Forum franco-africain pour une croissance partagée

Convergence entre un continent « plein d’avenir » et une France « pleine de projets »
François Hollande

La France et l’Afrique renforcent leur partenariat économique

La France a accueilli le 6 février à Bercy le Forum franco-africain pour une croissance partagée. Trois chefs d’État, une cinquantaine de ministres africains et 500 entreprises françaises et africaines avaient répondu à l’invitation du président de la République. Une délégation tunisienne avait fait le déplacement.

Pour la France, les ministres Emmanuel Macron, Michel Sapin et Laurent Fabius ont souligné les perspectives uniques de l’Afrique ainsi que la nécessité de renforcer le partenariat économique avec la France.

« On répète en permanence "l’Afrique, c’est l’avenir". Non, l’Afrique c’est le continent du présent. »
Laurent Fabius

Un an après le Sommet de l’Elysée pour la paix et la sécurité en Afrique et la Conférence économique pour un nouveau partenariat entre l’Afrique et la France (décembre 2013), ce Forum a illustré la mobilisation des acteurs publics et privés du partenariat entre la France et le continent africain, zones francophones et anglophones confondues.

L’Afrique appelle la France à jouer « un rôle encore plus important »
Ngozi Okonjo-Iweala, ministre des Finances du Nigeria

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Jeunesse, numérique et environnement, la combinaison gagnante pour l’Afrique

Au cœur des débats, la jeunesse africaine a fait l’objet de la première plénière. Citée comme une priorité de la France dans la relation franco-africaine, elle constitue le principal atout mais aussi un enjeu majeur pour le continent.

La jeunesse africaine, « une formidable opportunité » et « responsabilité »
Emmanuel Macron

Le défi climatique tient une place tout aussi importante en Afrique et dans l’action de la France qui abritera en décembre 2015 la 21ème Conférence des parties de la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (COP21).
À ce titre, Paris confirme le soutien apporté à l’Afrique à travers l’Agence française de développement (AFD), l’agence technique internationale Expertise France, ou encore le Fonds vert pour le climat dont le continent devrait être le bénéficiaire prioritaire.

Une croissance partagée, « forcément inclusive et durable »
Michel Sapin

Deux autres enjeux au cœur de la croissance africaine constituent des vecteurs de renouveau du partenariat franco-africain : le numérique et l’entrepreneuriat. L’innovation et la croissance partagée ne viendront pas seulement des grands groupes, mais des jeunes entrepreneurs et des PME françaises et africaines, en particulier dans le numérique, secteur qui connait une progression fulgurante sur le continent africain. Les partenariats publics-privés sont également des moyens privilégiés d’association franco-africaine.

Initier des « partenariats robustes, mutuellement bénéfiques, incluant les PME »
Ali Bongo, Président du Gabon

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Les outils financiers de la France mobilisés pour l’Afrique

Afin d’accompagner le continent africain face aux difficultés de financement de l’économie et d’atteindre l’objectif de doublement des échanges en cinq ans, la France fait valoir la mobilisation de tous ses outils.

Le président de la République a annoncé :
- un plan d’engagement de l’AFD de 20 Md€ sur 5 ans pour l’Afrique,
- l’orientation sur l’Afrique de 70 % des financements de la Réserve pays émergent (RPE) du Trésor français,
- la création d’une banque de l’exportation au service des grands contrats internationaux et le lancement d’un fonds Averroès III pour le financement en capital des PME françaises en Afrique et d’entreprises africaines,
- le lancement de la fondation Africa France, créée par Lionel Zinsou et soutenue par la France, dont l’objet est le renforcement de la dynamique de croissance et développement social en Afrique et en France via trois programmes de formation et la création de « clubs sectoriels ».

Le développement du financement participatif et la généralisation du service civique devraient également participer au rapprochement de la France et du continent. Enfin, Expertise France mobilise l’assistance technique française tandis que Business France et Coface proposent leur soutien aux entreprises françaises porteuses de solutions pour l’Afrique.

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Une participation tunisienne remarquée

Considérée comme un "pont" entre l’Europe et l’Afrique, la Tunisie représentée au niveau officiel par M. Chedly Ayari, gouverneur de la Banque centrale, a été un acteur remarqué du Forum de Bercy.

Pour le secteur privé, la présidente de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Mme Wided Bouchamaoui, était accompagnée d’une vingtaine de grandes entreprises tunisiennes. La Confédération des entreprises tunisiennes citoyennes (CONECT) était présente également.

M. Kais Sellami, président de la Fédération des TIC relevant de l’UTICA et référent tunisien de l’Alliance franco-tunisienne pour le numérique (ANFT), a pris part à la table ronde sur "l’innovation au service de la croissance". Pour sa part, le fonds d’investissement Tuninvest/Africinvest, a rejoint le cluster finance de la fondation Africa France.

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Dernière modification : 24/10/2016

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