François Gouyette rencontre les acteurs économiques à Sousse et Monastir

Le 25 octobre 2013, l’Ambassadeur de France s’est mis à l’écoute de la communauté d’affaires dans les gouvernorats de Sousse et de Monastir.

Pour en savoir plus sur le déplacement du 25 octobre, centré sur l’activité économique, cliquez ICI.

Pour en savoir plus sur le déplacement du 8 octobre 2012, centré sur la vie culturelle et la communauté française, cliquez ICI.


Déjeuner avec la communauté d’affaires de Sousse

La Présidente du comité Tunisie-France de l’Union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA), Zohra Driss, a réuni autour d’un déjeuner François Gouyette, les responsables d’Ubifrance et du Service économique régional (SER) ainsi qu’une trentaine d’hommes d’affaires de la région.

En présence de Jamel Gamra, ministre du Tourisme et de Houcine Dimassi, ancien ministre des Finances, plusieurs thèmes ont été abordés, notamment le tourisme, l’agroalimentaire, la santé ou encore les nouvelles technologies de l’information et de la communication.

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Tourisme

Le tourisme représente un secteur économique important dans la région. Les professionnels rappellent que la France a toujours été le premier partenaire touristique de la Tunisie et souhaitent que cela perdure mais ils constatent que le marché touristique français est en régression à cause d’une couverture médiatique qui a terni l’image de la Tunisie. Ils espèrent que la France continuera à apporter son aide au secteur touristique tunisien.

Jamel Gamra, ministre du Tourisme expose un projet à l’étude de quai pour les bateaux de croisière qui serait parfait pour développer le tourisme dans la ville de Sousse. Situé à proximité de la Médina et du musée, "ce levier du tourisme apporterait un nouveau souffle à la région" ajoute Nejib Mellouli, Président de la CCI du Centre (Sousse, Monastir, Mahdia).

Agroalimentaire

Dans le domaine de l’agroalimentaire, Karim Garnaoui, PDG d’Aquaculture tunisienne, exporte une grande quantité d’aliments pour poissons en France. Il exprime le désir de développer un partenariat avec une entreprise française.

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Santé

Ridha Charfeddine, patron du laboratoire UNIMED et le Dr Khaled Nabli, PDG de la clinique privée Essalem rappellent que la France et la Tunisie ont toujours été des partenaires privilégiés en matière de santé : « Nombreux sont les médecins tunisiens à avoir parachevé leur formation et perfectionné leurs capacités chez nos amis français », explique Khaled Nabli, qui serait preneur d’une collaboration encore plus étroite avec la France, dans les secteurs de la télémédecine ou du tourisme médical.

Industrie

Hichem Turki, directeur du Technopôle de Sousse, espère que « le secteur automobile se développera encore dans la région », mais « le plus important aujourd’hui est que les entreprises présentes en Tunisie y restent ». Pour cela, il faut que « la France continue d’apporter son aide à la Tunisie ».

À ce sujet, François Gouyette rassure ses interlocuteurs ; la France souhaite poursuivre son partenariat industriel avec la Tunisie, d’où la naissance du concept de "colocalisation", un principe gagnant-gagnant. Christelle Péridon, responsable du SER, en explique la portée : « un partage de savoir faire, différent d’une délocalisation et déjà expérimenté avec la Tunisie ».

Exemples de colocalisations :
- dans les TIC, avec l’Alliance numérique,
- dans l’industrie avec "La Pratique électronique".

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Rencontre avec les investisseurs de Monastir

La journée de François Gouyette dans le Sahel s’est achevée à Monastir par une rencontre avec une quarantaine d’investisseurs organisée par l’UTICA régionale.

Ces acteurs économiques, travaillant principalement dans le domaine du textile mais aussi dans les services ou l’industrie, ont exposé leurs préoccupations.

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Rapprocher les manifestations économiques

Plusieurs chefs d’entreprises voudraient que de grandes manifestations économiques soient organisées en province, notamment dans la région du Sahel, afin de pouvoir eux aussi bénéficier des opportunités d’affaires et de la couverture médiatique.

Bureaucratie

Plusieurs participants évoquent les inconvénients des procédures administratives jugées trop lentes et trop lourdes. Ils estiment que les entreprises françaises de la région font l’objet de contrôles accentués qui pénalisent leur productivité.

En outre, les entreprises françaises non résidentes éprouvent des difficultés de financements, ne pouvant s’adresser ni aux banques tunisiennes ni aux banques françaises pour obtenir des prêts.

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Visas

Par ailleurs, les chefs d’entreprise trouvent encore les formalités de visa trop contraignantes, notamment parce qu’elles exigent plusieurs déplacements à Tunis.

François Gouyette a évoqué différentes solutions à étudier, comme la collecte des dossiers sur place par la Chambre de commerce du Centre ( CCIC) ou l’ouverture de centres d’accueil TLS en province.

Climat général

Les préoccupations des investisseurs de Monastir portent également sur les investissements et les difficultés économiques ou sécuritaires qui sont accentuées par les articles de la presse française.

François Gouyette rappelle pourtant que la France ne cesse de promouvoir la Tunisie comme destination pour les investisseurs et le tourisme et que, depuis début 2013, 180 nouvelles entreprises françaises sont venues s’installer dans le pays.

Concernant la couverture médiatique, elle reflète l’intérêt que portent les Français à la Tunisie et la proximité entre nos deux peuples. Quant au fond, les journalistes français utilisent essentiellement les informations publiés par leurs confrères tunisiens.

Mais, pour l’ambassadeur, « les acteurs économiques doivent garder confiance car le train de la transition a démarré le 14 janvier 2011 et n’a jamais déraillé. Il continue d’avancer, même si parfois il ralentit ou s’arrête. Il continue d’avancer car les Tunisiens ont la volonté de parvenir à la mise en place d’une démocratie ». « Je reste confiant pour l’avenir tant que les Tunisiens se donneront les moyens d’avancer et de parvenir à instaurer un nouvel État », conclut François Gouyette.

Dernière modification : 24/10/2016

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