Visite en Tunisie de M. Frédéric Lefebvre

M. Frédéric Lefebvre, Secrétaire d’État chargé du Commerce, de l’Artisanat, des PME, du Tourisme, des Services, des Professions libérales et de la Consommation, a effectué un déplacement en Tunisie le 2 mars 2011, accompagné de journalistes et de professionnels français du tourisme, pour évoquer la promotion de la destination Tunisie.


Séances de travail et visite de terrain

M. Frédéric Lefebvre a été reçu par MM. Mehdi Houas, ministre tunisien du Commerce et du Tourisme, et Slim Chaker, secrétaire d’État au Tourisme.

À l’issue des entretiens, il a participé à une séance de travail avec les professionnels tunisiens du secteur, ainsi que MM. René-Marc Chikli, président du Centre d’études des tours opérateurs français (CETO) et Georges Colson, président du SNAV (organisation des agences de voyage), qui l’accompagnaient dans ce déplacement.

M. Frédéric Lefebvre s’est ensuite rendu à Hammamet où il a visité un centre de formation professionnelle financé par l’Agence française de développement et où il a rencontré des touristes français.


Conférence de presse

Propos préliminaires de M. Mehdi Houas :

Je voudrais souhaiter la bienvenue à Frédéric Lefebvre, ministre du Tourisme, comme moi, du Commerce, comme moi, et de l’Artisanat. Nous avons des portefeuilles qui sont équivalents, nous avons partagé beaucoup de points communs et je pense que nous avons pas mal de pages d’histoire à écrire en commun. Je voudrais le remercier très chaleureusement d’avoir accepté de venir nous témoigner son amitié et son soutien, remercier Boris Boillon, l’ambassadeur de France en Tunisie, et remercier toute la délégation qui est arrivée avec Monsieur le Ministre.

Je voudrais leur dire combien le tourisme est important pour notre pays, combien il pèse dans notre activité économique et combien il est important, après cette révolution qui a transposé la Tunisie d’un monde à un autre, d’un monde où le droit n’était pas respecté, un monde où les libertés n’existaient pas, à un monde où nous avons signé toutes les conventions internationales de respect des droits universels et où nous avons acquis le droit de siéger à la table des grands pays qui respectent les droits les plus élémentaires.

Nous avons maintenant comme responsabilité de relancer notre économie pour permettre de transformer cet essai et cet essai sera transformé le jour où des élections libres et démocratiques auront lieu. La date a été annoncée pour juillet prochain. Nous avons, dans le cadre du ministère que j’occupe, une responsabilité importante à assumer puisque le tourisme a toujours été une tradition en Tunisie, le tourisme a toujours pesé sur le secteur économique tunisien, le tourisme représente près de 7% du PIB et fait vivre plus de 400.000 familles en emplois directs ou indirects. Et puis, le tourisme a toujours été l’image que la Tunisie avait envie de montrer au monde extérieur.
Monsieur le Ministre, merci encore une fois d’être venu nous voir, avec les mains pleines.

Propos préliminaires de M. Frédéric Lefebvre :

Merci, cher Mehdi Houas, Monsieur le Ministre. Merci à Slim Chaker qui m’a accueilli tout à l’heure à l’aéroport. Je veux vous dire, aux uns et aux autres, que ce n’est pas la première fois que je viens en Tunisie. J’y suis venu quand j’étais très jeune, avec mon épouse. J’en ai gardé de merveilleux souvenirs. J’en ai même gardé un tableau peint sur du verre par un jeune Tunisien, qui est encore chez moi et auquel j’attache beaucoup de prix.


Quand j’ai foulé le sol tunisien, Slim Chaker qui était à mes côtés peut en témoigner, je lui ai fait part de mon émotion. Cela a été un moment de grande émotion. Je veux vous dire l’admiration et le respect que j’ai pour le peuple tunisien. Ce qui s’est passé et ce qui se passe aujourd’hui fait de la Tunisie une nation pionnière, comme on le voit avec les mouvements qui naissent dans des régions proches. Il y a un peuple qui a relevé la tête, un peuple qui a montré sa dignité, qui a montré sa force aussi. Je l’ai dit tout à l’heure à Mehdi et je le redis : des millions de Français vous regardent avec beaucoup d’admiration et de respect. C’est une des raisons pour lesquelles je suis particulièrement heureux, particulièrement fier d’être avec vous aujourd’hui.

Christine Lagarde et Laurent Wauquiez sont venus il y a quelques jours. Je suis venu, moi, travailler concrètement sur un sujet que Mehdi et moi partageons quasiment en tous points puisque nous avons des portefeuilles qui sont très proches. Il mesure comme moi combien il est essentiel de mêler l’artisanat, le tourisme et le commerce parce que cela constitue un élément de force pour développer le tourisme.

Il y a des sujets sur lesquels nous nous sommes dit que nous allions travailler. J’ai d’ailleurs invité Mehdi a venir à Paris et nous allons mettre en place des groupes de travail sur un certain nombre de sujets. Je le dis avec beaucoup d’humilité, nous avons parlé par exemple du classement des hôtels. La France vient à peine de changer son classement hôtelier puisque nous n’étions pas aux normes internationales. Alors tout ce que nous pourrons faire pour vous aider à aller un peu plus vite et éviter un certain nombre de points de blocage, nous essayerons de le faire ensemble.

Et puis j’ai vu, de Paris, ce que vous aviez lancé en matière de communication sur le tourisme. “Enfin libre de bronzer !”. Je veux dire aux millions de Français aujourd’hui que cette émotion que j’ai vécue, c’est le moment qu’ils viennent en Tunisie pour la vivre eux aussi.
J’ai rencontré des acteurs du tourisme et je suis venu moi-même avec M. Chikli, du Centre d’études des tours opérateurs français (CETO), ainsi que M. Colson, responsable des agences de voyage (SNAV) qui sont des partenaires historiques de la Tunisie. Ce que je veux vous dire, c’est qu’il y a une vraie mobilisation en France, au-delà du gouvernement, au-delà de moi-même, pour essayer de participer à ce mouvement et vous aider à réussir, sur le tourisme, à changer les choses.

Ainsi, le groupe d’affichage mondialement connu “Decaux” m’a adressé un courrier que j’ai remis à Mehdi Houas tout à l’heure. Il se propose dans ce courrier de discuter avec vos équipes des conditions d’une campagne qui sera gratuite pour relayer la campagne que vous êtes en train de construire aujourd’hui en Tunisie. À travers cette campagne, vous pourrez vous adresser à la fois aux Français et aux Européens puisque Roissy, par exemple, est l’un des principaux hubbs par lesquels passent les touristes d’Europe. Il y donc là une possibilité de valoriser une campagne qui a retenu mon attention parce que je crois vraiment que les Français, si attachés eux-mêmes à la Révolution qu’ils ont vécue, auront à cœur de venir partager son histoire avec le peuple tunisien.


Par ailleurs, il y a d’autres sujets sur lesquels nous avons décidé de travailler. Sur la partie tourisme, j’aurai l’occasion tout à l’heure de visiter un centre de formation financé par l’Agence française de développement (AFD). Il faut, sur un certain nombre de sujets, que nous développions cette idée de renforcer nos liens en matière de formation. Il y a déjà beaucoup de choses, me disait Mehdi, qui ont été enclenchées au niveau du tourisme et nous allons essayer d’enclencher des choses sur l’artisanat.

Peut-être qu’un certain nombre d’entre vous ont vu que le président de la République française était hier dans un centre d’apprentissage, en Seine-Saint-Denis, présidé par un garçon formidable qui s’appelle M. Toulmet. Nadine Morano, ministre de l’Apprentissage, et moi même avons donné à M. Toulmet une mission qui comporte un échange de savoir-faire avec les pays du Maghreb. Nous avons convenu avec Mehdi qu’il rencontrera Patrick Toumet à l’occasion de son passage en France pour voir comment on peut essayer de travailler là dessus.

Moi-même, ministre du Tourisme depuis quelques mois seulement, je suis en train d’essayer de changer les choses en profondeur. Il y a beaucoup de sujets sur lesquels je ne viens pas vous donner de leçons. Sur l’accueil, par exemple, j’ai réuni hier matin tous les acteurs français de l’accueil en matière touristique pour que nous signions une charte afin de changer les choses, parce que nous avons évidemment beaucoup de progrès à faire. Nous en avons fait sur le classement hôtelier, il y a quelques mois, et nous travaillons sur l’accueil aujourd’hui.

Sur les questions de tourisme, d’artisanat et de commerce, notre idée, c’est d’essayer de monter un séminaire commun, peut-être avant l’été, pour essayer de voir comment nous pouvons nous enrichir de nos expériences respectives puisque Mehdi comme moi essayons de bouger un certain nombre de choses dans ce secteur.

Je répondrai évidemment à toutes vos questions. La France, vous l’avez compris, entend se tenir au côté du peuple tunisien, dans un secteur essentiel qui concerne tellement d’emplois et dans lequel une chute brutale dans les semaines et les mois qui viennent serait une catastrophe. Nous allons donc nous donner ensemble les moyens de redresser les choses pour obtenir des résultats rapidement.

Question : Tout ce qu’on vient d’écouter est très beau mais tout cela, c’est politique. Or, certains tours opérateurs français indiquent encore à ce jour à travers leurs réseaux que la Tunisie est une destination touristique à haut risque. Que pouvons-nous attendre de la part du ministère tunisien pour bloquer ce genre de message ? Il y a aussi des tours opérateurs français qui demandent aux opérateurs tunisiens, hôteliers ou agences de voyage, de brader leurs prix jusqu’à 50%.

Réponse de M. Mehdi Houas : Je vais commencer à répondre. Encore une fois, je dis que ce pays est formidable et qu’il s’est transformé à une allure extraordinaire. Il y a deux mois, ce genre de questions franches et directes n’était pas possible et aujourd’hui c’est possible, ce qui permet d’avancer beaucoup plus vite dans le débat. Je vous en remercie.

Je pense que la visite de M. le Ministre et de sa délégation est en elle-même une première réponse apportée à ceux qui, fatalement, vont essayer de profiter de la situation.

La deuxième réponse que nous allons apporter en partenariat - et le cadeau que nous fait Decaux va y contribuer - c’est de communiquer sur le vrai visage de la Tunisie. Nous en parlions tout à l’heure en réunion, l’idée, ce n’est pas de montrer une Tunisie masquée, comme on le faisait auparavant, avec la plage, le soleil et rien d’autre. Aujourd’hui, il s’agit de montrer la Tunisie telle qu’elle est parce que nous sommes persuadés qu’elle est magnifique. Elle a gardé ses plages, son soleil et en plus elle a un peuple formidable, digne, qui a réussi à la transformer à une allure extraordinaire et c’est cette communication que nous allons véhiculer.

Aujourd’hui, je pense que le message que nous apporte Frédéric Lefebvre n’est pas un message politique. Il s’est déplacé en visite officielle, avec les professionnels du tourisme et je crois qu’à son retour les médias français vont constater que la Tunisie d’aujourd’hui, dans le domaine touristique, est loin, loin d’être une destination à haut risque. La sécurité des touristes est parfaitement garantie et cela c’est une réponse claire, nette et concrète.

Réponse de M. Frédéric Lefebvre : Merci de votre question parce qu’elle va me permettre de vous dire comment j’ai voulu qu’on construise ce voyage. Et je remercie Boris Boillon de l’avoir conçu de cette façon. Je voulais évidemment travailler en réunion et je voulais aller sur le terrain ensuite. Pourquoi je voulais être sur le terrain ? Parce que je voulais rencontrer – et je vais le faire – des touristes français. Je voulais rencontrer aussi des acteurs du tourisme en Tunisie.

Croyez-moi, les patrons des fédérations qui sont venus avec moi ont bien entendu le message que vous venez de passer. Sur ce point, nous avons eu une discussion tout à l’heure, avec notamment notre représentant des agences de voyage, et je vais me permettre d’en dévoiler quelques éléments. Il a dit exactement ce que affirmiez tout à l’heure sur le bradage des prix. Il faut que vous compreniez que la logique dans laquelle nous sommes ne consiste surtout pas, justement, à vous demander de brader. Au contraire ! Toute la démarche que nous sommes en train d’essayer de construire et sur laquelle nous nous sommes donné un calendrier, puisque Mehdi Houas viendra avant la fin du mois de mars et que le séminaire dont je parlais tout à l’heure aura lieu avant l’été, en Tunisie, indique le contraire.

Je suis venu aussi avec un certain nombre de représentants de la presse et des médias français qui sont friands de voir la réalité sur le terrain puisque, le 12 février d’abord et le 15 février ensuite, nous avons levé toutes les interdictions sur la côte qui est, vous le savez, la destination touristique des Français. Ce n’est quand même pas rien, la Tunisie est la première destination hors Europe du peuple français avec 1.400.000 touristes. En 2010, il y avait d’ailleurs eu une augmentation assez sensible, de l’ordre de 3 à 4%, par rapport à 2009.

Ensemble, nous pouvons travailler sur la façon de valoriser le patrimoine grâce à l’artisanat et grâce à la culture, comme je le fais en France avec le ministre de la Culture Frédéric Mitterrand. Nous sommes en train de travailler tous les deux sur ce point, y compris avec des équipements touristiques et hôteliers liés directement à notre patrimoine, comme ont pu le faire certains de nos voisins. Je pense aux Espagnols qui l’ont fait avec les paradors. Il se trouve que Mehdi Houas réfléchit à la même chose. Nous allons donc travailler sur tout cela.

Mehdi disait tout à l’heure que la Tunisie portait un masque et qu’elle ne l’a plus. Je crois que c’est cela l’important, que les Français puissent découvrir la Tunisie au delà de ce qu’ils voyaient avant. Je vous ai dit que lorsque j’étais venu adolescent, j’avais acheté une œuvre avec des couleurs merveilleuses à un jeune qui peignait dans la rue. L’important, ce n’est pas seulement que les touristes se retrouvent parqués dans des hôtels, sur le bord des plages, avec le soleil, sans voir la vie. Ce qui est intéressant, c’est de développer une autre forme de tourisme et c’est à cela que nous allons essayer de travailler tous les deux.

Je suis venu pour essayer de donner de l’écho en France à ce que vous êtes en train de faire, pour que mes compatriotes mesurent ce qui est en train de se passer et sachent que le tourisme en Tunisie va évoluer.
Vous savez, nous avons le même problème, nous en avons parlé tous les deux. Vous, vous avez été dépassé en matière de tourisme par le Maroc. Nous, nous avons été dépassés par les Espagnols. Nous avons des problématiques à peu près identiques. C’est-à-dire que la France est numéro un en fréquentation mais en chiffre d’affaires nous ne sommes plus que numéro trois et les Espagnols sont devant nous ; Vous, vous avez des touristes qui dépensent moins en Tunisie qu’ils dépensent dans d’autres pays. Alors nous sommes dans la même logique.


Je ne sais pas si je vous ai totalement rassuré mais nous sommes vraiment dans cette volonté de trouver des chemins et de se nourrir l’un l’autre de nos expériences.

Question : Nous, nous avons besoin d’avoir accès libre en France, parce que le tourisme est aussi l’affaire des journalistes. Seriez-vous partant, en tant que ministère, pour organiser un forum avec tous les intervenants du tourisme ? Est-ce que la presse sera présente dans votre programme ? Comment convaincre, côté français et côté tunisien, sans la presse ?

Réponse de M. Frédéric Lefebvre : Je vous réponds oui. C’est exactement l’idée de ce séminaire. La réunion avec les professionnels, tours opérateurs et agences de voyage des deux pays qui travaillent ensemble depuis longtemps, nous venons de la faire. Si on se revoit avant l’été, ce n’est pas pour faire la même chose. C’est au contraire pour qu’il y ait des gens de la société civile tunisienne et des gens de la société civile française qui viennent et qui échangent : des artisans, des professionnels du tourisme, des patrons d’hôtel, des chauffeurs de taxi, c’est-à-dire les gens qui font la réalité du tourisme tous les jours. C’est exactement dans cet esprit que nous voulons construire ce rendez-vous.

J’ajoute – je crois que Christine Lagarde, lorsqu’elle est venue, vous l’a dit – que l’un des éléments essentiels dans le plan de soutien de la France à la Tunisie, c’est notre volonté d’apprendre à échanger avec la société civile tunisienne, y compris avec la totalité des formations politiques. À l’ambassade, c’est aujourd’hui inscrit dans les plans pour les jours qui viennent et les semaines qui viennent.

Vous êtes ici très nombreux et vous voyez que j’ai plaisir à discuter avec vous, les journalistes. Je ne demande que cela car vous êtes les relais de ce que nous sommes en train de faire. En France, on dit qu’il y a le savoir-faire et le faire-savoir. Avec du savoir-faire sans le faire savoir, on a du mal à atteindre sa cible. Aujourd’hui, si on veut changer les choses, il faut à la fois que le peuple français et le peuple tunisien mesurent que l’on veut changer les choses.

Question : Ne pensez-vous pas que la promotion de la destination Tunisie nécessite un travail en profondeur en faisant appel, peut-être, à la Fédération française des agences de voyage pour mettre en valeur et mettre en évidence la destination Tunisie. J’ai eu l’occasion de constater que lorsque les Français quittent l’Europe, leur destination préférée est la Tunisie mais cela n’a bizarrement jamais été une destination mise en valeur dans les guides touristiques. Ils viennent en Tunisie parce que c’est moins cher mais pas forcément parce qu’il y a d’autres arguments.
En ce qui concerne le contrat qui pourrait être signé avec J-C Decaux, qui est le numéro un mondial, je pense, de l’affichage urbain, et qui possède un réseau très étendu dans le monde, est-ce que la campagne sera limitée au sol français ou et-ce que l’on pourra profiter du réseau international de J-C Decaux ?

Réponse de M. Mehdi Houas : Sur l’affichage, je précise que nous n’avons pas signé un contrat avec Decaux. C’est Decaux qui nous offre gracieusement une campagne d’affichage sur Paris. Le protocole que nous allons signer va consister à définir les modalités de cet affichage, le contenu étant à notre charge. Est-ce qu’il est indélicat de lui demander d’élargir le cercle ? Nous allons essayer d’expliquer que notre ambition est plus grande et qu’il ya d’autres aéroports, au Moyen-Orient, dans lesquels Decaux est présent et où l’on pourrait peut-être élargir la cible.

Réponse de M. Slim Chaker : Le véritable travail sur l’image de la Tunisie sera un travail de long terme qui sera fait après les élections, par des agences spécialisées. Si vous voulez travailler sur l’image d’un pays, il y a plusieurs paramètres à mettre en place : la bonne gouvernance, l’histoire du pays, la culture de ce pays, les droits de l’homme, la liberté, la démocratie. Il y a tout cela à mettre en place. C’est donc un travail qui met à contribution toutes les composantes de la société tunisienne : société civile, partis politiques, professeurs d’université, etc., pour que chacun d’entre nous se reconnaisse dans cette image. Cela ne sert absolument à rien de construire une image si chaque Tunisien et chaque Tunisienne ne se reconnaît pas dans cette image.

Réponse de M. Frédéric Lefebvre : À moi de vous répondre. Vous me demandez s’il n’est pas nécessaire d’améliorer la manière dont la France vend à mes compatriotes la destination Tunisie. Je n’ai pas dit : on va construire en France une campagne avec les professionnels pour définir comment il faut que nous vendions la Tunisie mais je viens au contraire avec un partenaire, qui est Decaux, et qui dit : j’offre à la Tunisie le moyen d’exprimer la manière dont elle veut, elle, vendre la destination Tunisie. C’est cela, le changement. C’est vous qui allez communiquer avec la population française à travers une campagne. C’est un moyen de vous donner la parole en France, à travers cet espace que Decaux, vous offre pour que vous fassiez passer ce vent de liberté et cette émotion qui soufflent en Tunisie.

Tout ce que nous voulons construire ensuite vise justement à changer l’image de la destination pour que toute la dimension, si importante, de votre histoire, de votre patrimoine, de votre culture, de vos artisans, de votre art, qui n’est pas suffisamment mise en valeur aujourd’hui, puisse l’être. C’est pour cela que nous voulons tenir ce séminaire, pour changer de type de tourisme. Nous allons chercher sur quels atouts la Tunisie peut s’appuyer pour vendre son tourisme. Nous allons agir un peu en parallèle sur la manière de vendre, nous la destination France et vous la destination Tunisie.


Suivi de la visite

- La Direction générale de la compétitivité, de l’industrie et des services (DGCIS - ministère de l’Économie, des Finances et de l’Industrie) a effectué une mission en Tunisie les 25 et 26 avril 2011.

- La société JCDecaux a convenu avec le ministère du Tourisme tunisien la mise à disposition de panneaux d’affichage comme support de la promotion du tourisme en Tunisie, dans l’aéroport de Roissy et en Europe du Nord.

- Atout France, l’Agence française de développement touristique, a délégué une équipe d’experts en Tunisie les 6 et 7 avril 2011, pour une mission de travail sur la relance du tourisme tunisien.

- Une table ronde s’est déroulée le 8 avril 2011 à la Mairie de Paris, en présence de M. Bertrand Delanoë et du ministre tunisien du Tourisme, M. Mehdi Houas, avec pour thème : "Le nouveau visage du tourisme en Tunisie". Cet évènement, qui a rassemblé les professionnels des deux pays, a cherché à dégager des pistes de réflexion autour de deux axes :

  • Comment favoriser le renouveau du tourisme en Tunisie ?
  • Découvrir la Tunisie autrement.

- À l’invitation de M. Mehdi Houas, Mme Catherine Gras, directrice générale adjointe de la compétitivité, de l’industrie et des services au ministère de l’Économie, des finances et de l’Industrie, s’est rendue en Tunisie les 25 et 26 avril 2011, dans le cadre du Salon national de l’artisanat qui se tient chaque année au Kram.

- Une manifestation inédite, intitulée "Village du jasmin" s’est déroulée sur le parvis de l’Hôtel de ville de Paris, les 21 et 22 mai 2011. Elle a présenté des stands permettant de valoriser la richesse du patrimoine culturel tunisien, son artisanat et sa gastronomie.

Dernière modification : 09/06/2011

Haut de page