Renforcer la Protection civile tunisienne

Premiers secours, sauvetages en mer, risques chimiques... : des experts français participent à la formation des sapeurs-pompiers tunisiens... en attendant l’ouverture d’une école de formation de haut niveau. En 2011, les sapeurs-pompiers tunisiens ont assuré plus de 65.000 interventions. Confrontée à un champ d’action très large et à des missions d’une grande exigence, la Protection civile tunisienne (PCT) cherche à renforcer ses services et à dispenser des formations spécifiques à ses 6500 agents, répartis sur tout le territoire tunisien.

Une convention de coopération signée entre la France et la Tunisie doit permettre d’accélérer le processus.


Convention entre la France et la Tunisie

Signée en mai 2011 cette convention d’accompagnement est adossée à un soutien financier : un Fond de solidarité prioritaire (FSP) de 800.000 euros, versé par le ministère français des Affaires étrangères.

En 2012, cette coopération s’est matérialisée par des missions d’expertise auprès de l’administration, des stages de perfectionnement pour les agents de terrain et l’appui à la création d’un centre de formation.

Ces opérations se prolongeront en 2013 et 2014.

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En novembre 2012, à Tabarka, un stage de sauvetage subaquatique de trois semaines est dispensé par des instructeurs français aux sapeurs-pompiers tunisiens.

Un appui stratégique et organisationnel

En 2012 et pour que se concrétise rapidement l’accord de coopération, un expert en protection civile français a rejoint de façon permanente l’administration tunisienne à laquelle il apporte ses conseils. Auprès de la direction de la Protection civile tunisienne, cet officier contribue à identifier les risques, à anticiper leur évolution sur le territoire tunisien et à imaginer les dispositifs à mettre en œuvre en cas de catastrophe.

Il s’agit par exemple de prendre davantage en considération les dangers liés aux sites industriels dans la périphérie des grandes villes. L’expert planche ainsi sur la mise en place d’un département spécialisé dans les risques technologiques au sein de la future École nationale de la protection civile.

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L’un des bâtiments de la future École nationale de protection civile tunisienne (ENPC), dans le gouvernorat de Ben Arous.

Des cessions de formations ciblées

Pour les sapeurs-pompiers tunisiens, l’accord de coopération a permis la multiplication des cessions de formation et de perfectionnement.

Entre juillet et décembre 2012, quatre stages ont été organisés, avec le concours de spécialistes français.

- Le premier, sur la prévention des risques, a bénéficié à 12 sapeurs-pompiers tunisiens.

- Le second a porté sur les opérations de sauvetage sous-marines, avec la venue dans la région de Tabarka de deux sapeurs-pompiers plongeurs français.

- Il s’agissait, pour le troisième, de former des formateurs : 19 stagiaires tunisiens se sont perfectionnés en monitorat de secourisme.

- En décembre 2012 se déroule enfin une cession centrée sur les risques chimiques, durant laquelle 12 stagiaires tunisiens travaillent avec deux experts des formations militaires de la Sécurité civile française.

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Les stagiaires plongeurs et leurs instructeurs

Un centre moderne qui colle à l’évolution des missions

Enfin, le Fond de solidarité prioritaire a pour objectif le renforcement des capacités de formation tunisiennes.

À Djebel Jeloul, dans le gouvernorat de Ben Arous, un site est actuellement en cours d’aménagement pour devenir la future École nationale de protection civile tunisienne (ENPC). La première tranche des travaux de rénovation et de construction a débuté fin aout 2012 et les coopérants français accompagnent leurs partenaires tunisiens dans l’élaboration des programmes. Il s’agit de définir des cursus et des profils d’intervenants spécialisés qui correspondent précisément aux différents types de risques identifiés.

Du 25 novembre au premier décembre 2012 un stage de formation en France a permis à quatre officiers supérieurs tunisiens en charge du projet de découvrir les structures de formation françaises.

À l’horizon 2016, l’École nationale de protection civile tunisienne devrait atteindre une capacité d’instruction de 1000 stagiaires et accueillir des élèves issus d’autres pays de la région (Lybie, Palestine, pays du nord Sahel).

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Des cadres tunisiens de la protection civile découvrent les installations et les méthodes de leurs partenaires français

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Dernière modification : 27/02/2015

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