Des jeunes cherchent leur voie

Les 12, 13 et 14 octobre 2012, s’est déroulé à Tunis le premier salon de l’enseignement supérieur français et des diplômations tuniso-françaises, organisé par l’Institut français de Tunisie (IFT) l’Agence de l’enseignement français à l’étranger (AEFE) et le ministère tunisien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique (MES).

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Sur le stand Campus France Tunisie, le 12 octobre 2012

À travers une trentaine de conférences, le salon "Campus France-Tunisie" a proposé un large panorama des différentes filières d’études en France, expliquant les procédures d’inscription pour chacune.
Le salon était aussi conçu comme un espace de rencontre : universités, écoles d’ingénieurs, de commerce, classes prépa... une quarantaine de structures avaient installé leur stand pour présenter leurs activités et échanger directement avec les visiteurs.

Lycéens, étudiants, jeunes diplômés, dans les prochains mois certains d’entre eux rejoindront les 15.000 étudiants tunisiens installés en France, d’autres rentreront dans des filières tunisiennes proposant des doubles diplômes.
Au détour d’une allée ils expliquent leur parcours et leurs aspirations.

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Kenza

Kenza est inscrite en terminale au lycée Pierre-Mendès-France de Tunis. Elle y prépare un bac ES et aimerait travailler dans le commerce ou le marketing.
Assise en face du stand La Rochelle Business School, elle explique : "Aujourd’hui nous sommes venus avec beaucoup d’autres lycéens. Pour ma part je fais le tour des stands des grandes écoles, pour me renseigner". Au fil de sa tournée elle a collecté une série de brochures, pour réfléchir à tête reposée et en discuter avec ses parents. Elle compte revenir le lendemain, pour assister à la conférence présentant les cursus en école de commerce et les procédures pour les intégrer. "J’hésite encore à faire une classe prépa". Si elle opte pour cette voie elle devra envoyer ses dossiers de candidature début 2013.

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Kenza

Aymen

Aymen vient de discuter plus d’une demi-heure avec les représentants de l’Institut de recherche pour le développement (IRD), une rencontre de laquelle il sort visiblement satisfait. "En fait, je suis passionné par le domaine des énergies renouvelables, c’est là dedans que je veux travailler. Alors c’est une bonne surprise de tomber sur une structure de recherche française qui s’intéresse au domaine avec pour perspective l’aide au développement."
Aymen est en Master 2, en passe de terminer ses études d’ingénieur. "Je suis précisément ici pour trouver une structure au sein de laquelle faire une thèse. En France, il y a une offre plus large en terme de doctorats".
Pour postuler, cet étudiant compte bien s’appuyer sur ses premières expériences et son réseau : "Je suis déjà secrétaire général d’une association qui se consacre aux énergies renouvelables. Elle s’appelle "Tunisian Scientific Consortium" et nous co-organisons un évènement en novembre, "Enersol". J’espère que les professionnels français y participeront".

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Aymen

Nihel et Asma

Nihel et Asma sont venues toutes les deux, mais avec des objectifs différents. La première expose son cas : "Cette année je n’ai pas pu m’inscrire en classe préparatoire en biologie. J’ai fait une très bonne année de terminale mais ce sont surtout les bulletins de première qui comptent au moment d’envoyer les dossiers d’inscription. Cela m’a un peu pénalisée". Nihel ne perd pas le sourire : "Là, nous nous dirigeons vers le stand Campus France, pour nous renseigner sur les possibilité de passer les concours de vétérinaire directement en France. C’est dans ce domaine que je compte poursuivre".
Asma, également dans le domaine des soins, est déjà bien avancée dans ses études : "Je boucle mon master en microbiologie à l’Institut Pasteur de Tunis", indique-t-elle. "Je veux continuer et je me renseigne sur les co-tutelles. Ma priorité, c’est surtout de trouver une bourse pour financer ma thèse".

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Asma (g) et Nihel (dr)

Christian et Pavel

Christian et Pavel attendent leur tour devant le stand de l’université d’Avignon. Ils sont en licence, troisième année d’étude, et comptent bien rejoindre une université française pour leurs deux années de master. Ils ne sont pas de nationalité tunisienne. "Nous avons eu la chance de pouvoir débuter notre cursus en Tunisie, mais obtenir un diplôme en France, ou un double diplôme serait vraiment un plus" explique Christian, futur ingénieur en réseaux et télécommunications. "Après, que ce soit en Tunisie, en France ou dans notre pays d’origine nous verrons bien où nous trouverons du travail. Nous avons l’avantage d’être francophones". Pavel l’interrompt en le tirant par la manche. Intéressé par la finance, il vient d’apercevoir le stand de Paris-Dauphine.

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Christian (g) et Pavel (dr)

En savoir plus

- Un salon pour quoi faire ?
- Podcast : Valéry Freland présente le salon Campus France-Tunisie sur Express FM
- Le site de l’agence Campus-France en Tunisie
- Le site du salon "Campus France-Tunisie" organisé du 12 au 14 octobre 2012.

Dernière modification : 30/06/2014

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