Migrations : une recherche scientifique conduite par des lycéens

Une recherche scientifique conduite par des lycéens

En mai 2013, à Marseille, un colloque présentera les travaux de recherches de groupes de lycéens sur le thème des migrations.

En Tunisie, en France et au Maroc, des jeunes se penchent cette année sur le parcours de migrants rencontrés dans leur région, en adoptant une démarche scientifique.

Coordonnée par les chercheurs en sciences sociales de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), le projet doit permettre de mieux comprendre les phénomènes migratoires... et de briser un certain nombre d’idées reçues.

Au carrefour de trois continents, la Méditerranée est une zone particulièrement importante en terme de flux migratoires. Les migrants y présentent des figures et des itinéraires d’une grande diversité, qu’il convient d’analyser pour mieux comprendre les répercussions du phénomène.

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Trois étapes pour étudier les migrations à la loupe

1. S’initier au travail de recherche scientifique
En Tunisie, en France et au Maroc, lycéens, enseignants et chercheurs constituent des clubs scientifiques comptant une vingtaine d’élèves. Leur objectif est large : étudier la façon dont vivent les migrants dans leur région.
Pour ce faire, ils discutent du sujet et adoptent des questions clefs, puis collectent leurs données : archives, articles, entretiens avec des migrants...
Début 2013 viendra la phase d’analyse des données et la création de dossiers de recherche. Les travaux seront restitués sur des supports multimédias et sur internet.

2.Mettre en réseau les clubs de lycées

Pour mettre en commun ces recherches, une plateforme internet de ressources pédagogiques et scientifiques va favoriser les échanges et permettre de capitaliser les savoirs.

Elle présentera notamment les différentes méthodes de recherche utilisées, les avancées des clubs dans les différents pays. Elle constituera aussi une importante ressource documentaire pour les lycéens et les enseignants. Ouverte à tous, elle permettra de valoriser ces recherches auprès d’autres jeunes.

3.Ouvrir un espace de dialogue

À Marseille, tous les acteurs du projet se réuniront pour échanger sur leurs recherches. Venus de part et d’autres de la Méditerranée, plus de 350 jeunes présenteront leurs analyses et participeront à des ateliers de discussion avec les chercheurs.
Le grand public sera invité à se joindre à la manifestation, pour y découvrir, peut être, un autre regard sur les migrations.

Dernière modification : 27/02/2015

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