Le Conseil régional de Tunis et le conseil régional Provence-Alpes-Côte d’Azur ont signé un protocole de coopération le 29 novembre 1996.
Un premier avenant en 2002, puis un second en juin 2005, sont venus enrichir et compléter ce cadre de coopération dont les principales concrétisations sont passées en revue dans l’atlas de la coopération décentralisée.
Dans le cadre de l’article 6 du protocole de coopération, relatif aux activités culturelles et artistiques, une convention a été signée le 12 juillet 2008 entre :
l’Institut national du patrimoine et le musée "Dar Ben Abdallah" d’une part,
l’Agence nationale pour le co-développement franco-tunisien (ACFT) d’autre part.
Cette convention concerne la modernisation et la réhabilitation du Musée de la médina de Tunis - "Dar Ben Abdallah" - et de ses environs, sur une période de six années.
Ce projet a reçu le soutien du ministère français de l’Immigration, de l’Intégration, de l’Identité nationale et du Développement solidaire sous la forme d’un financement sur trois ans, renouvelable. La région Provence-Alpes-Côtes d’Azur apporte elle aussi un financement ainsi qu’un volontaire régional de coopération (VRC) à disposition pendant toute la durée du projet.
L’Agence nationale pour le co-développement franco-tunisien a signé par ailleurs une convention avec l’Office national de l’artisanat tunisien (ONAT), le 15 octobre 2010. Ce document définit un cadre d’expertise, d’accompagnement et de communication entre l’ACFT et l’ONAT destiné à favoriser la mise en valeur de l’artisanat tunisien, notamment à travers l’amélioration de la transmission des savoir-faire.
L’Agence pour le co-développement franco-tunisien (ACFT) est la nouvelle dénomination que s’est choisie en mai 2008 l’association "France / Tunisie - section régionale de Nice Côte d’Azur", fondée en 1979.
| Mél :an.francotunisienne@yahoo.fr | |
| 4, rue Miralheti
06300 Nice | Musée Dar Ben Abdallah
5, impasse Ben Abdallah Tunis 1000 |
| 00 33 6 61 872 410 | 00 216 25 606 088
00 216 71 254 743 |
L’Agence pour le co-développement franco-tunisien résume sa vocation en six points :
Elle s’engage pour des échanges culturels et économiques entre la France et la Tunisie ;
Elle réalise des partenariats avec de nombreux acteurs de terrain et les
institutions publiques susceptibles de contribuer à la réussite des projets développés ;
Elle participe à la réhabilitation et à la modernisation du Musée "Dar Ben
Abdallah" et de ses environs ;
Elle soutient la formation professionnelle de jeunes tunisiens dans les
métiers de la restauration du patrimoine ;
Elle accompagne le ministère tunisien du Tourisme dans le développement
de nouveaux outils touristiques ;
Elle soutient le développement de l’artisanat dans la médina de Tunis.
Depuis 1978, le palais Dar Ben Abdallah abrite le Musée de la médina. Il a pour mission de “recueillir, d’étudier et de mettre en valeur les arts et traditions populaires”.
L’histoire de ce palais du XVIIIème siècle nous est contée par Jacques Revault dans son ouvrage "Palais et demeures de Tunis du XVIIIème et XIXème siècle". On y apprend qu’il a appartenu à plusieurs propriétaires dont le plus célèbre portait le nom de Taher Ben Salah Ben Abdallah. Ce riche tisserand tunisois, qui a habité la demeure de 1875 à 1905, a marqué les esprits puisqu’il lui a donné son nom ainsi qu’à la rue qui y conduit.
Transformé en musée, le palais a reçu en dot d’importantes collections de vêtements traditionnels, de tissages, de bijoux, d’objets en cuirs et en métaux. Elles sont présentées dans les différentes pièces sous la forme de scènes de la vie quotidienne dans la bourgeoisie de la médina de Tunis du XIXème et du début XXème siècles.
Par deux fois, l’Agence pour le co-développement franco-tunisien a financé l’acquisition d’objets précieux caractéristiques du patrimoine tunisien, dans le but d’enrichir les collections du Musée de la médina de Tunis.
À l’initiative de l’Agence pour le co-développement franco-tunisien (ACFT) et dans le cadre du partenariat avec l’Institut national du patrimoine (INP - Tunisie), "Dar Ben Abdallah" est devenu un chantier d’application pour l’École des métiers d’arts, avec un double résultat :
la restauration du bâtiment et des collections,
la formation des "maîtres artisans".
Cette école créée en 2008, conjointement avec l’Institut national du patrimoine (INP), forme les futurs maîtres artisans tunisiens en matière de restauration et de conservation préventive du patrimoine matériel (bâti et objets de collection). Ces formations sont dispensées en collaboration avec des experts français en dorure, en peinture sur bois, en tous supports bois, en architecture de restauration, en textile et en médiation culturelle.
Les élèves sont de jeunes artisans en activité formés aux métiers de la restauration du patrimoine et de l’artisanat d’art.

Le 19 février 2010, l’ambassadeur de France en Tunisie Pierre Ménat a remis des "Certificats de formation aux métiers d’arts" à 38 stagiaires tunisiens qui ont participé aux différents cycles de formation assurés par l’École des métiers d’arts.



À cette occasion, Jean-Pierre Mangiapan, Président de l’ACFT a remis aux autorités tunisiennes une magnifique robe de mariée brodée de fils d’argent portée, dans la tradition, lors de la cérémonie de la "jelwa".

Cette pièce a été retrouvée et expertisée en Belgique par Mme Marie Foissy, conservatrice des musées de France et chef de projet à l’Institut du monde arabe (IMA), ainsi que par Mme Hayet Guettat, conseillère du ministre tunisien de la Culture pour la sauvegarde du patrimoine matériel et immatériel.