Lutte contre la désertification

Du 17 et 20 avril 2012, s’est réunie à Tunis l’assemblée générale de l’Observatoire du Sahara et du Sahel (OSS). Cette organisation de coopération multilatérale s’intéresse à la question des ressources naturelles et aux mutations environnementales. Elle pour vocation de produire, gérer, partager et diffuser l’information utile entre les différents États membres, à l’échelle régionale, voir continentale.

À Tunis, les membres de l’organisation ont discuté de la mise en place de leur stratégie à l’horizon 2020. Il ont également élu un nouveau secrétaire exécutif, l’Algérien Khatim Kerraz.
Enfin, l’organisation a célébré ses 20 ans d’existence.


La question de l’eau comme priorité

Présidée par la tunisienne Mamia El Banna, ministre de l’Environnement, l’assemblée générale de l’OSS a passé en revue les travaux des chercheurs et les accords de coopération internationaux réalisés ces dernières années, notamment dans le domaine des ressources en eau.

À Paris, où il a siégé de 1992 à 2000, puis à Tunis, l’OSS a placé les thèmes de l’accès à l’eau et de la désertification au cœur de son activité. C’est sous son égide et grâce à ses expertises que sont concrètement mis en œuvre les principaux accords multilatéraux sur l’environnement dans la région, tels que la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (UNCCD), ou la Convention sur les changements climatiques (UNFCCC).

Durant les décennies 1970 et 1980, les sécheresses qui ont touché le continent africain ont suscité une prise de conscience internationale. Elles ont rendu évidente la nécessité d’une coopération scientifique et technique plus étroite et le renforcement des partenariats solidaires Nord – Sud – Sud. C’est de cette volonté de dialogue multilatéral qu’est né l’Observatoire, dont la France a contribué à la mise en place et participe, depuis, au financement (90.000 € en 2012).


Une expertise reconnue

Recevant les participants du sommet de Tunis, parmi lesquels figurent de nombreux Tunisiens et plusieurs Français, l’ambassadeur de France a encouragé la structure à impulser de nouveaux accords et de nouvelles recherches. Dans le sillage du second Forum franco-tunisien de la société civile, Boris Boillon a aussi invité les associations tunisiennes à poursuivre leur mobilisation sur les questions environnementales et la gestion de l’eau.

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L’ambassadeur de France au côté de la ministre tunisienne de l’environnement, présidente de l’Observatoire du Sahara et du Sahel

L’Ambassadeur a enfin rappelé que, lors du récent Forum mondial de l’eau, à Marseille, l’OSS s’est vu décerner le Grand prix mondial Hassan II pour l’eau.

La récompense vient tout particulièrement saluer le travail de l’Observatoire dans le domaine scientifique. Aux côté des chercheurs français de l’Institut de recherche et de développement, (IRD), l’OSS a été l’un des principaux maitres d’œuvre du Réseau d’observatoires de suivi écologique à long terme, le ROSELT, réseau unique d’une vingtaine d’observatoires s’intéressant aux mutations environnementales au Sahara.

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Télécharger le discours de Boris Boillon

Voir également l’article de l’Institut Français de Tunisie.

Dernière modification : 30/06/2014

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