Superficie : 162 154 km²
Capitale : Tunis (2 millions d’habitants, banlieues comprises)
Grandes villes : Sfax, Sousse, Bizerte, Nabeul, Gabès, Kairouan, Jendouba, Béja.
Population : 10 000 000 d’habitants en décembre 2004, dont 27 % ont moins de 15 ans.
Revenu par tête (PIB/habitant) : 2170 € en 2006.
Situation linguistique : la langue officielle est l’arabe. Cependant, la plupart des informations pratiques (signalisations routières, annuaires…) sont données en arabe et en français.
Les écoliers tunisiens apprennent le français dès la troisième année de l’école primaire. L’apprentissage de l’anglais, deuxième langue étrangère, commence en cinquième année de l’enseignement de base, ce qui correspond au CM1 dans le système scolaire français.
Condition féminine : promulgué en 1956, le code du statut personnel consacre l’égalité quasi-absolue des femmes et des hommes. Les Tunisiennes représentent aujourd’hui 55,95% des effectifs dans l’enseignement supérieur et constituent près du quart de la population active. 15% des ministres, 22 % des députés et 21 % des conseillers municipaux sont des femmes.
Scolarisation : elle est obligatoire jusqu’à 16 ans, ce qui permet à la Tunisie d’afficher un taux d’alphabétisation de la population âgée de plus de 10 ans de 73 %. L’enseignement public est gratuit. Il existe en outre des établissements privés tunisiens et étrangers.
Liaisons aériennes :
Tunis-Paris en 2 h 15, sept vols quotidiens sur les lignes régulières
Deux vols quotidiens sur Lyon et Marseille
Deux vols hebdomadaires sur Bordeaux et Toulouse
Climat : méditerranéen (entre 10 et 20° en hiver ; entre 20 et 36° en été), avec des variantes régionales. En été, les températures peuvent atteindre 45° en milieu désertique, dans le Sud du pays. En hiver, les périodes de gel sont courantes dans les régions de l’intérieur.
Horaire : GMT + 1
heure d’été : GMT + 2, du dernier dimanche de mars au dernier dimanche d’octobre.
Poids et mesures : système métrique
Jours fériés :
Jour de l’an grégorien : 1er janvier
Fête de l’Indépendance : 20 mars
Fête de la Jeunesse : 21 mars
Fête des Martyrs : 9 avril
Fête du Travail : 1er mai
Fête de la République : 25 juillet
Fête de la Femme : 13 août
Fête du Changement (arrivée au pouvoir du président Ben Ali) : 7 novembre
Fêtes religieuses fériées dont la date est mobile dans le calendrier grégorien :
Aïd el-Adha : 2 jours
Aïd el-Fitr : 2 jours
Fête du Mouled (naissance du Prophète) : 1 jour
Jour de l’an hégirien : 1 jour
La Tunisie a obtenu son indépendance en 1956 et opté pour le régime républicain en 1957.
Le président de la République est élu pour cinq ans, au suffrage universel direct à deux tours. Candidat du Rassemblement constitutionnel démocratique, le Président Ben Ali a été reconduit dans ses fonctions pour un cinquième mandat le 25 octobre 2009.
La Chambre des députés comporte 214 élus dont 53 sont issus de l’opposition. Elus pour cinq ans, ils exercent le pouvoir législatif au Palais du Bardo. Créée par amendement de la Constitution en mai 2002, la Chambre des conseillers a une existence concrète depuis le mois d’août 2005.
Outre le parti au pouvoir, le Rassemblement constitutionnel démocratique (RCD), sept partis politiques exercent légalement leurs activités : le Forum démocratique pour le travail et les libertés (FDTL), le Mouvement At-Tajdid, le Mouvement des démocrates socialistes (MDS), le Parti démocratique progressiste (PDP), le Parti social libéral (PSL), le Parti de l’Unité populaire (PUP) et l’Union démocratique unioniste (UDU).
Le Conseil d’Etat, composé du Tribunal administratif et de la Cour des comptes, veille au respect du principe de légalité par l’administration. Il contrôle également la conformité des opérations financières publiques avec la législation et la réglementation budgétaire.
Le Conseil économique et social, assemblée consultative auprès des pouvoirs législatifs et exécutifs, contribue à la concertation entre les différentes catégories socioprofessionnelles sur la politique économique et sociale du gouvernement.
Le Conseil constitutionnel exerce le contrôle constitutionnel des lois, en particulier de celles qui sont relatives à l’état des personnes, aux obligations, à la détermination des crimes et des délits, aux peines encourues, à la procédure judiciaire, ainsi qu’aux principes fondamentaux de la propriété, de l’enseignement, de la santé publique, du droit du travail et de la sécurité sociale.
La Tunisie est divisée en 24 gouvernorats, eux-mêmes divisés en délégations. Nommés par le président de la République, les gouverneurs sont responsables de l’activité administrative locale.
Un certain nombre de prérogatives sont confiées aux 264 municipalités, administrées par des conseils élus tous les cinq ans. Le dernier scrutin municipal remonte au 8 mai 2005.
Dans ses relations internationales, la Tunisie adopte traditionnellement une attitude modérée. La République tunisienne est membre de l’Organisation des nations unies (ONU) et de l’Organisation mondiale du commerce (OMC).
Elle fait également partie de l’Organisation de la conférence islamique (OCI) et de plusieurs organisations régionales : l’Union africaine (UA), la Ligue des Etats arabes, l’Union du Maghreb arabe (UMA) et la Communauté des Etats du Sahel et du Sahara (CEN-SAD).
Engagée dans le processus de Barcelone, la Tunisie a signé dès le 17 juillet 1995 un accord d’association avec l’Union européenne. Entré en vigueur le 1er mars 1998, cet accord prévoit la création d’une zone de libre échange qui sera effective en 2008.
La Tunisie adhère parallèlement au projet de Zone arabe de libre échange (ZALE). Avec le Maroc, la Jordanie et l’Egypte, pays qui ont également signé un accord d’association avec l’Union européenne, elle a d’ores et déjà constitué une zone de libre échange effective au 1er janvier 2005 (accord d’Agadir).
Tout au long de son histoire, la Tunisie a connu plusieurs vagues de peuplement et différentes influences (époques berbère, punique, phénicienne, romaine, byzantine, arabe, espagnole, turque et française) qui lui ont conféré sa personnalité propre et sa tradition d’ouverture. Terre d’accueil dès l’Antiquité, elle a constitué un refuge pour la première diaspora juive, lorsque le temple de Jérusalem fut détruit par Nabuchodonosor, au VIe siècle av. JC. Quelques siècles plus tard, en 170 après JC, Carthage ouvrait ses portes à la première église latine.
Venue de Tyr (Liban) vers 814 av. JC, la reine Elyssa, également appelée Didon, fondait Carthage (la nouvelle cité) et donnait naissance à un empire dont la civilisation allait briller durant sept siècles environ.
Rome, irritée par la prospérité de sa voisine carthaginoise, provoqua la première guerre punique qu’elle remporta en 260 av. JC. Mais c’est à l’issue de la troisième guerre que Rome neutralisa définitivement la résistance carthaginoise.
Les Vandales ayant supplanté les Romains en 440, ils furent à leur tour défaits par les Byzantins en 534.
Au VIIe siècle après JC (670), Okba Ibn Nafaâ fondait Kairouan qui allait devenir la capitale de la première dynastie arabo-musulmane en Afrique du Nord. Aux Aghlabites (800-909), succédèrent les Fatimides (909-973) qui s’installèrent à Mahdia avant de fonder le Caire en Egypte. Plusieurs dynasties se sont enchaînées par la suite : dynastie Ziride (972-1062), invasion hilalienne (1048), dynastie hafside (1236-1574).
A la suite de la conquête turque (1574), la Tunisie fut rattachée à l’empire ottoman jusqu’en 1881, date de l’occupation de la Tunisie par la France et de la proclamation du protectorat français (Traité du Bardo). Il faudra attendre 1954 pour que la France reconnaisse l’autonomie interne de la Tunisie.
La Tunisie obtient finalement son indépendance le 20 mars 1956. La République est proclamée le 25 juillet 1957 par M. Habib Bourguiba, premier président de la République tunisienne. La Constitution est promulguée le 1er juin 1959. La Tunisie conduit alors une politique de développement planifié, pariant sur l’éducation et la valorisation des ressources humaines.
La fin des années 80 est marquée par des difficultés économiques et politiques. Le 7 novembre 1987, le Premier ministre Zine El Abidine Ben Ali remplace le président Bourguiba, déposé pour raisons de santé. Le président Ben Ali sera élu au suffrage universel en 1989, réélu en 1994, en 1999 et en 2004. Pour sa part, l’opposition fait son entrée à la Chambre des députés en 1994.