François Gouyette visite Zodiac équipements Tunisie

Depuis son arrivée en Tunisie, il y a 10 ans, le groupe Zodiac Aerospace a fondé trois sociétés. L’une fabrique des pièces pour l’industrie automobile, les deux autres pour le compte de l’industrie aéronautique, secteur en expansion en Tunisie. Ce secteur représente aujourd’hui 2% du PIB.

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Une importante partie des productions du groupe Zodiac Aerospace S.A est réalisée à Soliman, à proximité de Tunis. C’est là qu’est implanté Zodiac équipement Tunisie (ZET), où 1600 personnes travaillent à la production de pièces pour Airbus, Boeing ou encore Eurocopter.

Le 8 mars 2013, l’ambassadeur François Gouyette et les services économiques de l’ambassade ont parcouru le site et rencontré les équipes, guidés par Gaby Lopez, directeur général du groupe en Tunisie et président du Groupement des industries tunisiennes aéronautiques et spatiales (GITAS).

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François Gouyette, ambassadeur de France, accompagné de Gaby Lopez, directeur de Zodiac équipements Tunisie

Production de pointe

Harnais de trains atterrissage, systèmes d’essuie-glace, d’éclairage, moteurs électriques, capteurs, actionneurs de sièges, dégivreurs d’ailes, coffres pour toboggans d’évacuation... "Zodiac Aerospace est le leader mondial de plusieurs équipements et systèmes aéronautiques montés à bord des avions" indique Gaby Lopez en recevant ses visiteurs.

Dans l’usine, des opérations de moulage, d’assemblage et beaucoup de plans de travail dédiés au montage de systèmes électriques. "Ici, on fait du travail de précision, à la main. Beaucoup d’opérations sont impossibles à faire faire par des machines".

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Le directeur insiste sur les exigences propres au secteur, notamment en termes de sécurité. "Les pièces produites sont vérifiées une à une ; il nous faut être irréprochables en matière de respect des exigences qualité".

De fait, les standards de qualité se répercutent sur l’environnement de l’entreprise : "Nous collaborons étroitement avec nos fournisseurs, nous les appuyons en terme d’expertise. En même temps, il nous faut recruter un personnel de haut niveau, en travaillant en amont sur les questions de formation" détaille Gaby Lopez.


Capital humain

ZET s’est doté d’un service ingénierie et d’un bureau d’études.

Au cœur des ateliers de production, un groupe d’élèves s’exerce à de nouvelles manipulations sur des systèmes électriques. "Nous avons notre école interne. Ça permet de former les nouveaux mais aussi de donner de nouvelles compétences aux anciens. Il faut encourager la polyvalence et l’évolution au sein du groupe, c’est motivant pour les employés. Rien que dans cette usine nous avons 157 métiers différents" poursuit le directeur.

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Une partie de l’usine est consacrée à l’école interne à Zodiac Tunisie

En amont, l’entreprise a aussi noué un partenariat avec l’École nationale d’ingénieurs de Bizerte (ENIB), une structure qui collabore avec l’École nationale supérieure d’Arts et Métiers (ENSAM, en France). Plusieurs jeunes diplômés de l’ENIB ont déjà rejoint Zodiac.

Parmi les 1600 employés de ZET, 380 techniciens, ingénieurs et cadres tunisiens. "On fait confiance à nos équipes, de bas en haut de la hiérarchie. Elles travaillent de façon autonome, avec beaucoup d’implication. C’est le fruit du dialogue social, d’incitations à la progression, de la possibilité de faire émerger les idées et les talents" assure le directeur.

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Après 40 ans d’expérience en tant que manager dans plusieurs sites comparables à travers le monde, Gaby Lopez estime que le dialogue social est la clef de la réussite. "Cette implication des employés est un plus pour Zodiac, et au delà. C’est un facteur d’attractivité pour la Tunisie, surtout quand on la compare avec des destinations comme la Chine".

Au total, les trois entités de Zodiac Tunisie emploient près de 2300 personnes, dont 30% de techniciens et d’ingénieurs. "Au bout de deux ans, nos recrues peuvent signer un contrat à durée indéterminée".


Un groupement pour promouvoir l’industrie aéronautique et spatiale

Depuis 2006 le Groupement des industries tunisiennes aéronautiques et spatiales (GITAS) travaille à promouvoir en Tunisie le développement d’un environnement favorable à l’industrie aéronautique et spatiale : expertise technique, climat social favorable, infrastructures de pointe, partenaires locaux de qualité... "Une filière exigeante comme celle de l’aéronautique, ça ne s’improvise pas" explique Gaby Lopez, qui assure la présidence du groupement.

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Usinage et mécanique de précision, chaudronnerie, tôlerie fine, assemblage, fonderie, traitement de surface, plasturgie, câblage, électronique... le GITAS compte aujourd’hui 39 membres, majoritairement des sociétés françaises et tunisiennes. Elles sont pour l’essentiel localisées dans trois pôles : le grand Tunis, Soliman (sud de Tunis) et Sousse.

"Plus le tissu industriel est solide dans le domaine, plus les investisseurs vont s’intéresser à la Tunisie. Une nouvelle entreprise ce n’est pas de la concurrence, c’est un partenaire : nous sommes complémentaires, c’est pourquoi nous nous regroupons, y compris géographiquement" explique Gaby Lopez. De fait, le groupement encourage l’implantation de nouvelles entreprises et favorise l’émergence de fournisseurs locaux à même d’obtenir les agréments qualité internationaux. "Avoir une chaine d’approvisionnement de proximité nous fait gagner en réactivité. Développer le tissu industriel local, les PME, c’est la clef pour renforcer l’attractivité du pays".

Dernière modification : 24/10/2016

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