L’IRD célèbre 50 ans de partenariat avec la Tunisie

M. Jean-François Girard, président de l’Institut français de recherche pour le développement (IRD), a effectué en novembre 2007 une visite en Tunisie pour marquer 50 ans de coopération continue avec ce pays.
Un accord de coopération en matière de recherche scientifique et technologique avec le Gouvernement de la République tunisienne, représenté par le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de la Technologie, a été signé à cette occasion


Cadre des activités de l’IRD en Tunisie

L’Institut de recherche pour le Développement (IRD) est un établissement public français à caractère scientifique et technologique, placé sous la double tutelle des ministères chargés de la recherche et de la coopération.

Il remplit trois missions fondamentales :

  • la recherche,
  • l’expertise,
  • et la formation.

L’Institut de Recherche pour le Développement (IRD), travaille en Tunisie dans le cadre du protocole d’accord de coopération qu’il a signé en 1992 avec le secrétariat d’État à la Recherche scientifique et à la Technologie. Dans ce cadre, l’IRD développe, en partenariat avec les institutions tunisiennes de recherche et d’enseignement supérieur, des programmes de recherches pour le développement en accord avec les priorités du pays. Des conventions d’applications, destinées au transfert des résultats de recherche au développement, sont également signées avec des directions techniques des ministères.

En Tunisie, la recherche s’est longtemps focalisée sur l’étude de l’eau et des sols avant de se diversifier au cours des années. Elle porte actuellement sur différents thèmes contribuant au développement durable, en accord avec les priorités du plan de développement économique et social de la Tunisie.


Thèmes de recherches de l’IRD en Tunisie

L’IRD privilégie des thèmes scientifiques en relation avec les enjeux du développement économique de la Tunisie et les demandes de ses partenaires.

Les thèmes scientifiques sur lesquels ont porté les études de l’IRD ont concerné d’abord les connaissances de base sur les ressources utiles au développement : écosystèmes, ressources en eau, ressources en sol. Elles ont évolué par la suite vers de nouvelles thématiques, telles que les biotechnologies, la lutte biologique contre les ravageurs et l’économie du tourisme, par exemple.

En 2006, 11 projets de recherche étaient en cours avec la participation des trois départements scientifiques de l’IRD. Ces programmes concernent essentiellement :

- l’environnement dans ses relations avec le développement : changements environnementaux, gestion durable des ressources et des écosystèmes ;

- la biologie appliquée à la protection des cultures et aux biotechnologies ;

- la nutrition et la santé en relation avec les changements sociaux et comportementaux ;

- les dynamiques sociales et économiques dans le domaine du développement rural et le secteur du tourisme.


Formation et soutien aux équipes tunisiennes

L’IRD contribue à la formation des jeunes scientifiques tunisiens et à l’appui au développement de la communauté scientifique.

Actuellement les chercheurs de l’IRD participent à la formation dans huit masters, où ils donnent 142 h de cours. Ils encadrent les travaux de thèse de 17 doctorants, dont huit bénéficient d’une bourse de soutien de thèse du DSF/IRD. Une quinzaine d’étudiants, DEA, masters et PFE, sont accueillis et encadrés chaque année.

L’IRD soucieux d’appuyer de manière plus collective les équipes de recherches, a développé les "Jeunes équipes associées à l’IRD". Ces équipes, sélectionnées sur appel d’offres en fonction de leurs thèmes de recherche, bénéficient d’un appui scientifique et d’un soutien financier apporté sur une durée de trois ans. L’objectif est de contribuer à la structuration et à la stabilisation des compétences pour renforcer les dispositifs nationaux de recherche et favoriser l’insertion d’équipes au sein de la communauté scientifique internationale.

Depuis 2006, deux JEAI tunisiennes sont fonctionnelles et ont été contractualisées :

- BIOAROMEXT : Bioconversion de structures aromatiques en milieux extrêmes (Centre de biotechnologie de Sfax),

- BEMIGEST : gestion du problème "Bemisia" en cultures légumières (ESHE Chott-Mériem, INRAT, IRA).


Structure de l’IRD en Tunisie

- Personnel :

  • six chercheurs IRD expatriés et deux volontaires internationaux (VI),
  • personnel de recrutement local :
    • 11 permanents,
    • huit temporaires.

De nombreux partenaires participent aux programmes :

  • 53 chercheurs et enseignants chercheurs,
  • huit ingénieurs de recherches pour un total estimé de 215 hommes/mois en 2006.

- Moyens financiers :
Les dépenses totales en Tunisie, hors coûts salariaux et hors bourses de soutien de thèse, représentent en moyenne 650 000 € par an.

L’origine des crédits se partage en moyenne de la façon suivante :

  • IRD 69%,
  • conventions locales 14 %,
  • conventions internationales 17 %.

Dernière modification : 21/05/2012

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