Tunisie : quelle politique agricole ?

M. Michel Helfter, conseiller agricole pour le Maghreb au sein du réseau international du ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie (MINEFI), basé à Rabat, a effectué un déplacement en Tunisie du 4 au 8 avril 2011, dans le but d’évaluer les nouvelles orientations agricoles après la révolution du 14 janvier, ainsi que les formes de soutien attendues de la France.


Entretiens de Michel Helfter à Tunis

Michel Helfter a été reçu au sein de plusieurs directions générales du ministère tunisien de l’Agriculture, des Ressources hydrauliques et de la Pêche :

- direction de la coopération internationale,
- direction de la protection et du contrôle de la qualité des produits agricoles,
- direction des services vétérinaires,
- direction de la production agricole,
- direction de l’agriculture biologique et de la pêche).

Il s’est rendu par ailleurs à l’Institut national agronomique de Tunis (INAT), à l’Office des céréales, à l’Institut national des grandes cultures et au syndicat des exploitants agricoles, l’Union tunisienne de l’agriculture et de la pêche.

Michel Helfter a eu aussi des entretiens avec des représentants du bureau de la FAO, de la délégation de l’Union européenne à Tunis et de l’Agence française de développement (AFD).

Il a a effectué une visite de terrain à Bou Salem, dans la région agricole du Nord-Ouest tunisien.

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Cliquez pour en savoir plus sur Bou Salem, dans le gouvernorat de Jendouba

Conclusions de la visite

Les discussions avec les responsables tunisiens ont permis d’observer un infléchissement certain des objectifs, avec un recentrage des préoccupations autour de l’emploi et du développement régional. Le chômage et les déséquilibres régionaux, des facteurs importants dans le déclenchement de la révolution tunisienne, fondent les priorités de la nouvelle administration tunisienne. Le développement des emplois et des territoires devrait se traduire au sein du secteur agricole par une meilleure prise en compte des besoins des petits exploitants et la mise en place d’outils adaptés.

De nombreuses pistes de coopération avec la France sont possibles, certaines à court terme dans les domaines de la formation, des normes sanitaires ou des semences. D’autres, plus ambitieuses et concernant des projets structurants, feront l’objet de missions ultérieures.

M. Helfter a constaté l’intérêt pour un renforcement du dialogue entre professionnels (organisation des filières, conseils techniques aux exploitants) et la forte demande de liens entre les acteurs tunisiens, marocains et français du secteur agricole.

Une prochaine mission du conseiller agricole pour le Maghreb est prévue à l’automne prochain, peut-être au moment du Salon international de l’agriculture (SIAMAP) prévu fin octobre.

Dernière modification : 24/10/2016

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