Situation à Gaza

Cessez le feu à Gaza : déclaration de Laurent Fabius (26 août 2014)

La France salue l’entrée en vigueur d’un cessez-le-feu à Gaza.

Elle engage instamment les parties à le respecter et à poursuivre les discussions menées sous les auspices de l’Égypte pour parvenir à une solution durable, répondant aux exigences de levée du blocus à Gaza et de sécurité d’Israël.
La France, en coordination avec ses partenaires européens comme au sein du Conseil de sécurité, est déterminée à contribuer aux solutions qui seront trouvés dans le cadre d’un tel accord.

La France rappelle enfin la nécessité et l’urgence d’une relance d’un processus politique en vue d’apporter une solution définitive au conflit israélo-palestinien, dont les paramètres généraux sont connus.

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Déclaration du porte-parole du quai d’Orsay, le 7 août 2014

Question : Quels sont les nouveaux éléments proposés en Europe pour une solution à Gaza ? Comment est-ce que la France y prend part ?

Réponse : La France salue la trêve en vigueur depuis mardi à Gaza. Elle appelle les parties à tout mettre en œuvre pour que les négociations menées sous l’égide de l’Égypte puissent déboucher rapidement sur un cessez-le-feu durable. Elle se tient prête à contribuer aux arrangements qui pourraient être trouvés dans le cadre d’un accord.

Nous confirmons qu’en liaison avec nos partenaires européens, notamment allemands et britanniques, et dans le cadre de notre soutien aux efforts de négociation en cours, nous proposons la réactivation et l’extension de la mission européenne de contrôle des frontières à Gaza.

Au-delà du cessez-le-feu, seule une reprise des négociations entre Israéliens et Palestiniens peut permettre un règlement juste et définitif du conflit, établissant deux États vivant côte à côte dans la paix et la sécurité. Tous les efforts des parties et de la communauté internationale doivent converger vers cet objectif.

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Déclaration de Laurent Fabius (4 août 2014)

Combien de morts faudra-t-il encore pour que s’arrête ce qu’il faut bien appeler le carnage de Gaza ? La tradition d’amitié entre Israël et la France est ancienne et le droit d’Israël à la sécurité est total, mais ce droit ne justifie pas qu’on tue des enfants et qu’on massacre des civils. Le Hamas porte évidemment une responsabilité écrasante dans cet engrenage macabre qui sert surtout les extrémismes, mais celle-ci non plus ne justifie pas ce que le Secrétaire général des Nations unies a qualifié de crimes.

C’est pourquoi nous soutenons, nous exigeons l’instauration d’un réel cessez-le-feu comme le propose l’Égypte et nous sommes prêts, en tant que Français et Européens, à concrètement y contribuer. C’est pourquoi aussi une solution politique est indispensable, dont les paramètres sont connus, et qui selon moi devra être imposée par la communauté internationale, puisque les deux parties, malgré d’innombrables tentatives, se sont malheureusement montrées incapables d’en conclure la négociation.

Cessez-le-feu, imposition de la solution de deux États et sécurité d’Israël, il n’y a pas d’autre voie.

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Bombardement d’une école des Nations unies à Rafah (3 août 2014)

« Le président François Hollande dénonce le bombardement inadmissible d’une école de Rafah gérée par les Nations unies qui a provoqué la mort d’au moins dix personnes qui y avaient trouvé refuge.

Il se joint au Secrétaire général des Nations unies pour demander que les responsables de cette violation du droit international répondent de leurs actes.

Une nouvelle fois, l’impérieuse nécessité d’un cessez-le-feu pour soulager la détresse des populations civiles se confirme tragiquement. »

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Une école des Nations unies bombardée à Jabaliya (30 juillet 2014)

Déclaration de l’Élysée, le 30 juillet 2014

« Le président François Hollande condamne le bombardement qui a frappé une école des Nations unies, dans le camp de Jabaliya dans la bande de Gaza, causant la mort d’au moins seize Palestiniens. Il s’associe au Secrétaire général des Nations unies qui a jugé ces faits « injustifiables ».

La France exige la mise en place d’un cessez-le-feu immédiat. Tous les efforts doivent converger vers cet objectif. »

Déclaration du porte-parole du quai d’Orsay, le 30 juillet 2014

« La France condamne le bombardement qui a frappé une école des Nations unies, dans le camp de Jabaliya dans la bande de Gaza, causant la mort d’au moins seize Palestiniens, qui s’ajoutent au bilan humain intolérable et sans cesse alourdi.

La France exige la mise en place d’un cessez-le-feu immédiat. Tous les efforts doivent converger vers cet objectif. »

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Appel à la contribution des collectivités territoriales (29.juillet 2014)

Alors que le bilan des pertes civiles à Gaza s’alourdit de jour en jour, le ministère des Affaires étrangères appelle les collectivités territoriales françaises à contribuer au Fonds d’action extérieure des collectivités territoriales (FACECO). L’objectif est de mutualiser les moyens des collectivités territoriales et de l’État autour de projets significatifs permettant d’apporter une réponse humanitaire efficace et coordonnée aux besoins des populations de la Bande de Gaza.

Plus de précisions sur France diplomatie

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Déblocage d’une aide d’urgence de 11 M€ (24 juillet 2014)

Le Président François Hollande a reçu les organisations non gouvernementales françaises actives et mobilisées à Gaza. Elles lui ont fait part de la gravité de la situation, de l’ampleur des besoins humanitaires de la population civile palestinienne et de la difficulté par les humanitaires d’accéder aux victimes.

Le Président de la République a annoncé que le Gouvernement français allait débloquer une aide de 11 millions d’euros pour faire face à l’urgence (aide budgétaire et aide humanitaire). Il a annoncé la mise en place, par le ministère des Affaires étrangères, d’un fonds dédié qui permettra de mutualiser les moyens des collectivités territoriales qui souhaitent se mobiliser et de l’État, autour de projets significatifs pour venir en soutien aux populations.

Cette aide d’urgence s’inscrit dans le cadre d’un engagement constant de la France aux côtés de l’Autorité palestinienne

Débat au Conseil de sécurité sur la situation au Moyen-Orient (22 juillet 2014)

Lire l’intervention de Gérard Araud, représentant permanent de la France aux Nations unies, sur le site de la France à l’ONU.

Extrait :
« Au quinzième jour de guerre ouverte entre Israël et le Hamas, la conclusion d’un cessez-le-feu ne peut plus attendre et doit permettre la relance d’efforts pour apporter une solution de fond. En effet bilan est accablant. Côté israélien, la population qui vit dans l’angoisse des tirs de roquette. Côté palestinien, des centaines de morts et plus de 100 000 déplacés. Et des quartiers, comme celui de Shejaiyah, deviennent des symboles de l’intensité des opérations israéliennes. »

Déclaration du porte-parole du quai d’Orsay, le 21 juillet 2014

Q - Les hôpitaux à Gaza demandent une aide urgente car ils sont à court de tout pour traiter les blessés ? Est-ce-que la France et/ou l’UE fournit de l’aide actuellement aux hôpitaux de Gaza et si oui, en quelle quantité ?

R - La France rappelle la nécessité d’un accès humanitaire immédiat et sans entraves aux populations civiles de Gaza. Le respect du droit international humanitaire incombe aux deux parties.

Nous apportons un soutien humanitaire aux populations civiles concernées, soit directement, soit par l’intermédiaire des agences des Nations unies ou des organisations non gouvernementales présentes sur le terrain. M. Laurent Fabius aura l’occasion de détailler prochainement l’amplification de cette aide.

Déplacement de Laurent Fabius au Proche-Orient (18-20 juillet 2014)

Laurent Fabius, ministre des Affaires étrangères et du Développement international, s’est rendu le 18 juillet au Caire où il a rencontré le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas, ainsi que le président égyptien Abdel Fattah Al-Sissi et son homologue égyptien Sameh Chokri.

Le 19 juillet à Aman, Laurent Fabius s’est entretenu avec Nasser Joudeh, ministre des Affaires étrangères du Royaume de Jordanie.

Puis il est allé à Tel-Aviv où il a rencontré le Premier ministre Benjamin Netanyahu.

Ce déplacement avait pour objectif de soutenir tous les efforts visant à obtenir un cessez-le-feu immédiat. Il est essentiel de mettre un terme à la spirale de violence, d’appuyer la mise en œuvre d’une trêve durable et de reprendre les négociations pour apporter une solution politique au conflit israélo-palestinien.

Pour lire les déclarations de Laurent Fabius à l’issue de chacun de ses entretiens, rendez-vous sur France diplomatie

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Communiqué du quai d’Orsay, le 17 juillet 2014

La France marque sa très vive préoccupation quant à la décision israélienne de lancer une intervention terrestre à Gaza. Elle appelle Israël à exercer la plus grande retenue. Il est essentiel de protéger les populations civiles et d’éviter de nouvelles victimes.

Laurent Fabius se rend dans la région le 18 juillet pour soutenir les efforts en faveur d’un cessez-le-feu immédiat et d’une trêve durable qui réponde aux besoins sécuritaires d’Israël et aux besoins humanitaires et économiques palestiniens.

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Communiqué de Laurent Fabius, le 15 juillet 2014

Je me suis entretenu avec mon homologue égyptien, M. Sameh Choukri. J’ai réitéré le plein soutien de la France à l’initiative de l’Égypte, endossée par la Ligue arabe, en vue d’un cessez-le-feu immédiat. Cette initiative positive a été acceptée par le gouvernement israélien, mais rejetée jusqu’à présent par le Hamas. La France appelle toutes les parties à la mettre en œuvre sans délai. Tous les efforts doivent converger pour faire cesser la violence et assurer la protection des populations civiles.

Pour que la trêve soit durable, j’ai souligné qu’elle devait répondre aux besoins légitimes d’Israël en matière de sécurité comme aux besoins humanitaires et économiques palestiniens. L’Autorité palestinienne doit y être, bien sûr, étroitement associée.


Entretien avec Moncef Marzouki, le 13 juillet 2014

Le président de la République François Hollande s’est entretenu ce matin avec le président tunisien Moncef Marzouki au sujet de la grave situation à Gaza.

L’augmentation du nombre de victimes civiles palestiniennes et les risques de développement d’intervention au sol appellent à l’établissement d’un cessez-le-feu sans délai.

Dans ce moment décisif, la France et la Tunisie sont convenues de conjuguer leurs efforts et d’utiliser toutes les possibilités de médiation avec d’autres partenaires pour y parvenir.

Communiqué de Laurent Fabius, le 13 juillet 2014

À Gaza comme en Israël, la priorité absolue c’est le cessez-le-feu.

Les victimes civiles sont en effet très nombreuses à Gaza, cependant que les roquettes tombent sur Israël : c’est cette escalade désastreuse qu’il faut stopper.

La France, comme le conseil de sécurité des Nations unies, réclame le rétablissement de la trêve conclue en 2012.

Nous sommes mobilisés pour aider Israéliens et Palestiniens vers cet objectif.

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Entretien avec Mahmoud Abbas, le 10 juillet 2014

Le président de la République, M. François Hollande, a eu un entretien téléphonique avec le président de l’Autorité palestinienne, M. Mahmoud Abbas.

Il lui a exprimé son inquiétude concernant la situation à Gaza et a déploré que les opérations militaires en cours aient déjà fait de nombreuses victimes palestiniennes. La sécurité de toutes les populations civiles doit être assurée et l’escalade doit cesser. Tout doit être fait pour restaurer la trêve établie en 2012.

C’est ce message que la France a porté le 10 juillet au Conseil de sécurité.
Le Président de la République a salué le sens des responsabilités du Président Abbas et les efforts qu’il déploie pour parvenir à l’apaisement des tensions.

La crise actuelle rappelle l’impérieuse nécessité de reprendre les négociations afin de parvenir à l’établissement d’une paix juste et durable au Proche-Orient. La France reste mobilisée pour aider Israéliens et Palestiniens à atteindre cet objectif.

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Dernière modification : 30/08/2014

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