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Échanges agroalimentaires entre la France et la Tunisie

Les échanges agricoles et agroalimentaires

La France figure parmi les principaux investisseurs étrangers dans les secteurs agricole et agroalimentaire en Tunisie. Les entreprises françaises les plus connues sont Danone (produits laitiers et biscuiterie), Agroland (production d’abricots : 150 ha), Agrolito (production de salades : 150 ha), Timab, Ceva, Techna (production d’ingrédients pour l’alimentation animale), Les Salins du Midi (production de sel de mer) ou encore Aromatech, Louise (en partenariat avec Octaves) et AMO (Compagnie industrielle de farine), qui ont directement investi en Tunisie.
La France est également bien représentée dans le domaine vitivinicole avec la présence, sous différentes formes juridiques, d’investisseurs comme Castel (en partenariat avec le groupe tunisien SFBT), Kurubis (exploitation off shore) et Château la Reine Elissa (en partenariat avec l’Union tunisienne des caves coopératives vinicoles).

Contrairement aux années précédentes, la balance commerciale franco-tunisienne agroalimentaire du 1er semestre 2007 se révèle, en valeur, excédentaire pour la Tunisie (+3 M€). En quantité, le solde reste cependant largement en faveur de la France, environ 90 000 tonnes contre un peu moins de 40 000 tonnes pour la Tunisie.

Les exportations agroalimentaires françaises vers la Tunisie ont connu, au cours des six premiers mois de l’année, une très forte baisse, que ce soit en quantité ou en valeur : respectivement - 57,8% et -27,4%. Elles ont surtout été le fait de trois postes : les céréales, les produits laitiers et enfin les conserves et produits d’épicerie sèche.

En revanche, les exportations agroalimentaires tunisiennes vers la France ont poursuivi leur progression lors du 1er semestre 2007 : +9,4% en quantité et surtout +25,4% en valeur, tous produits confondus. Quatre postes sont principalement à l’origine de ces bons résultats : les fruits, qui représentent à eux seuls près de la moitié de la valeur des exportations, les légumes, les conserves et produits d’épicerie sèche et l’huile d’olive.


Approvisionnement en céréales de la Tunisie

La France est, au sein de l’Union européenne, le principal fournisseur de céréales de la Tunisie.
D’une manière générale, les importations de céréales, destinées à l’alimentation humaine ou animale, représentent, en moyenne et selon les années, de 30 à 50% du total des importations agroalimentaires de la Tunisie. La France assure en direct 10% de cet approvisionnement, ce qui représente le premier poste d’exportations vers la Tunisie (environ 24%).

France export céréales, association de producteurs français de céréales, entretient une coopération technique forte avec l’Office tunisien des céréales. Avec l’expertise de l’institut technique Arvalis, France export céréales a aidé l’OTC à créer en 2004 le Laboratoire officiel tunisien de contrôle de la qualité des céréales en Tunisie.

Enfin, comme chaque année, France export céréales compte organiser à la fin du mois de novembre des rencontres entre professionnels de la filière céréalière française et tunisienne (agriculteurs, semenciers, coopératives, banques, importateurs, Office tunisien des céréales, services publics…). Cette manifestation permet d’évoquer des sujets techniques d’actualité, de commenter les perspectives des marchés céréaliers internationaux et de présenter l’offre française.


Participation française au Programme d’appui à l’Accord d’association Tunisie/UE

Afin de faciliter la mise en œuvre de l’Accord d’association avec la Tunisie, l’Union européenne a mis en place en août 2003 un Programme d’appui à l’Accord d’association (P3A) doté de 20 MEUR qui s’étale sur cinq ans et qui est intégré au programme MEDA. Ce programme est destiné à renforcer les capacités institutionnelles de la Tunisie dans les domaines suivants :

  • facilitation du commerce et des échanges,
  • coopération économique,
  • développement des services,
  • coopération sociale.

Il s’agit principalement d’assistance technique dispensée au travers du cadre déjà bien rodé que constitue les "jumelages".

L’application de ce programme au secteur agroalimentaire a donné lieu à deux jumelages lourds pour renforcer les capacités institutionnelles dans les domaines sanitaire et phytosanitaire qui ont été attribués à la France, sur procédure d’appel d’offres. Dans le cadre de ces jumelages, la France a détaché deux fonctionnaires français, vétérinaire et phytosanitaire, auprès du ministère tunisien de l’Agriculture, pour une période de 24 mois.


Amélioration de la génétique animale

Dans le cadre de la coopération institutionnelle et technique bilatérale entretenue entre les ministères de l’Agriculture, les vétérinaires français et tunisiens se rencontrent régulièrement, notamment sur les questions de contrôle sanitaire. Un programme proposé par la Direction générale des services vétérinaires du ministère tunisien prévoit, notamment, l’organisation de plusieurs formations continues de vétérinaires officiels de la Direction générale des services vétérinaires (DGSV) et des Commissariats régionaux de développement agricole (CRDA), d’élèves inspecteurs à l’École nationale des services vétérinaires (ENSV) et, dans le cadre du FSP (appui à la formation en épidémiologie et à l’action sanitaire), la formation de coordonnateurs nationaux de jeunes recrues ainsi que la mise en place de réseaux d’épidémio-surveillance.

Au lendemain de la crise de l’Encéphalite spongiforme bovine (ESB), les bonnes relations entretenues entre autorités tunisienne et françaises avaient permis de conclure des certificats permettant une ouverture du marché pour nos échanges d’animaux vivants, de semences animales, d’embryons animaux et de crustacés vivants.

Par ailleurs, le Tunisie a exprimé, il y a 10 ans, sa volonté d’améliorer la race bovine par la génétique française. Une première phase de coopération engagée de 1994 à 1997 a permis avec le ministère tunisien de l’Agriculture, les organismes d’élevage (O.E.P. et Centre de Sidi Thabet) et des éleveurs indépendants, de réaliser des croisements génétiques qui ont confirmé l’adaptabilité de la race "Tarentaise" au climat de la Tunisie et de confirmer, ainsi, l’intérêt des éleveurs tunisiens.

Ces échanges ont conduits en janvier 2006, l’UCEAR (Union des coopératives d’élevage Alpes-Rhône) et le Groupement des éleveurs de la race tarentaise en Tunisie à envisager un protocole d’accord qui a été signé en décembre 2006 à l’occasion de la visite du ministre français. Au terme de ce protocole, il est prévu de développer la production de lait et de viande bovine en Tunisie grâce au transfert de savoir faire et à la vente de génétique française.


Pôle de compétitivité agroalimentaire de Bizerte

La Tunisie s’est engagée, au cours du Xème plan économique et social, dans un ambitieux programme de création de 12 technopôles ayant pour objectif de favoriser l’innovation technologique et la création d’entreprises.

La société du Pôle de compétitivité de Bizerte a signé en janvier 2007, en présence des ministres François Loos et Afif Chelbi, des conventions de coopération à la fois avec le Technopôle régional d’Avignon "Agroparc" et avec le Pôle de compétitivité de Montpellier "Q@limed".

Des comités de suivi des accords se tiennent à un rythme régulier. Des actions ont été décidées en matière de formation et d’aide aux nouvelles entreprises, notamment la création, avec l’aide de Q@limed, de formations diplômantes telles qu’un master en management agroalimentaire ou un BTS+ en conduite de projet agroalimentaire. Ces formations, prévues pour la rentrée universitaire de 2008, seraient hébergées par l’ISET. Toujours avec Q@limed, un séminaire sur la formation et la veille stratégique est organisé le 25 octobre à Bizerte. Enfin, le volet recherche de partenaires est suivi en coopération avec Agroparc.

La coopération avec la France est ancienne. Déjà une étude préalable à la création du pôle de compétitivité de Bizerte avait été réalisée en collaboration avec l’association française de recherche, de formation et d’information sur la Méditerranée, Agropolis. Celle-ci avait identifié cinq créneaux porteurs : les produits de la mer, la chaîne du froid, les produits secs (notamment les céréales et les légumineuses), les plats cuisinés et la vitiviniculture.

Les principaux domaines d’intervention du pôle tunisien devront notamment permettre de renforcer les relations entre le secteur agricole et l’industrie agroalimentaire (approvisionnement), de développer les exportations, d’améliorer la qualité des produits et le management des entreprises. Le technopôle aura également pour rôle de soutenir l’effort d’innovation des entreprises qu’il héberge.


publié le 10 novembre 2009

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