Dans le cadre de l’Union pour la Méditerranée (UPM), l’Agence française de développement (AFD) crée la Facilité d’investissement de soutien économique à la Méditerranée (FISEM). Doté de 250 millions d’euros, ce nouvel instrument d’investissement en fonds propres permettra d’aider les PME de la région à faire face à la crise.
Depuis la création de l’UPM, il y a un an, l’AFD a considérablement renforcé son activité en Méditerranée où ses investissements ont augmenté de 28% en un an. Ses financements devraient s’élever à six milliards d’euros sur les cinq prochaines années.
L’Agence apporte des réponses concrètes pour :
Ses projets portent notamment sur le développement urbain, l’eau et l’assainissement (dépollution de la Méditerranée), l’appui aux entreprises et les énergies de substitution (Plan solaire méditerranéen).
Partenaire de longue date des pays du Bassin méditerranéen, l’AFD a vu ses activités monter en puissance durant ces dernières années. Entre 2002 et 2008, les engagements de l’AFD en Méditerranée ont quadruplé pour atteindre en cumulé 3,5 milliards d’euros, soit un quart des activités du groupe. Ils devraient s’élever à 6 milliards d’euros sur la période 2009-2013, dont environ 20 % en faveur du secteur privé.
Les pays du Bassin Méditerranéen sont aujourd’hui confrontés à un resserrement des contraintes de financement et à la transmission de la crise financière à l’économie réelle. Les entreprises de la rive sud de la Méditerranée, dépendantes des marchés du nord, souffrent par contrecoup de la récession.
Elles ont des difficultés croissantes d’accès aux financements bancaires qui, avant même la crise, constituaient un besoin structurel. Les marchés bancaires locaux font face à un tarissement des liquidités. La désaffection de certains investisseurs privés ou institutionnels crée par ailleurs des incertitudes sur la mise en œuvre de grands projets industriels.
Créée en complément des outils financiers existants dans la région pour aider le secteur productif, notamment les PME, à faire face à la crise, la FISEM est gérée par l’AFD en partenariat avec Proparco, sa filiale dédiée au secteur privé.
Doté de 250 millions d’euros, ce nouvel instrument apportera un appui financier aux PME à travers des prises de participation directes ou via des fonds d’investissement. Il agira sur la recapitalisation du secteur bancaire et financier afin d’accroître ses capacités d’intervention en faveur des PME.
Il participera enfin au financement des grands projets industriels afin d’agir sur la croissance et de stimuler le tissu des PME et des sous-traitants locaux.
Au-delà de l’apport en financements, la FISEM favorisera l’adoption de normes environnementales et sociales.
Établissement public, l’Agence française de développement (AFD) agit, depuis plus de soixante ans, pour combattre la pauvreté et favoriser le développement dans les pays du Sud et dans l’Outre-mer. Elle met en œuvre la politique de développement définie par le Gouvernement français.
Présente sur le terrain dans plus de 50 pays, l’AFD finance et accompagne des projets qui améliorent les conditions de vie des populations, soutiennent la croissance économique et protègent la planète :
En 2008, l’Agence a consacré près de 4,5 milliards d’euros au financement d’actions dans les pays du Sud et en faveur de l’Outre-mer. Ces financements concernent notamment la scolarisation de 7 millions d’enfants, l’approvisionnement en eau potable de 4,4 millions de personnes et le soutien de 370 000 emplois dans le secteur productif. Les projets d’efficacité énergétique sur la même année permettront d’économiser 3,3 millions de tonnes de CO2 par an.
PROPARCO est une institution financière de développement détenue de manière conjointe par l’Agence française de développement (AFD) et par des actionnaires privés du Nord et du Sud.
La société à pour mission de catalyser les investissements privés dans les pays émergents et en développement, en faveur de la croissance, du développement durable et de l’atteinte des Objectifs du Millénaire (OMD).
Née il y a trente ans de la conviction que le secteur privé est un acteur clé du développement, PROPARCO a triplé son capital en 2008.
PROPARCO finance des opérations économiquement viables, socialement équitables, soutenables sur le plan environnemental et financièrement rentables.
La Société investit dans un champ géographique allant des grands pays émergents aux pays les plus pauvres. L’Afrique concentre 55% de son activité. PROPARCO propose une palette complète d’instruments financiers permettant de répondre aux besoins spécifiques des investisseurs privés dans les pays en développement.
En 2008, PROPARCO a octroyé 800 M€ à travers plus de soixante projets dans plus de trente pays.