Point de presse de Christine Lagarde et Laurent Wauquiez

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POINT DE PRESSE CONJOINT DE MADAME CHRISTINE LAGARDE,
MINISTRE DE L’ÉCONOMIE, DES FINANCES ET DE L’INDUSTRIE,
ET DE MONSIEUR LAURENT WAUQUIEZ,
MINISTRE CHARGÉ DES AFFAIRES EUROPÉENNES
(Tunis, le 22 février 2011)

Propos préliminaires de Mme Christine Lagarde :

Bonjour à tous.

Mesdames et Messieurs, tout d’abord nous souhaitons remercier le Premier ministre et l’ensemble des ministres qui nous ont accueillis de manière très chaleureuse. Nous avons pu avoir ensemble des échanges extrêmement fructueux, détaillés, précis à l’occasion de cette visite.

Avec Laurent Wauquiez, nous sommes venus pour réaffirmer à la fois l’amitié et le soutien de la France, exprimer également notre admiration à l’égard du peuple tunisien pour cette révolution à la fois pionnière et profondément morale qui a engagé le peuple dans ce mouvement de transition.

Je tiens également à souligner qu’à l’initiative de la France, puisque nous venons de clôturer la présidence du “G20 finance” qui s’est tenu à Paris, nous avons souhaité engager la communauté internationale dans un message de soutien, d’amitié et en même temps de mobilisation économique et financière, au moment approprié, au côté des instances multilatérales et des banques régionales de développement, pour accompagner et soutenir le peuple tunisien dans son mouvement démocratique.

Mes objectifs, en tant que ministre de l’Économie et des Finances, c’était évidemment d’examiner les conditions de renforcement du partenariat économique entre nos deux pays. Je vous rappelle que la France est le premier partenaire de la Tunisie, à la fois dans le domaine des exportations, dans le domaine des importations, dans le domaine des investissements hors énergie et dans le domaine de l’aide au développement où la France a été un pilier constant de la Tunisie au cours des dernières années.

C’est donc à la fois avec ce souci du maintien et du développement de la relation, tout en reconnaissant avec beaucoup d’admiration la rupture profonde qui s’est engagée, que nous avons évoqué avec le Premier ministre un certain nombre d’initiatives spécifiques. Sur le fond, la France maintiendra bien sûr, augmentera et accélèrera la mobilisation des instruments financiers d’accompagnement de la Tunisie. Nous sommes ici pour examiner les besoins exprimés, la meilleure façon de mobiliser ces instruments financiers au service du développement économique et financier de la Tunisie afin de renforcer l’emploi, de lutter contre le chômage, d’améliorer la formation professionnelle, de la manière la plus utile et la plus efficace au service du peuple tunisien, sans aucune ingérence et dans le respect des désirs qui seront exprimés par les autorités tunisiennes.

Par ailleurs, nous avons également souhaité mobiliser les membres du gouvernement et je vous indique que mon secrétaire d’État au Tourisme sera en Tunisie dès la semaine prochaine pour examiner à quelles conditions nous pouvons mobiliser tous les grands acteurs du tourisme français au service d’une campagne en faveur de la Tunisie. La Tunisie, c’est aujourd’hui la destination d’1.400.000 touristes français. L’objectif, c’est évidemment que les 1.400.000 touristes français et d’autres puissent revenir en vacances en Tunisie avec une totale confiance.

Je vous indique par ailleurs que j’ai demandé à Pierre Lellouche, qui est mon secrétaire d’État au Commerce extérieur, d’accompagner des entreprises françaises qui se rendront en Tunisie dès le mois prochain, pour, là aussi, renforcer les échanges, maintenir les investissements et pour bien affirmer les conditions de la confiance économique exprimées par la France à la Tunisie.

Je répondrai bien sûr à toutes vos questions mais je voudrais laisser mon collègue et ami Laurent Wauquiez s’exprimer sur les domaines qui sont les siens, en particulier le domaine européen.

Propos préliminaires de M. Laurent Wauquiez :

Évidemment, pour la France, ce premier déplacement a une importance toute particulière et je voulais vous dire l’état d’esprit dans lequel nous sommes. Le peuple tunisien a donné une leçon au monde entier. Ce que vous avez montré, c’est que l’impensable devenait possible, grâce à la mobilisation du peuple tunisien. Ce que vous avez fait force le respect et c’est pour cette raison que l’état d’esprit dans lequel nous venons est un état d’esprit d’écoute. Il est hors de question de venir après la bataille pour donner des leçons à qui que ce soit ou expliquer ce qui serait bon ou mauvais pour la Tunisie.

Notre attitude a été d’écouter nos collègues tunisiens, de voir quelles étaient les demandes, quelles étaient les attentes du gouvernement provisoire et surtout, collectivement, passer finalement d’un temps qui a été pour nous le temps du commentaire au temps de l’action. Être à vos côtés pour favoriser, investir dans cette transition démocratique en fonction des besoins de la Tunisie.

Dans ce cadre là, la France veut résolument s’engager au côté de la Tunisie, pour que l’Europe soit votre soutien. La Tunisie doit être la priorité de l’Europe. Ce pour quoi j’ai plaidé dès dimanche soir, auprès de mes différents collègues européens, c’est pour que l’Europe fasse ce choix de la Tunisie en priorité. La France s’emploiera à être votre meilleur avocat au niveau de Bruxelles.

Cela s’incarne à travers un certain nombre de points très précis, tout de suite. La première chose, c’est de faire en sorte que la Tunisie puisse accéder au statut avancé. Pour la France, les négociations s’enclenchent immédiatement et le signal politique de la volonté de l’Europe, d’avoir une conclusion extrêmement rapide du statut avancé est ce pour quoi nous militons.

Un statut avancé pour la Tunisie, ce n’est pas pour nous un statut standard. Ce n’est pas la déclinaison de la boîte à outils classique de l’Union européenne. C’est un statut qui doit être sur mesure, un statut privilégié que votre Premier ministre appelle “un statut plus qu’avancé”. L’objectif est que sa conclusion puisse évidemment se faire avant la fin de l’année et, pour nous, c’est plutôt le début de l’automne que la fin de l’automne, avec une étape intermédiaire permettant de marquer la volonté de l’Europe de s’engager à vos côtés.

Dans ce cadre là, nos relations peuvent être consolidées dans trois domaines, au niveau de l’apport de l’Europe qui correspond aux demandes exprimées par les Tunisiens. Premier point, sur le terrain politique. Par exemple, soutenir des programmes de financement d’ONG dans le cadre de la liberté de la presse.

Deuxième terrain, l’économie : le statut avancé, c’est une énorme possibilité d’améliorer l’intégration économique de la Tunisie dans la sphère européenne. Cela vaut dans le secteur des services, dans lequel vous êtes très forts. Cela vaut aussi dans le secteur des normes pour faire en sorte que l’accès au marché européen soit plus facile. Pour prendre un exemple très concret, une PME tunisienne qui produit aujourd’hui du matériel électrique en Tunisie peut avoir des difficultés à accéder au marché européen parce que les normes ne sont pas exactement les mêmes et qu’on peut avoir un certain nombre de barrières. Le statut avancé permettra de très forts progrès en la matière.

Le troisième terrain, c’est celui des coopérations sectorielles, dans les domaines d’excellence que l’économie tunisienne peut développer ou dans des domaines qui ont été très attendus dans la période que vous avez vécue. Nous pensons par exemple aux biotechnologies, où des partenariats peuvent être construits, et nous pensons surtout à la formation professionnelle où nous savons que les attentes de la jeunesse tunisienne sont très fortes, très importantes, plusieurs fois exprimées par nos collègues tunisiens qui nous disent : sur la formation de nos jeunes, nous avons des projets mais il nous faut du soutien. De ce point de vue, le statut avancé permettra par exemple à de jeunes tunisiens de participer encore plus à des programmes d’échanges tels qu’Erasmus.

Enfin, un sujet qui a à la fois une dimension nationale et une dimension européenne, le tourisme. Le tourisme est vital pour l’économie tunisienne. La France est le principal pays d’où les touristes viennent en Tunisie et il y a des marges de manœuvre pour faire connaître la Tunisie dans toute l’Europe. Notre volonté, c’est de financer un programme européen de promotion de la destination Tunisie, pour que, tout de suite, on puisse attirer de nouveau des touristes de toute l’Europe. Je pense plus particulièrement à l’Europe du Nord pour qu’elle apprenne à découvrir la destination Tunisie de façon plus importante.

Le deuxième chantier, après le statut avancé, c’est celui des programmes régionaux. Là encore, la volonté de la France est que l’on soit concret, pragmatique. Nous avons des choses à faire avec vous. Pour les fermes solaires, pour un réseau d’aide aux PME, pour enclencher un centre de recherches euroméditerranéen à Tunis, pour mettre en place des programmes de dépollution de la Méditerranée, faisons des coopérations à vos côtés qui soient concrètes et qui avancent.

Le dernier point, c’est le nerf de la guerre : les moyens financiers. Qu’est-ce que l’Europe peut contribuer à mettre sur la table ? Il ne faut pas qu’on raisonne uniquement par rapport à l’instrument de voisinage, qui est l’un des outils de la politique européenne, mais aussi par rapport à d’autres moyens de soutien forts que la France souhaite voir mobiliser. De de point de vue, notre discours est simple : l’Europe doit augmenter les moyens financiers qui sont consacrés à la Tunisie et notre priorité de la rive Sud doit s’incarner ici.

Dans ce cadre là, il y a deux outils : la BERD, qui aujourd’hui n’intervient pas puisqu’elle est uniquement centrée sur les pays d’Europe orientale. Qu’elle intervienne ici serait une très bonne chose et nous travaillons sur cette piste. La deuxième, c’est la Banque européenne d’investissement, qui a des capacités d’investissement considérables – 80 milliards d’euros de financement – et dont la présence dans la région peut être accrue. Nous essayons notamment que des moyens supplémentaires, ceux par exemple des fonds de retour financier – plus de 120 millions d’euros qui ne sont pas utilisés – puissent être employés avec un véritable effet de levier.

Enfin, l’Union européenne va essayer d’aider à faire l’ensemblier pour attirer vers vous l’ensemble des partenaires financiers. Là, le rôle de Christine Lagarde est absolument déterminant. Ce que nous souhaitons, c’est bien un plan Marshall pour la Tunisie. C’est maintenant que vous en avez besoin. Vous avez fait un énorme bout de chemin, vous avez soulevé des montagnes et c’est maintenant qu’il faut que vous sentiez que nous sommes à vos côtés pour investir dans la démocratie.

Je finirai par une toute petite touche plus personnelle. Le monde arabe a beaucoup compté pour moi dans ma formation. J’y ai vécu, j’y ai étudié, j’étais spécialiste dans l’histoire du monde arabe et ce que vous faites là nous impressionne tous. J’ai finalement juste envie de dire une petite chose que vous me pardonnerez de dire en arabe : Firança ila janibikoum.

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M. Laurent Wauquiez à Tunis (22 février 2011)

Question : Comment pouvez-vous expliquer que la France, qui est le premier partenaire de la Tunisie, ait tardé à réagir pour dépêcher des ministres à Tunis ? Est-ce l’impact de l’affaire de Mme Alliot-Marie ou bien celui des relations étroites qu’entretenait le président Sarkozy avec l’ancien président tunisien ?

Réponse de Mme Lagarde : Vous savez, je crois qu’il faut faire les choses par étapes. Je me souviens d’avoir rencontré il y a plusieurs semaines le gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, ainsi que l’un de vos ministres. Lorsque je leur ai demandé : que pouvons-nous faire pour vous aider ? le gouverneur m’a dit : surtout, pour le moment, rien ! C’était dans un contexte où les agences de notation examinaient la dégradation de la note de la Tunisie. Ce qu’il me disait, du point de vue financier, c’était : maintenez les lignes de crédit, maintenez les concours financiers. Il faut donc être précis dans l’action et calibré dans la méthode.

Nous venons aujourd’hui, Laurent Wauquiez et moi-même, avec 1) beaucoup d’admiration 2) la détermination à aider là où ce sera souhaité et comme cela sera souhaité par les autorités tunisiennes. Nous sommes l’avant-garde, à l’égard d’une révolution pionnière que vous avez engagée et que nous admirons.

Cela veut dire que la semaine prochaine, vous aurez le représentant du gouvernement qui s’occupe du tourisme ; vous aurez quelques jours plus tard Mme Kosciusko-Morizet qui est en charge de toutes les questions relatives à l’environnement, au transport, à l’aménagement. Vous aurez quelques jours plus tard la responsable du MEDEF qui, évidemment, vient aussi pour donner un signal que le secteur privé veut maintenir de manière très forte la relation avec l’économie tunisienne. Vous aurez mon secrétaire d’État en charge du Commerce extérieur qui viendra lui aussi accompagné d’entreprises.

Vous voyez que c’est une démarche avec des étapes successives qui n’est pas seulement une promesse, qui n’est pas un passage éphémère, qui - comme toujours dans la relation avec la Tunisie – s’inscrit dans la durée, dans la profondeur et dans l’effectivité de notre action.

Je voudrais vous indiquer que nous nous sommes mis d’accord avec le Premier ministre pour constituer un groupe de travail spécifique qui sera composé de notre côté du directeur de l’Agence française de développement, du directeur adjoint du Trésor, de responsables du secrétariat général aux affaires européennes et à la direction européenne pour le ministère des Affaires étrangères et, du côté tunisien, par les plus hauts responsables aussi. Un petit groupe resserré de six ou sept personnes qui vont cibler, dessiner, architecturer les programmes de soutien et d’aide au développement économique et financier de votre pays.

Réponse de M. Wauquiez : La diplomatie française est une. Je travaille bien évidemment, comme vous le savez, en équipe constante avec Michèle Alliot-Marie. Avant ce déplacement, nous avons fait un travail commun pour voir quels étaient les points sur lesquels la diplomatie française pouvait être à vos côtés dans cette période. Je crois que notre message, qui est un message conjoint, c’est que nous voulons aujourd’hui être à vos côtés et pas dans une diplomatie de paroles, pas dans une diplomatie de déclarations de bonnes intentions mais dans une diplomatie de faits, d’action concrète, ce dont maintenant vous avez besoin.

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Mme Christine Lagarde et M. Laurent Wauquiez à Tunis (22 février 2011)

Question : Vous avez évoqué le statut avancé. Le grand avantage que retirera la Tunisie du statut avancé, c’est l’ouverture en matière de services. Or, les services sont étroitement liés à des hommes. Malheureusement, nos jeunes trouvent une difficulté à rentrer sur le territoire français. Qu’est-ce que vous allez faire pour faciliter la libre circulation des Tunisiens, au moins pour les experts ?

Réponse de Mme Lagarde : Il y a des accords qui ont été conclus entre la France et la Tunisie. Ces accords seront respectés, honorés. Je pense en particulier à l’accord de 2008 qui avait été signé par le président de la République et qui est relatif à l’immigration circulaire, c’est-à-dire à l’immigration formatrice pour la jeunesse. Il faut bien sûr privilégier cette immigration légale, professionnalisante, et il ne faut pas que ce soit l’immigration illicite qui vienne remettre en cause des accords aussi fondamentaux.

Réponse de M. Wauquiez : La position de la France sur cette question est très simple. Nous avons un accord avec la Tunisie qui consiste à accepter d’accueillir chaque année 9000 personnes venant de Tunisie, notamment dans des secteurs où nous avons de vrais besoins, en partenariat entre les deux côtés. Aujourd’hui, cet accord n’est pas appliqué complètement. Il faut qu’il le soit complètement. C’est normal que nous honorions la parole qui a été donnée.

Ce que nous souhaitons aussi, c’est que cet exemple puisse être une source d’inspiration pour l’ensemble des pays européens et que tous entrent dans la même démarche. Vous savez peut-être aujourd’hui que la France délivre aux Tunisiens à peu près quatre fois plus de visas Schengen que tous les autres pays européens de l’espace Schengen réunis. Quatre fois plus de visas Schengen donnés par la France aux Tunisiens que toute l’Europe rassemblée !

En revanche, comme l’a dit Christine Lagarde, il y a la lutte contre l’immigration illégale parce qu’elle affaiblit la Tunisie, parce qu’elle n’est bonne pour aucune des deux rives de la Méditerranée. Donc, nous honorerons, mieux que nous ne l’avons fait par le passé, nos engagements en termes d’immigration légale parce que c’est notre intérêt à tous. En revanche, nous lutterons contre l’immigration illégale, dans ce même esprit de coopération.

Question : Comment la France envisage-t-elle d’accompagner le mouvement démocratique en Tunisie ?

Réponse de Mme Lagarde : le Premier ministre a présenté devant le président de la République et au conseil des ministres ce qu’on a appelé le plan de soutien à la Tunisie. Ce plan de soutien comporte trois volets. Il y a un volet société civile qui consiste notamment à entrer en relation, à soutenir et à aider l’ensemble des organisations non gouvernementales.

Il y a un deuxième volet qui est un volet économique, que j’ai essayé de développer à l’instant et qui va nous amener à renforcer les échanges, à accélérer l’utilisation des instruments financiers, à augmenter le soutien que nous donnons à la Tunisie dans tous les domaines et en étant le plus ciblés possible. L’idée, c’est vraiment que nous soyons efficaces, pour les besoins du gouvernement provisoire et dans cette période de transition.

Le troisième volet, c’est ce que j’appelle la société de droit parce que je suis une vieille juriste de formation. Cela consiste à permettre des échanges entre les magistrats, à lutter contre la corruption. Cela concerne tous ces mouvements qui sont fondateurs pour la démocratie que vous êtes en train de mettre en place, qui suscite l’admiration du monde et qui fera, j’en suis sûre, jurisprudence.

Déclaration de M. Wauquiez : Pardonnez-moi mais il y a un sujet d’actualité concernant à la fois les Français et les Tunisiens qui est la situation en Libye. Nous sommes, comme dans le monde arabe, évidemment bouleversés par les violences et les souffrances qui ont été infligées au peuple libyen. Nous sommes scandalisés par l’usage éhonté de la force qui a été utilisée pour réprimer les manifestations et toutes nos pensées vont bien sûr aux victimes. Nous adressons toutes nos condoléances aux familles et nous pensons aussi aux quelques milliers de Tunisiens qui ont dû quitter la Libye dans des conditions éprouvantes. Ces massacres ne peuvent être commis impunément, comme l’a rappelé le président de la République qui a condamné avec fermeté et sans aucune ambiguïté ces violences.

Notre préoccupation est d’assurer la sécurité des Français. Une opération d’évacuation est en cours. Elle est conduite à ce stade avec deux appareils A310 et A340 de l’armée de l’air qui vont procéder à l’évacuation des Français, un troisième appareil se tenant prêt. Instruction a été donnée d’informer tous les Français pour qu’ils puissent gagner l’aéroport. Je tiens à souligner la préparation très minutieuse de cette opération qui a été nécessaire puisque les Français sont dispersés sur l’ensemble du territoire libyen, dans un contexte très complexe, ce qui explique aussi la très grande précaution que nous avons pris tout au long de cette période.

Notre priorité est d’assurer la sécurité des Français dans cette période.


Revue de presse

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Dernière modification : 24/10/2016

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