Visite de Bernard Cazeneuve après l’attentat du Bardo

À la demande du président de la République, M. Bernard Cazeneuve s’est rendu à Tunis le vendredi 20 mars 2015. Au surlendemain de l’attentat meurtrier qui a frappé la Tunisie, le ministre de l’Intérieur a porté le témoignage de la solidarité du Gouvernement français envers le peuple tunisien.

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Bernard Cazeneuve avec son homologue tunisien Najem Gharsalli

Lors de ce déplacement, Bernard Cazeneuve a rencontré les plus hautes autorité tunisiennes : le président de la République Béji Caïd Essebsi, le chef du Gouvernement Habib Essid et le ministre de l’Intérieur Najem Gharsalli. Les entretiens ont porté sur la disposition de la France à apporter son aide à l’enquête et sur les moyens de lutter ensemble contre le terrorisme.

Après un moment de partage avec les représentants de la communauté française, Bernard Cazeneuve s’est rendu en compagnie du ministre de la santé Saïd Aïdi au chevet des victimes françaises prises en charge dans les hôpitaux tunisiens. Au musée du Bardo, il s’est recueilli en mémoire des victimes de toutes nationalités et du policier tunisien lâchement assassiné dans l’exercice de sa mission.

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Gerbe de fleur déposée à la mémoire des victimes de l’atentat du Bardo

Avant de regagner Paris, le ministre de l’Intérieur a tenu une conférence de presse en présence de nombreux médias tunisiens et français.

Extraits de la conférence de presse :

« Comme la France, la Tunisie a été atteinte à travers des gestes et des actes touchant des lieux symboliques, qu’il s’agisse d’un musée, lieu de culture, d’intelligence, de sensibilité, qu’il s’agisse du Parlement situé dans les mêmes locaux que le musée du Bardo et qui symbolise la démocratie, qu’il s’agisse de policiers et de touristes étrangers, ce qui témoigne aussi de la volonté d’atteindre la Tunisie dans son économie, dans ses atouts.

Nous, nous avons été atteints à travers des journalistes qui incarnaient la liberté d’expression, des Français parce qu’ils étaient juifs, assassinés dans une épicerie cachère à Paris, ou des policiers parce qu’ils incarnaient l’État de droit et le respect des principes républicains.

Donc, dans leur barbarie, dans leur violence extrême, les terroristes s’attaquent à ce que nous représentons : la liberté, la démocratie, le vivre ensemble, la solidarité, le respect et la tolérance, la création artistique, l’intelligence, la volonté de permettre à l’humanité de donner ce qu’elle a de meilleur. Par conséquent, il était important, parce que nous avons été frappés ensemble et fortement, même si c’est de manière différente, que nous puissions matérialiser notre solidarité et notre fraternité dans ces circonstances. »

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Bernard Cazeneuve en conférence de presse à Tunis, le 20 mars 2015 © Amine Landoulsi

« Il y a déjà entre nos services de police et nos services de renseignement une bonne coopération, nous souhaitons l’approfondir pour parvenir à vaincre le terrorisme, pour envoyer le signal de notre détermination et dire clairement, par cette coopération accrue, que ceux qui s’attaquent avec une telle sauvagerie aux libertés, à la démocratie et aux valeurs que nous incarnons seront rattrapés par notre police et notre justice avec la plus grande fermeté. »

« Nous sommes dans une ferme détermination commune à agir contre le terrorisme pour le vaincre. Il n’y aura jamais de trêve ni de pause dans la lutte que nous menons ensemble contre le terrorisme. Et la vie de nos pays, leur vie économique, leur vie sociale, leur vie culturelle, doit pouvoir continuer parce que l’effroi que l’on prétend semer dans nos pays à travers ces actes terroristes doit être surmonté par la force de la vie.

C’est la raison pour laquelle, de façon très symbolique, dans le recueillement, j’ai tenu à me rendre au musée du Bardo avec mon homologue, le ministre tunisien de l’Intérieur, pour célébrer ce grand lieu de culture et dire qu’il doit continuer à vivre, à demeurer ouvert, qu’on doit continuer à le visiter et que rien qui relève de la violence, de la barbarie et de l’ignominie ne peut atteindre des êtres libres. »

« Il y a des victimes françaises et des victimes d’autres nationalités. Elles ont été prises en charge de façon remarquable par les hôpitaux tunisiens auxquels j’ai rendu hommage tout à l’heure pour la compétence de leurs équipes médicales et pour la compétence de la direction des hôpitaux. Il y a eu une forte mobilisation de l’administration tunisienne pour porter secours à tous ceux qui étaient victimes de cet attentat dans des conditions d’urgence et de maîtrise qui doivent être saluées. »

Déclarations et photos

- verbatim de la déclaration à l’issue de l’entretien avec le ministre de l’Intérieur Najem Gharsalli
- verbatim de l’allocution devant les représentants de la communauté française en Tunisie
- verbatim de la conférence de presse
- album photo sur la page FB de l’ambassade

Dernière modification : 02/02/2016

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