Tunisie Solidarité soutient les blessés de la Révolution

Un appui matériel pour lancer de nouvelles activités

« Beaucoup de blessés de la Révolution sont restés handicapés et ne peuvent plus travailler comme avant, constate Nadia Jemel, présidente de l’association Tunisie solidarité. Alors nous aidons leurs familles à trouver d’autres solutions, à développer de nouvelles activités pour gagner en autonomie financière ».

Née en février 2011, au lendemain de la Révolution, Tunisie solidarité est active dans la région de Kasserine, « l’une des plus touchée par la répression policière, avec beaucoup de blessés par balle » explique Nadia Jemel. « Notre idée n’était pas de distribuer de l’argent, ce n’est pas notre rôle, mais plutôt de développer des microprojets en apportant un appui matériel. C’est beaucoup plus constructif ».

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Dans une épicerie lancée avec l’appui de Tunisie solidarité

De petits projets très réalistes

Location d’un local pour y installer une épicerie fine, prêt d’un réfrigérateur, achat d’un stock de légumes pour lancer un commerce, de bois pour louer des échafaudages, de brebis… « Ces idées sont le fruit d’une concertation avec les familles. Nous soutenons de petits projets très réalistes. Il y a par exemple une famille dont l’un des membres était tailleur. Nous avons aidé les autres à acheter un peu de matériel et ils sont désormais trois à travailler. Un véritable atelier » raconte Nadia Jemel.

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Dans un atelier de tailleurs, avec Nadia Jemel (g) et Valéry Freland (centre), directeur de l’Institut français de Tunisie.

En moyenne, l’association a alloué environ 5000 dinars par projet. « Un suivi est effectué par une personne qui connait bien toutes ces familles » assure la présidente. L’objectif est que ces micro-entreprises deviennent autonomes au bout de six mois.

Les ressources de l’association : des dons individuels, auxquels se sont ajoutés 40.000 € versés par l’Institut français de Tunisie, en 2011. « Avec cet argent nous avons aidé en priorité les familles ayant perdu la personne qui était leur principale source de revenus », explique Nadia Jemel en soulignant qu’une étude a été réalisée en amont auprès de plusieurs dizaines de familles. « Pour l’instant nous avons pu appuyer 16 projets, dont 14 se portent bien, explique la présidente. Il y en a bien d’autres que nous aimerions aider ! ».

En mai 2013, 30.000€ supplémentaires ont été accordés à l’association.

Dernière modification : 08/05/2014

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