Formation professionnelle : acteurs, bailleurs et cadre

Bailleurs de fonds, administrations, agences, entreprises, universités... la coopération franco-tunisienne dans le domaine de la formation professionnelle engage une grande diversité d’acteurs. Leur objectif commun : participer au renforcement de la compétitivité et à la création d’emplois en Tunisie, en formant des personnels orientés vers les métiers d’avenir.


Les acteurs de la coopération

Côté français

Dans le secteur de la formation professionnelle, les programmes d’appui à la Tunisie engagent une grande diversité d’opérateurs français, parmi lesquels on peut distinguer

Cinq acteurs principaux :

- l’Agence française de développement (AFD)
en tant que bailleurs de fonds, elle accompagne la mise en œuvre des projets sur le terrain ;

- l’Institut français de Tunisie (IFT)
accorde des financements et soutien des structures tunisiennes, administrations, entreprises, associations ;

- l’Association nationale pour la formation professionnelle des adultes (AFPA)
opérateur, elle apporte son expertise à ses partenaires tunisiens, contribuant notamment à former des formateurs ;

- le Conservatoire national des arts et métiers (CNAM).
apporte son expertise et propose des formations professionnelles pour adultes ;

- le GIP international GIPINTER
appuie les agences de formation tunisienne et contribue à la construction de centres de formation.

Auxquels s’ajoutent de multiples partenaires :

Autour de ces cinq opérateurs principaux gravitent d’autres opérateurs français, organisations syndicales, patronales ou sectorielles. Ces structures apportent leur expertise sur des projets concrets et contribuent à la concertation entre les structures de formations et les entreprises. Citons :

- la Chambre tuniso-française de commerce et d’industrie (CTFCI)
a par exemple participé à la mise en place du dispositif "chèques emploi formation", qui incite les entreprises à embaucher leurs apprentis ;

- Ubifrance, l’Agence française pour le développement international des entreprises
travaille notamment à mettre en relation les spécialistes français de la formation professionnelle avec les acteurs tunisiens ;

- l’Agence pour le co-développement franco-tunisien
soutient la formation professionnelle de jeunes tunisiens dans les métiers de la restauration du patrimoine ;

- la Confédération française démocratique du travail (CFDT) ;
- le Mouvement des entreprises de France (MEDEF) ;
- les Chambres régionales de commerce et d’industrie, via leur composante « formation » ;
- les unions et associations sectorielles, parmi lesquelles on peut citer l’Association méditerranéenne de coopération internationale pour le développement agricole (AMCIDA), l’Union des métiers et des industries de l’hôtellerie français (UMIH), l’Union des industries et métiers de la métallurgie (UIMM), qui mobilise sa structure de coopération CODIFOR, des fédérations dans le domaine du batiment (celle de l’Yonne, de la région Champagne Ardenne
des structures syndicales et patronales qui apportent leur expertisent et participent à la concertations avec leurs homologues tunisiens ;

- le Centre national de la fonction publique territoriale (CNFPT)
contribue à la formation de fonctionnaire et d’agents publics, notamment dans le gouvernorat de Médenine ;

- le Centre international d’études pédagogiques (CIEP) ;
- l’Assemblée des directeurs d’IUT (ADIUT) ;
- les enseignants universitaires
apportent leur expertise dans la mise en place de licences professionnelles tunisiennes, dans le cadre du programme Profsup.

Côté tunisien

Côté tunisien, le pilotage des projets relève généralement du ministère de la Formation professionnelle et de l’Emploi, et passe par le biais des agences dont il a la charge :

- L’Agence tunisienne de la formation professionnelle (ATFP) ;
- le Centre national de formation des formateurs et d’ingénierie de formation (CENAFFIF) ;
En Tunisie, l’armée est également impliquée dans la formation professionnelle et gère des centres de formations civiles et militaires.

Organisations syndicales, patronales et sectorielles… d’autres partenaires tunisiens s’impliquent également, notamment dans les processus de concertation entre administrations, agences et monde professionnel :
- l’Union générale tunisienne du travail ;(UGTT)
- l’Union tunisienne des industries, du commerce et de l’artisanat (UTICA) ;
- l’Office national du tourisme tunisien (ONTT) ;
- la Fédération tunisienne de l’hôtellerie (FTH) ;
- l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche (UTAP) ;
- la Fédération nationale de la mécanique (FNM) ;
- la Fédération de l’électricité, de l’électronique et de l’électroménager (FEDELEC) ;
- la Fédération nationale du bâtiment (FNB) ;
- la Fédération nationale des entreprises du bâtiment et des travaux publics (FNEBTP) ;
- l’Institut national du patrimoine.


Cadres et bailleurs de fonds

Concernant la construction de centre de formations, les appuis aux administrations ou à la formation universitaire, les opérations de coopération passent généralement par des jumelages ou des conventions entre institutions tunisiennes et françaises, à la demande des ministères tunisiens.

D’autres opérations de coopération ont lieu à l’échelle locale, entre villes ou entre régions, dans le cadre de la coopération décentralisée.

Enfin, des appuis ponctuels et de formation continue ont parfois lieu directement entre des structures françaises et tunisiennes, à l’initiative d’agences ou d’associations et souvent par le biais de l’Institut français de coopération. C’est le cas dans le domaine des médias ou de la conservation du patrimoine par exemple.

Historiquement les principaux bailleurs français sont :
- les ministère français, avec en premier lieu le ministère français des Affaires étrangères, qui finance les actions engagées par IFT (par exemple l’opération « Chèques "emploi-formation" » : 100.000 euros de dons depuis 2011) ou encore soutient des centres de formation militaires ;
- le ministère de l’Intérieur, impliqué dans le financement de l’accord de développement solidaire de 2008 ;
- l’Agence française de développement, à travers le programme MANFORME (Mise à niveau de la formation professionnelle et de l’emploi, lancé en 1996)
MANFORME représente 73M€ de prêts sur la période 1997-2010.

À ces bailleurs s’ajoutent :
- les collectivités territoriales françaises, à travers des jumelages entre villes, départements ou régions ;
- les dons et les prêts multilatéraux, notamment dans le cadre de programmes européens.

Enfin, depuis 2008 et la signature de l’accord relatif à la gestion concertée des migrations et au développement solidaire, le ministère français de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire – rattaché au ministère de l’Intérieur en 2012 - est devenu un important bailleur de fonds pour le développement de la formation professionnelle en Tunisie.


L’accord de 2008

En avril 2008, l’Accord cadre relatif à la gestion concertée des migrations et au développement solidaire a donné une nouvelle impulsion à la coopération en matière de formation professionnelle. De 2008 à 2012, 30 millions d’euros de subventions ont été débloqués par la France.

Une partie des fonds a été dirigée vers la construction ou la restructuration de centres de formation professionnelle, destinés aux jeunes, notamment dans les régions.

Une autre partie des fonds a été consacrée au renforcement des structures de formation professionnelle tunisiennes comme le Centre national de formation de formateurs et d’ingénierie de formation (CENAFFIF) chargé de l’ingénierie de la formation et de la formation des formateurs.

À ces actions tournées vers les besoins du marché local s’ajoute un travail à dimension internationale visant à faire reconnaitre les compétences développées en Tunisie. Stages, échanges d’expertise, agréments, labels, autant d’éléments qui permettent d’attirer l’attention des entreprises et des investisseurs étrangers sur les savoir faire tunisiens.

En toile de fond de l’ensemble de ces dispositifs : l’implication des entreprises et des branches sectorielles, pour que la formation professionnelle tunisienne s’adapte en continu aux évolutions du marché du travail. Leur principe : « former utile » (en savoir plus).


Tout le dossier sur la formation professionnelle

- Présentation du dossier
- Acteurs, bailleurs et cadre de la coopération
- "Former utile" : concertation, implication du secteur privé.
- Les projets en détail

Dernière modification : 27/02/2015

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