L’ACFT restitue des objets précieux au patrimoine tunisien

Par deux fois, l’Agence pour le co-développement franco-tunisien a financé l’acquisition d’objets précieux caractéristiques du patrimoine tunisien, dans le but d’enrichir les collections du Musée de la médina de Tunis.


Restitution d’une robe de mariée brodée de fils d’argent

Le 19 février 2010, l’Agence pour le co-développement franco-tunisien (ACFT) a remis aux autorités tunisiennes une magnifique robe de mariée brodée de fils d’argent portée, dans la tradition, lors de la cérémonie de la "jelwa".

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Cette pièce acquise par l’ACFT a été retrouvée et expertisée en Belgique par Mme Marie Foissy, conservatrice des musées de France et chef de projet à l’Institut du monde arabe (IMA), ainsi que par Mme Hayet Guettat, conseillère du ministre tunisien de la Culture pour la sauvegarde du patrimoine matériel et immatériel.

Il s’agit d’un élément essentiel de la tenue d’apparat de la mariée citadine dans la région du Sahel nommée "qmejja". Très ample et assez longue, la tenue est confectionnée soigneusement par l’emploi de matières de très belle qualité (rubans de brocart dorés, tissés à Lyon, désignés sous le nom de "shrit" ; lourdes broderies de fil d’argent ; paillettes cousues de cannetille…).

Les motifs brodés sont riches et variés. On y voit notamment des signes prophylactiques comme la main dite "khomsa". Grâce aux matières utilisées dans sa confection, on peut dater ce vêtement de la fin du XIXe siècle.


Restitution d’un bijou historique : la "Fakrouna"

Le 21 novembre 2008, L’Agence nationale pour le co-développement franco-tunisien avait déjà remis aux autorités tunisiennes un bijou historique tunisois retrouvé et acquis chez un antiquaire belge.

La "Facrouna" est venue enrichir la collection ethnographique déjà prestigieuse du Musée de la médina de Tunis, "Dar Ben Abdallah". Il s’agit d’une broche en diamant sur argent doublé d’or qui date de la fin du XVIIIe siècle.

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Dans un premier temps, ce bijou servait d’accessoire pour les coiffes d’apparats portées par les Tunisoises aisées lors des fêtes. Par la suite, elle sera portée en broche agrafée sur les tuniques de cérémonie.

La Facrouna est l’œuvre des bijoutiers de Tunis ou de Mahdia, où vivait à l’époque une communauté de maîtres artisans bijoutiers et joailliers juifs. Ces derniers ont su proposer aux Tunisiennes une gamme de bijoux d’inspiration turque et européenne. Leur valeur reposait sur des techniques de conception très élaborées perceptibles dans la finesse caractérisant le traçage des entrelacs et le découpage des motifs ainsi que de savantes incrustations de pierres précieuses.

Dernière modification : 04/04/2014

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