) et au niveau national, à travers l’élaboration d’un programme de sensibilisation à l’environnement, fruit du partenariat entre RANDET et le Centre d’entraînement aux méthodes d’éducation active (CEMEA- France).

Enfin, l’Agence française de développement a annoncé la mobilisation d’un financement de 160.000 euros destinés aux projets de modernisation agricole portés par deux ONG, le Groupement des éleveurs de race tarentaise (GERT) et l’Association pour une agriculture durable (APAD).

Lire les conclusions du forum.

Un Fonds pour appuyer les associations

Dans le prolongement du premier forum tuniso-français de la société civile, l’IFT a mis en place un Fonds social de développement (FSD), destiné à appuyer des projets associatifs et doté d’une enveloppe de 500.000 euros pour la période 2011/2012.

En 2011, l’Institut français de Tunisie a par exemple retenu le dossier du Club des sports nautiques de Kélibia, dont une partie des actions concerne la sensibilisation des jeunes à l’environnement marin. Avec les 10.000 euros reçus, le club a acquis un bateau, pour mener des opérations de dépollution, et un appareil photo étanche, afin de dresser un état des lieux des pollutions sous-marines. S’ajoute à cela un rétroprojecteur, pour diffuser les images et les films auprès des jeunes.

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Le Club des sports nautiques de Kélibia organise des cessions de sensibilisation à l’environnement marin à destination des enfants de la région.

En 2012, parmi les 26 associations aidées, 8 conduisent des projets relatifs à l’environnement et la santé humaine :

- l’Association pour la sauvegarde de l’île de Djerba (ASSIDJE),
- l’Association d’éducation relative à l’environnement de Hammamet (AERE),
- le Club des activités de plongée de Bizerte (CAP Bizerte),
- l’association "Repère des entrepreneurs" et l’Association pour le développement et la solidarité de Chénini-Tataouine (ARE et ADSC),
- l’Association tunisienne pour la protection de la nature et de l’environnement de Korba,
- l’association "Ferme thérapeutique pour handicapés" de Sidi Thabet (AFTH) ;
- l’association "Appui aux initiatives de développement (AID),
- l’Association de protection de l’environnement et des sites (APES).


Tout le dossier sur le développement durable

- Présentation du dossier
- Acteurs, bailleurs et cadre de la coopération
- Travailler à la transition énergétique tunisienne
- Protéger la nature et les hommes

Dernière modification : 24/10/2016

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