L’Institut français présente la saison 2013

"Depuis janvier 2011, l’Ambassade de France a accompagné l’émergence de nouveaux acteurs culturels de la scène tunisienne, de nouvelles disciplines ; aujourd’hui, deux ans après la révolution, alors que la Tunisie vit une nouvelle page démocratique de son histoire, nous parions sur la culture comme vecteur de développement, non seulement humain et spirituel, mais également économique".

Le 12 mars, l’ambassadeur de France François Gouyette et le directeur de l’Institut français de Tunisie (IFT) Valéry Freland ont expliqué devant la presse les principes de la coopération française dans le champ culturel, depuis janvier 2011.

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Cliquez sur l’image pour lire l’intervention de François Gouyette.

Accompagnés de la cantatrice tunisienne Dorsaf Hamdani et de l’administratrice générale de la Comédie française, Muriel Mayette, ils ont tracé les grandes lignes des actions futures de l’IFT, livrant les dates clefs du programme 2013, "une programmation riche, de haut niveau, qui fait le pari de la jeunesse tunisienne et de l’ouverture aux autres et à l’avenir".


Le choix de la qualité

Rôle central de l’IFT : favoriser les échanges culturels entre la Tunisie et la France.

"En Tunisie, nous avons fait le choix de nous focaliser sur la qualité et non sur la quantité" explique Valéry Freland. À l’affiche cette année, le meilleur violoniste français actuel Renaud Capuçon, le rappeur Oxmo Puccino ou encore le très populaire Orchestre national de Barbès, qui se produira gratuitement sur l’avenue Habib Bourguiba à l’occasion de la Fête de la musique.

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Valéry Freland, directeur de l’IFT.

La venue de la Comédie française au théâtre municipal de Tunis est également emblématique. La compagnie n’était pas venue en Tunisie depuis près de 10 ans. Ce retour s’accompagne, en marge de la représentation, de rencontres et de cours destinés aux jeunes et aux professionnels du théâtre tunisiens.

Enfin, la chanteuse Dorsaf Hamdani, partenaire de l’IFT pour cette année 2013, sera le point de rencontre entre les répertoires de deux grandes figures de la chanson arabe et française, Fairuz et Barbara. La chanteuse se produira en Tunisie et en France.

"Nous avons à cœur de faire circuler les œuvres et les artistes" assure le directeur de l’IFT, qui met en avant le dispositif "Compétences et talents" permettant la libre circulation d’artistes tunisiens entre les deux rives de la Méditerranée. "Il s’agit d’un dispositif dont peuvent bénéficier plusieurs pays et il se trouve que ce sont les artistes tunisiens qui sont le mieux représentés" se réjouit Valéry Freland.

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Quartier créatif Martine Derain, Ex Nihilo, Tunis, 2010 © Martine Derain.
Le 17 et 18 mai 2013, le collectif tunisien Dream City a carte blanche à Marseille.

"Les grands festivals (cinéma à Cannes, photo à Arles, théâtre à Avignon) et les musées français ont accueilli de nombreux artistes tunisiens depuis 2011, donnant une visibilité à la création tunisienne contemporaine" explique le directeur.
Ces échanges se poursuivront en 2013 et tout spécialement à Marseille. La capitale européenne de la culture 2013 a fait de l’espace méditerranéen le fil conducteur de sa programmation, avec pour invités la chanteuse Emel Mathlouthi, le collectif Dream City et d’autres artistes tunisiens.


Soutien à la décentralisation culturelle et à la jeunesse

"Le renforcement de la programmation dans les antennes de l’IFT à Sfax et Sousse témoigne de notre volonté d’investir davantage les régions. La culture, ce n’est pas seulement Tunis, c’est aussi faire circuler les spectacles et valoriser les talents dans tout le pays", estime Valéry Freland.

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"Scène ouverte" offre un tremplin aux jeunes artistes de la région de Sfax.

Le directeur de l’IFT cite également les dispositifs itinérants, comme La route du cinéma (16 villes tunisiennes visitées en 2012), et le soutien aux associations culturelles locales, au Kef, à Bizerte ou encore à Djerba, où un nouveau centre culturel a reçu le soutien de l’IFT. Au total, depuis la révolution, 250.000€ ont été débloqués au bénéfice d’associations culturelles tunisiennes.

Un effort particulier porte désormais sur les nouvelles formes de création portées par la jeunesse, les cultures émergentes, avec par exemple un soutien financier au festival de musique électronique "Echos sonores Tunis (FEST), et un soutien aux équipes tunisiennes de breakdance, à Tunis et en région.


Soutien à la professionnalisation des acteurs

"La culture c’est aussi une industrie, des savoir-faire, de l’emploi. C’est pourquoi nous cherchons à renforcer les acteurs culturels tunisiens, leur capacité à se structurer, leur expertise" explique Valéry Freland. La démarche s’étend également au domaine de l’artisanat de haut niveau.

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En 2012 une trentaine de jeunes tunisiens porteurs de projets ont reçu des formations sur place et des stages de formation en France. Avant eux, en 2011, on peut citer l’appui aux artisans restaurateurs du musée du Bardo ou encore des échanges entre les étudiants tunisiens de l’Institut supérieur d’art dramatique (ISAD) et ceux de l’École nationale supérieure des arts et techniques du théâtre, basée à Lyon (ENSATT).

En tout, 250.000€ ont été destinés aux programmes de formation et à la structuration des filières professionnelles.

Les coopérations sont également étroites au niveau des ministères tunisiens et français, en matière de soutien au Centre national du cinéma et au Centre national du livre tunisien, par exemple.


- Téléchargez le communiqué de presse ici.

- Découvrez la programmation en téléchargeant la brochure sur ce lien.

- Pour ne rien manquer, l’agenda récapitulatif est à votre disposition ici.

Dernière modification : 30/06/2016

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