Bilan : un an après la visite d’État (juin 2014)

Le 17 juin 2014, l’ambassadeur François Gouyette a invité les médias tunisiens pour leur présenter le bilan d’une année de coopération bilatérale. Il a passé en revue les efforts déployés par la France depuis la visite du président de la République François Hollande pour aider la Tunisie à relancer son économie, favoriser l’emploi, améliorer la vie quotidienne, consolider la société civile et renforcer l’État de droit.

En prévision de cet échange avec les journalistes, François Gouyette s’était entouré de collaborateurs compétents sur les différents sujets abordés :

-  Martine Gambard-Trébucien, consule générale de France à Tunis,
-  Patrick Flot, conseiller de coopération et d’action culturelle, directeur de l’Institut français de Tunisie,
-  Cyrille Berton, directeur de l’Agence française de développement à Tunis,
-  François de Charrette, adjoint au chef du service économique régional.

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L’Ambassadeur entouré de ses collaborateurs. De gauche à droite : Martine Gambard-Trébucien, Patrick Flot, François Gouyette, Cyrille Berton et François de Charette.

Après quelques mots d’introduction (ci-dessous), François Gouyette et son équipe se sont prêtés au jeu des questions/réponses pendant plus d’une heure.

« J’ai souhaité vous convier à cette conférence de presse afin de faire le bilan, un an après, des engagements pris par le président de la République à l’occasion de sa visite d’État de juillet 2013.

Cette visite, suivie d’une seconde en février dernier à l’occasion de l’adoption de la constitution tunisienne, était d’abord l’expression du soutien politique résolu de la France à la transition démocratique tunisienne. Vous pouvez constater, dans le dossier de presse qui vous a été remis, que ce soutien politique se traduit dans les actes.

Permettez-moi d’évoquer rapidement quelques aspects de la coopération tuniso-française, en commençant par l’économie. J’évoquerai en particulier trois grands projets structurants pour l’économie et la société tunisienne :

1) Le Réseau ferré rapide est un projet de transport collectif dans le Grand-Tunis. Il permettra de désenclaver les quartiers défavorisés de la périphérie. À terme, les 5 lignes du RFR transporteront 600.000 passagers par jour sur 86 km de réseau. La France tient à la disposition du gouvernement tunisien une enveloppe de financement de 340 millions d’euros sous forme de prêts ou de dons.

2) Nous avons offert de contribuer à la rénovation du réseau ferré dans la région de Gafsa à hauteur de près de 44 millions d’euros. Ce chantier permettra d’accroître substantiellement la capacité de la voie ferrée qui achemine le phosphate vers les lieux de transformation et d’exportation. Le coût du transport de la tonne de phosphate est estimé à 24 dinars la tonne par camion. Grâce à la rénovation de cette ligne ferroviaire, il devrait être divisé par cinq.

3) La France est enfin le partenaire de l’Office de la marine marchande et des ports (OMMP) dans un projet concernant les ports de Radès, de La Goulette et de Bizerte. Il permettra à la Tunisie d’améliorer sa capacité d’import-export et de trafic maritime en optimisant les conditions d’approches maritimes et terrestres (gestion et régulation du trafic portuaire). ports

En juillet 2013, le président de la République avait annoncé la mise à disposition de 345 millions d’euros de prêts et dons exceptionnels du Trésor pour contribuer au financement de ces grands chantiers. Les projets de loi relatifs aux protocoles financiers de ces trois projets viennent d’être validés par l’Assemblée nationale constituante (ANC). Cette étape importante va permettre d’accélérer leur mise en œuvre.

Les efforts de la France engagent également l’Agence française de développement, notre principal opérateur en matière de financement du développement. La Tunisie est le premier bénéficiaire de la politique de financement de l’AFD. D’ici la fin 2014, il est prévu de porter son niveau de décaissement entre 100 et 120 millions d’euros sur des projets correspondant aux besoins prioritaires du pays : amélioration du dispositif de formation professionnelle, projets dans le domaine de l’eau et de l’assainissement, appui au secteur privé. »

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Conférence de presse de l’ambassadeur de France en Tunisie François Gouyette, le 17 juin 2014

« Je pourrais citer encore de nombreux exemples dans des domaines très variés :

- L’Alliance numérique franco-tunisienne (AFTN), qui a permis en quelques mois de nouer 31 partenariats entre des entreprises françaises et tunisiennes dans tous les secteurs des applications numériques pour conquérir ensemble de nouveaux marchés.

- La nomination d’un magistrat de liaison français au sein de l’ambassade, dont l’action a incontestablement contribué à accélérer le traitement des dossiers judiciaires relatifs aux avoirs criminels.

- Notre action en faveur de l’emploi, notamment des jeunes, qui passe par une politique active de financement des initiatives de micro-crédit comme Taysir. Cette initiative constitue une réponse concrète au chômage des jeunes dans les régions et quartiers défavorisées en apportant un appui financier à des projets locaux et concrets. En outre, depuis 1996, 25 centres de formation professionnelle ont bénéficié d’un appui financier de l’AFD. De ces centres sortent aujourd’hui près de 15.000 apprenants par an. Et nous continuons à appuyer le fonctionnement et l’ouverture de tels centres qui contribuent à apporter aux jeunes la formation qui leur assurera un emploi.

- Notre appui à la décentralisation et à la coopération décentralisée, qui représente à nos yeux un instrument majeur de développement des territoires en Tunisie et un élément essentiel à l’essor d’une démocratie vivante. Je vous donne deux exemples parmi la vingtaine de coopérations décentralisées existantes et actives. À Gafsa et Kasserine, les coopérations mises en œuvre par les régions Pays-de-Loire et Provence-Alpes-Côte d’Azur depuis 2012 apportent une aide concrète à des régions parfois très démunies. En 2015, la Tunisie organisera ses premières élections locales. En novembre 2013, nous avons lancé un projet d’accompagnement de la réforme de décentralisation doté de 600.000 euros et suivi par un expert français détaché auprès du ministère de l’intérieur.

Je pourrais continuer longuement mais je vous cède à présent la parole. Mon équipe et moi-même sommes prêts à répondre à vos questions. »

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Dernière modification : 19/08/2016

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