Soutien au peuple libyen

Sarkozy, Obama, Cameron : « Kadhafi doit partir »

"The Times" (Royaume-Uni)
"The International Herald Tribune"
"The Washington Post" (États-Unis)
"Al-Hayat" (monde arabe)
15 avril 2011

Dans cette tribune, les trois chefs d’État réaffirment leur volonté de ramener la paix en Libye, dans le cadre de l’ONU :

« Nous ne devons jamais perdre de vue les raisons qui ont initialement obligé la communauté internationale à agir. Lorsque la Libye a plongé dans le chaos à la suite des attaques du colonel Kadhafi contre son peuple, la Ligue arabe a exigé des actes. L’opposition libyenne a appelé à l’aide. Dans ce moment de détresse, le peuple libyen s’est tourné vers la communauté internationale. Le Conseil de sécurité des Nations unies, dans une résolution historique, a autorisé la communauté internationale à prendre toutes les mesures nécessaires pour protéger la population libyenne contre les attaques qu’elle subissait. »

« Des dizaines de milliers de vies ont été épargnées, mais Kadhafi continue d’infliger jour après jour des atrocités au peuple libyen. Ses missiles et ses obus s’abattent sur les civils sans défense à Ajdabiya. Il essaie d’étrangler la population de Misrata, qui subit un siège digne du Moyen Âge, pour l’obliger à se soumettre. Les témoignages de disparitions et d’atrocités sont chaque jour plus nombreux. »

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« Il ne s’agit pas d’évincer Kadhafi par la force. Mais il est impossible d’imaginer que la Libye ait un avenir avec Kadhafi. À juste titre, la Cour pénale internationale enquête sur les crimes contre les civils et les graves violations du droit international qui ont été commises. Il est impensable que quelqu’un qui a voulu massacrer son propre peuple joue un rôle dans le futur gouvernement libyen. Les courageux habitants des villes qui ont fait face aux troupes qui les ont bombardées sans pitié seraient exposés à de terribles représailles si la communauté internationale acceptait une telle solution. »


Déclaration de M. Alain Juppé à France info

France info
12 avril 2011

"Il faut d’abord que l’Otan joue son rôle", ce qu’elle ne fait "pas suffisamment". "L’Otan a voulu prendre la direction militaire des opérations, nous l’avons accepté. Elle doit jouer son rôle aujourd’hui c’est-à-dire éviter que Kadhafi n’utilise là encore des armes lourdes pour bombarder les populations."

"Que l’Otan joue son rôle et protège" les populations. Qu’elle "détruise les armes lourdes qui bombardent aujourd’hui la ville de Misrata."

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À écouter sur France info

"Deuxièmement il faut faire un effort majeur pour accentuer l’aide humanitaire" et enfin "enclencher un processus politique". "Nous allons essayer de pousser au dialogue national entre les représentants du Conseil national de transition (...), les autorités de la société civile libyenne et aussi ceux qui, à Tripoli, commencent à se dire qu’il n’y a pas véritablement d’avenir avec Kadhafi".


Audition de M. Alain Juppé par le Sénat

Commission des affaires étrangères du Sénat
Paris, 7 avril 2011

"Je le répète, nous intervenons en Libye avec un mandat clair des Nations unies. La France ne fait pas la guerre, contrairement ce que j’entends dire matin, midi et soir, elle intervient dans le cadre d’une opération internationale pour protéger les populations civiles.

Où en sommes-nous aujourd’hui ? Kadhafi a perdu toute légitimité. D’ailleurs, son camp ne cesse de s’effriter, en enregistrant chaque jour de nouvelles défections.

Pour autant, sur le terrain, ses forces et les forces révolutionnaires continuent de s’affronter, sans qu’une partie ne l’emporte sur l’autre. Dans ce contexte encore très indécis il est plus nécessaire que jamais de rechercher une solution politique et c’est à cela que nous travaillons aujourd’hui."

"Aujourd’hui, c’est en effet l’ensemble du monde arabe qui souhaite le départ de Kadhafi, qui montre tous les jours à quel point il méprise son peuple en s’accrochant au pouvoir.

Ces réflexions doivent nous permettre de renforcer le Conseil national de transition, qui se bat pour la démocratie et la liberté. Nous devons le renforcer parce que sa légitimité n’est contestée par personne dans les zones sous contrôle des révolutionnaires. Son président, Mustafa Abdeljalil, ancien ministre de la Justice, est une figure très respectée en Libye. Nous devons le renforcer parce que dès sa création, il a commencé à s’organiser. J’en veux pour preuve le fait que Benghazi n’a pas sombré dans le chaos une fois les kadhafistes chassés de la ville. Nous devons le renforcer parce qu’il a rédigé une Charte qui affirme très clairement la nécessité de respecter les droits de l’Homme et les libertés publiques."

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Réunion du groupe de contact sur la Libye à Londres (Alain Juppé)

Assemblée nationale
30 mars 2011

Le sommet qui s’est tenu hier a Londres, à l’initiative de la France et de la Grande-Bretagne, dans la continuité du sommet de Paris, a été un bon sommet. D’abord parce qu’il y a eu une forte participation - plus d’une trentaine de pays et les cinq plus grandes organisations internationales, à l’exception de l’Union africaine, ce que nous avons regretté - ; ensuite, parce qu’une unanimité s’est dégagée autour de la table pour approuver à la fois l’intervention qui se déroule en application des résolutions 1970 et 1973 du Conseil de sécurité, et notre détermination à poursuivre jusqu’au plein respect de ces deux résolutions.

Je souligne, au passage, que ces résolutions prévoient un embargo sur les armes à destination de ce qu’on appelle la Grande Jamahiriya.

Enfin, et c’est un troisième point d’accord, tout le monde a exprimé la volonté de contribuer à une solution politique, avec deux principes : l’intégrité du territoire et la libre expression du peuple libyen. La construction politique d’une nouvelle Libye se fera à l’initiative des Libyens eux-mêmes. Notre rôle est de les y accompagner, certainement pas de nous substituer à eux.

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Déclarations du Premier ministre, M. François Fillon

Débat à l’Assemblée nationale
22 mars 2011

Comme chaque fois que la France est engagée militairement à l’étranger - c’est la Constitution qui l’impose - le Premier ministre a ouvert un débat à l’Assemblée nationale, le mardi 22 mars 2011.

François Fillon a réaffirmé qu’une intervention au sol en Libye était "explicitement exclue", et qu’il ne s’agissait pas pour la France de se "substituer" au "peuple Libyen", même si elle appelle "au départ de Kadhafi".

"Nous ne conduisons pas une guerre contre la Libye, mais une opération de protection des populations civiles, une opération de recours légitime à la force", a déclaré M. Fillon lors d’une déclaration au nom du gouvernement.

"Il s’agit de protéger la population Libyenne, tout en excluant explicitement l’envoi d’une force d’occupation au sol", a-t-il ajouté. "En privant le régime de Kadhafi de sa supériorité militaire, nous voulons offrir au peuple Libyen la possibilité de reprendre courage, de définir une stratégie politique et de décider de son avenir".

"Même si nous appelons au départ de Kadhafi, c’est au peuple libyen et à lui seul qu’il revient de décider de son destin et de ses futurs dirigeants", a poursuivi François Fillon.

Écoutez des extraits de l’intervention du Premier ministre sur le site de France info.

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Le ministre des Affaires étrangères Alain Juppé est intervenu pendant le débat :

“Pour nous cette opération est d’abord une opération voulue par les Nations unies, elle est conduite par une coalition d’États membres dont tous ne sont pas membres de l’Organisation du traité de l’Atlantique nord (Otan). Ce n’est donc pas une opération de l’Otan même si elle doit pouvoir appuyer sur les moyens militaires de planification et d’intervention de l’Alliance”.


Déclaration du ministre des Affaires étrangères, M. Alain Juppé

France 2
21 mars 2011

« Le premier succès de notre intervention est clair, nous avons sauvé les civils de Benghazi. Si nous n’avions rien fait, Benghazi serait un bain de sang ».

« Il va de soi qu’il faut renforcer les sanctions, mais les sanctions seules n’auraient pas sauvé Benghazi. »

« Il faut aujourd’hui aider ceux qui veulent faire avancer les droits de l’homme, construire la démocratie. Ceci est valable pour tous les pays. »


Porte-parole du ministère de la Défense, M. Laurent Teisseire

Europe 1
21 mars 2011

Le ministère français de la Défense a déclaré sur Europe 1, le lundi 21 mars, que l’objectif de la coalition internationale était de faire appliquer la résolution 1973 de l’ONU sur la Libye, qui "ni de près ni de loin" n’envisage l’élimination du colonel Mouammar Kadhafi.

"L’objectif de la coalition est la mise en œuvre de la résolution, c’est de protéger la population", a dit à la radio Europe 1 le porte-parole du ministère, Laurent Teisseire.

Interrogé sur la durée possible de l’opération, il a souligné que l’objectif de la résolution est "de protéger les populations civiles contre toutes menaces qui peuvent se renouveler et de faire en sorte qu’il y ait une pression suffisante sur le colonel Kadhafi, à travers des limitations aux déplacements, les embargos, des gels financiers, de façon à ce que l’ensemble des parties soient motivées pour trouver une solution politique qui reste l’objectif final".


Intervention du président de la République, M. Nicolas Sarkozy

Sommet de Paris pour le soutien au peuple libyen
19 mars 2011

« En Libye, une population civile pacifique qui ne réclame rien d’autre que le droit de choisir elle-même son destin, se trouve en danger de mort. Nous avons le devoir de répondre à son appel angoissé. L’avenir de la Libye appartient aux Libyens. Nous ne voulons pas décider à leur place. Le combat qu’ils mènent pour leur liberté est le leur. Si nous intervenons aux côtés des pays arabes ce n’est pas au nom d’une finalité que nous chercherions à imposer au peuple libyen mais au nom de la conscience universelle qui ne peut tolérer de tels crimes.

Aujourd’hui, nous intervenons en Libye, sur mandat du Conseil de sécurité de l’ONU, avec nos partenaires, et notamment nos partenaires arabes. Nous le faisons pour protéger la population civile de la folie meurtrière d’un régime qui, en assassinant son propre peuple, a perdu toute légitimité. Nous intervenons pour permettre au peuple libyen de choisir lui-même son destin.

Il ne saurait être privé de ses droits par la violence et par la terreur.
Il est encore temps pour le colonel Kadhafi d’éviter le pire en se conformant sans délai et sans réserve à toutes les exigences de la communauté internationale. La porte de la diplomatie se rouvrira au moment où les agressions cesseront ».

Dernière modification : 05/09/2013

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